‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 41 sur 119 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DEUJCIÈME' CHASSEUR.

Pourquoi qu'il y a que nous qu'il faut que les essuyons?... C'est rare.

ESTHER, regardant autour d'elle.

Étaient-elles logées, ces reines de France, et facilement belles dans un encadrement pareil ! Quel dommage d'admirer cela en aussi vilaine compagnie !

LA MARÉCHALE, d'une toIx dolente.

Mais, ma chère Esthcr, puisque nous n'avions pas d'autre moyen d'entrer.

LE GARDE-NOBLE, accent iUlien.

Zé OU beau dire à ce Souisse que madame était la veuve du feld-maréchal de Sélény, la plus grande illoustration d'Autrice-Hongrie, moi-même, garde-noble au Vatican, il m'a répondu tout lé temps : « On ne visite que par fournée. »

ESTHER, méprisante.

Par fournée! (Montrant Heurlebize.) Il CSt OdîCUX, CCt

homme !

LA MARÉCHALE, B'arrètaU devant le portrait de FrangoU I^*^ et app.lant d'une voix émue.

Esther I '

ESTHER, £ans s'émouvoir.

Tante Kate !

Elle 8'approclie, LA MARÉCHALE.

Regarde ce portrait.

ESTHER

Eh bien?

LA MARÉCHALE

Tu ne trouves pas une ressemblance... avec celui que je pleure éternellement ?

ESTHER

Mon oncle, le feld-maréchal, avec François l^^l.,, mais pas un trait, pas ça I

LA MARÉCHALE

11 me semble pourtant que Tallure, le port de tête... Oh! je le retrouve partout.

LE GARDE-NOBLE, avec un gros loapfr.

Pauvre dame!

HEURTEBIZE

Ceci, mesdames et messieurs, vous représente la terrasse où Louise de Vaudémont, la femme d'Henri III,

apprit... (s^élançant vers Esther qui monte les marches du premier

plan.) Où allez-vous, là-bas? Ce sont les appartements privés.

ESTHER, en haut des marches, d'un air ingénu.

Il y a donc du monde au château en ce moment? Ce n*est pourtant pas la saison des villégiatures.

HEURTEBIZE

Qu'il y ait du monde ou non, le public n'est pas admis à visiter. Descendez, je vous prie.

ESTHER, descendue, à part.

Je voudrais tant la voir, seulement la voir, croiser mon regard avec le sien.

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