‹ La lutte pour l'existence et l'évolution des sociétésChapitre 4 sur 135 · Essai sur le principe de la population · texte numérisé non relu

Essai sur le principe de la population

contre les autres et contre les mille difficultés de la vie, et que dans cette lutte, à laquelle il donne le nom de striiggh for life (lutte pour l'existence) ceux-là seuls survivent qui sont les mieux doués, les mieux armés, ou, si l'on veut, les plus aptes à résister aux causes nombreuses de destruction dont tous sont entourés. « Grâce à cette lutte, dit-il1, les variations (caractères particuliers à chaque individu), quelque faibles qu'elles soient et de quelque cause qu'elles proviennent, tendent à préserver les individus d'une espèce et se transmettent d'ordinaire à leur descendance, pourvu qu'elles soient utiles à ces individus dans leurs rapports infiniment complexes avec les autres êtres organisés et avec les conditions physiques de la vie. Les descendants auront, eux aussi, en vertu de ce fait, une plus grande chance de survivre; car, sur les individus d'une espèce quelconque nés périodiquement, un bien petit nombre peut survivre. J'ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation, si minime qu'elle soit, se conserve et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle pour indiquer les rapports de cette sélection avec celle que l'homme peut accomplir. Mais l'expression qu'emploie souvent M. Herbert Spencer, la persistance du plus apte, est plus exacte et quelquefois tout aussi commode2. »

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