X PRÉFACE
ment dans le sang, cette haine de la sale bête, que j'aurais été capable de tirer moi-môme dessus.
Il me reste à remercier du fond du cœur le directeur du Gymnase et les acteurs de la Lutte pour la Vie; car je ne me dissimule pas qu'avec une interprétation ordinaire et dans un cadre moins parfait, ma pièce n'aurait pas reçu pareil accueil du public. Elle est longue, chargée de détails, demande de l'attention, ce dont les Parisiens sont le plus avares, et par moments donne à réfléchir, ce qui n'est pas du goût de tout le monde:
« Une pensée! Oh I ben, là là! » Grâce à M. Victor Koning et à ses excellents artistes, j'ai réussi quand je pouvais tout redouter; je suis heureux de leur exprimer ma gratitude publiquement.
Je craignais surtout que la critique ne fît payer à la Lutte pour la Vie sa proche parenté avec VLnmortel dont ma pièce est en quelque sorte la prolongation et la conséquence. Il n'en a rien été. La presse m'a témoigné beaucoup de bienveillance ou d'impartialité, tout au moins. A peine, sous une ou deux criti-