SCÈNE VI
Les Mêmes, HEURTëBIZE.
HEURTEBIZE, entraDt par la droite arec le regbtre à dorure, à demi voix.
Ëh bien! 11 y tenait, le père Vaillant, à son souvenir... mille francs! (Haut, l'approcbant d'Estber.) Mademoiselle... le livre demandé,
E s T H E R, désignant la première caisse d'oranger.
Bien... Posez-le là-dessus, (a Paui.) Quelque chose que je veux vous montrer. Venez voir, vous aussi, tante Kate.
LA MARÉCHALE, 8' approchant, l'air gêné.
Mais non, plus tard... Ce n*est pas le moment. L:i vente est bien plus intéressante.
E s T H E R, à Paal Astier, en lui montrant le registre.
Cherchez là dedans ce que j'ai écrit à ma preinuVrtî visite à Mousseaux... C'était en avril dernier, il y arinq mois... vers le io... n'est-ce pas, ma tante?
LA MARÉCHALE, de plus en plus gônée.
Mais, mon enfant, comment veux-tu que je me rappelle ? (a chemineau.) A ccttc époquc, justement, j'avais la tête perdue. J'étais dans une de mes crises de iarme^s,
CHEMINEAU, bon enfant.
Le défunt repiquait.
LA UARÉCHALE.
Vous dites ?
GHEMINEAU.
Eh bien... oui, il revenait sur l'eau. 11 n'y a pas de mal à ça.
PAUL ASTIER, feailletanl le regblre.
Quinze avril, voilà ! (uiant.) « Comte Adriani, exempt » aux gardes-nobles... Pensée de Salomon I » (.ivccraccem de PepiDo.) « L'amour il est plous fort que la mort. »
(Montrant rers lar gauche la marquiâe essayant le Tieax clavecin pendant que le garde-noble écoute penclié langoureusement sur elle.) BOH prophète,
ce Salomon!... 11 avait deviné madame de Rocanère.
ESTHER
En eiïet, c'est elle qui Ta guéri de votre grand coup d'épée.
PAUL ASTIER^ lisant.
« Maréchale de Sélény, veuve du grand homme. »
ESTHER, gaiement.
Et comme pensée, qu'a-t-elle écrit la bonne tante Kale?
LA MARÉCEALE»
Ces petites filles sont însupportableai
PAUL ASTIER, lisanti
« Pensée de Joubert, On n*est épouse et veuve avec dignité, qu'une fois. «
CHEMIN EAU) gaieuiént à la maréÉlnlc*
Mais c'est parfait. J'espère bien que ça ne vous arrivera qu'une fois d'ôtre veuve* Je m^ engage même absolument*