ACTE QUATRIÈME
PAUL ASTIER, très nerreux»
Vous avez bien dîné? Les chaud-froids étaient bons?
L0RTI6UE, étonné*
Mais, monsieur, comme d'habitude, tout m*a paru excellent.
PAUL ASTIER
' Tant mieux ! C'est le dernier repas que vous ferez à la maison, je ne suis pas fâché que vous vous en alliez content.
LORTIGUE, sourire blafard.
Ah l vous me.., je suis démissionnaire?
PAUL ASTIER
Vous vous y attendiez bien, voyons. Depuis un an que je vous regarde manœuvrer... (ii se lère.) Vous êtes un sot, monsieur Lortîgue!... C'était moi, le côté solide; c'est avec moi qu'il fallait être. J'aurais fait votre fortune en même temps que la mienne. Vous ne l'avez pas compris, tant pis pour vous l
LORTIGUE.
Mais...
Allez, allez I Nous finirons de régler ce petit compte tout à l'heure.
II remonte.
LORTIGUE, à part.
Ah I nous finirons... Il parait que ce n'est pas fini? 11 me tient, les exigences vont commencer. On va me demander des affaires sérieuses. Toupet de Nîmes^ attention I — "^
Il foit un pas, le garde-iu^le l'arrête au passage.
LE GARDE NOBLE, montrant madame de Foder qui parle dans le fond avec Marla-Antonla et madame de Rocanëre,
MoDsieur le secrétaire, pardon... Qui c'est, cette petite dame qui vous causait, il y a un moment? Je Tavais en face de moi, à dîner.
LORTIGUE.
Comtesse de Foder^ étrangère pour hommes célèbres,
LE GARDE-NOBLE
Pour hommes célèbres... esclousivement?
LORTIGUE.
Hélas... Rien à frire, monsieur le comte, nous n'en tenons que pour M. Herscher.
Zé comprends pas lengouement que toutes ces femmes ils peuvent avoir pour ce moussou. Il n'est pas beau, il ii*a pas de costounie... Cez nous, c'est rien du tout un homme comme ça.
LE DUC DE BRÉTIGNY, s' approchant da garde-noble.
Ah monsieur, cela me soulage de vous entendre parler ainsi. Votre main... encore. (Étonnement du gtirde- Dobit.) Le duc de Brétigny, de T Académie française, auteur de...
LE GARDE-NOBLE
Si, si; simpatîco, molto simpaticoi
LE DUC, se posant pour conférencer.
Quand je pense que dans ce salon qui fut pendant vingt ans le premier salon académique de Paris, j'ai entendu, au bénéfice du même orphelinat, l'illustre As-