ACTE DEUXIÈME
il me semble qu'on veut me faire de la peine ici... Je me demande pourquoi... Je cherche... J'ai toujours eu pour vous tant do respect, de reconnaissance, et cet accueil me change tellement...
MARIÀ-ANTONIA, à demi voix.
Pauvre homme I (Haut.) Non, mon ami, rassurez-vous, personne ne vous veut de mal ici ; seulement vous êtes venu dans une mauvaise heure. Voyons, asseyez-vous là. Vaillant.
VAILLANT, s* essuyant le front.
Bien vrai, madame, vous ne m'en voulez pas?
MARIA-ANTONIA
Donnez-moi la maîn comme à votre vieille amie et dites-moi ce qui vous amène?
VAILLANT, encore un pea troublé.
Voilai je suis venu... vous vous souvenez peut-être... dans le temps vous aviez fait l'abandon à la famille Gaussade...
On entend deux grands coups de timbre. ^
Ah ! du monde I
MADAME DE ROCANÈRE.
La corvée du jeudi.
MARIA-ANTONIA
Passons chez moi, un moment.
VAILLANT
Madame, je vous dérange... je reviendrai.
MARIA-ANTONIA
Non^ non, entrez, entrez! (a madame de Rocar.ère.) Vit-ns-
tu, Louise? (Tout bas, en montant arec elle Tcscalier à gauche.) Je
suie contente... il ne sait rien, le malheureux!