‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 56 sur 119 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PAUL ASTIËR, il lui a pris la main.

Écoutez-moî, Maria-An tonia, j*ai gardé longtemps, trop longtemps ma houle de jeunesse... Ç*a été ma"*-^ seule faute vis-à-vis de vous ; tous les chagrins que je vous ai faits sont venus de là... Aujourd'hui, apaisé, plus sérieux, plus homme... je veux en finir avec le malentendu qui est entre nous. Redevenons amis, rien que cela si vous voulez.

MARIA-ANTONIA, amère.

Certes !

Elle veut se dégager.

PAUL ASTIER, la relenaot.

Soyons les deux doigts de la main, unis dans le même geste et visant le même but.

HARIA-ANTONIA, à demi vaincue.

Tous ces beaux raisonnements, je me les suis faits en nous mariant... J'en pleure encore!

PAUL ASTIER, bas, la voix très tendre.

Et plus tard, qui sait? quand la confiance vous sera revenue...

MARIA-ANTONIA

Tais-toi ! tais-toi ! jamais !

PAUL ASTIER, même Jea.

Mari-Anto! Mari-Anto !... Chère àme!...

MiHIA-ANTONIAy dégagée brasquement, et le ton résolu.

Ahï charmeur, qui me lis jusqu'au fond et qui restes ioujoiirs illisible!... Ainsi, c'est vrai? bien vrai? vous ûvv^z besoin de moi?... Je peux vous servir en quelque chose ?♦.. Eh bien, je suis prêle à vous suivre»

mon ami.

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