SCÈNE V
Les Mêmes, VAILLANT.
VAILLANT, il entre le souroil froncé, regardant derrière loli rjiroo défiance ie grand cliasseur debout dans Tantichambre •
(Entre ses dents.) Qu'est-ce qu'il faît là, cc grand esrcigriffe?
LYDIE
Mon père... (a Vaîiiant.) Mademoiselle Esther de Srlény. •
VAILLANT, stupéfait, laissant voir sur son risnge assombri un épanouissement progressif.
Comment? c'était donc vrai ?
IL se découvre vivement.
ESTHER, la main tendue.
Bonjour, monsieur Vaillant... (sue rll en montrant ranU-
chambre.) Encombpant, n'est-ce pas, mon valet de pieci '^
VAILLANT, lui tendant la main.
Ainsi c'est vous, c'est bien vousl Oh! mademoiselli !
ESTHER
Je l'emmène pour rassurer tante Kate, à qui volrp Paris fait une peur du diable,
VAILLANT, un peu égaré.
Ah! oui, madame votre tante... Mais que je suis donc
heuri*u\, vous ne pouvez pas vous figurer la joie, rîvresse!... Voyons, que je vous regarde encore.
ESTHER
Me trouvez-vous ressemblante? Est-ce bien ce qu'elle vous avait dît d6 moi?
Elle montre Lydie immobile, absente.
VAILLANT
Ouï, mais j aime mieux... on ne croit jamais les choses coramo on vous les raconte.
ESTHER
Vous savez que je vais vous reprendre Lydie. Dès demain, nous nous remettons aux Mémoires, (à Lydie.) Il est bk^n ennuyeux, hein! ma pauvre amie, le grand patriote*
VAILLANT, inquiet.
Ahl le grand patriote est avec vous?
ESTHER
Avec nous, je crois bien. 11 ne nous quitte pas d'une minute-, p On n*a jamais vu un défunt aussi... comment tlites-voufi ça en parisien?... aussi collant.
VAILLANT, riant de tout son cœur.
Mais, c*csL vraî, il est mort, je n'y pensais plus, t'St mort,p.
Et plus vivant que jamais. Dans Tanlichambre, son uhapeuu, ses gants, sa canne, comme s'il était là comme s'il ni lai L sortir... à table, son couvert mis matin el soir; vous pensez comme c'est gai cette place toujours ville, el si je suis contente quand ma chère Lydie vient pieniire ses repas avec nous. Puis, partout des