‹ La lutte pour l'existence et l'évolution des sociétésChapitre 59 sur 135 · Lamarck, Philosophie zoologique. T, p · texte numérisé non relu

Lamarck, Philosophie zoologique. T, p

Sur certains de ces organismes, comme les chiens parmi les animaux, le blé parmi les végétaux, la domestication a produit des effets tellement considérables, qu'il nous est impossible aujourd'hui de dire exactement à l'aide de quelles espèces sauvages ils ont été produits.

Quant à l'influence exercée sur l'homme lui-même par les mille conditions de milieu auxquelles il est soumis, elles sont si incontestables qu'il serait à peine utile d'en parler si elles n'avaient pas une extrême importance au point de vue du progrès ou de la dégénérescence des sociétés humaines.

L'influence des climats sur l'organisme humain est telle, qu'on lui attribue, non sans raison, la production des races, sous- races et variétés si nombreuses entre lesquelles notre espèce se divise. Le climat, du reste, entraîne après lui un nombre considérable de conditions diverses qui ajoutent leur action à la sienne. Du climat de chaque point du globe, c'est-à-dire de la température, de la pression atmosphérique, de l'état hygrométrique, électrique, ozonométrique de l'air, de la quantité plus ou moins considérable de pluies, de la direction des ven ts, etc. , dépendent l'abondance ou la rareté des sources, des rivières et des fleuves, le nombre et la nature des végétaux et des animaux qui servent à l'alimentation des hommes, etc.

Le climat exerce une grande influence sur les besoins. Dans les climats septentrionaux, il faut aux hommes une nourriture plus abondante et plus calorigène, des vêtements plus chauds, un logement plus confortable que dans les pays chauds. Il faut, par conséquent, qu'ils gagnent davantage dans les premiers que dans les seconds.

l'action du milieu sur l'organisme HUMAIN 190

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