ACTE TROISIÈME
ESTHER
La maréchale m'aime beaucoup, mais comment la sortir de son urne funéraire et de ses cendres de grand homme? Je n'ai en réalité qu'une amie, ma chère, (lui prenant la main) uno amie, sûrc, loyale, mais tellement réservée, tellement raisonnable...
LYDIE
Oh ! j'ai l'air comme ça.
ESTHER
On craint toujours de l'efifaroucher.
LYDIE, souriant.
Et alors, ce jeune homme?
Quel jeune homme?
LYDIE
Vous me disiez dernièrement que vous aviez un sentiment très vif pour quelqu'un.
ESTHER
Très vif, en effet..
LYDIE, sourianl.
Je me doute bien qui... je l'ai rencontré souvent chez vous.
ESTHER
Chez nous !... il n'y vient jamais.
LYDIE
Ce n'est pas le comle Adjiani ?
ESTHER
Alloua doDc! ce fantoche... à moi... (atoc la roix du ganïcpubiL-.) Cristo! qu'elle estbella!... Merci. Non, non, celui 411e j'ai choisi, celui que je veux pour maître, est un vrai maître, un de ces intrépides aux yeux durs devant qui toutes les femmes caracolent et tous les hommes se couchent comme des chiens... Ce que nous pourrions à nous deux!... malheureusement il n*est pas libre.
LYDIE
Une liaison?
Ohl ce Tie serait rien, mais il est marie; un triste mariage de toute manière... ils devaient divorcer ces temps derniers, et puis, je ne sais quelle manigance. Tes voil-i remis ensemble, réconciliés... Oh! ces Français,., li^gerd comme la paille .. j'ai appris la chose à mon reïour par une hgne aux petites annonces : « Quelque temps sans nous voir; patience et confîanco. » Pas un mot de plus. J'en ai pleuré de rage.
LYDIE
Pouniuoi pleurer? Patience et confiance, tout Tamour egt (luu^ vQs deux mots.
ESTHER
J^ tie sais pas attendre.
LYDIE
C'est que vous ne savez pas aimer.
ESTHER
Je Taime pourtant et je n'en veux pas d'autre. 11 est