S 17. - SYMÉTRIE DE LA NARRATION GLOBALE DE LA LUTTE
Toutes les considérations précédentes étaient nécessaires à Tétude de la lutte de deux corps vivants dont Tun se trouve introduit dans Tautre, Elles conduisent d'ailleurs immédiatement à cette opinion que, la lutte résultant en réalité des diastases émanées des corps, on peut raconter de la même manière Tensembie des phénomènes qu'elle comprend, soit que Tennemi le plus petit soit introduit dans un être uniceliulaire plus grand et au sein de son protoplasma, soit qu'il ait pénétré dans le milieu intérieur d'un être pluricellulaire comme Thomme ou un vertébré; seuls quelques faits de détail diffèrent.
Le milieu intérieur d'un vertél^ré est un colloïde qui remplit tous' les interstices laissés libres «par les cellules vivantes; ce colloïde est, en partie du moins, sans cesse brassé par la circulation, et se maintient sans cesse en équilibre avec tous les corps cellulaires, ce qui exige, de la part de ces corps cellulaires de l'individu, une unité d'état physique résultant de la communauté du milieu intérieur qui les baigne et les nourrit.
SI donc un corps vivant étranger est introduit dans ce milieu intérieur, il agit par ses diastases sur le milieu, et, secondairement, sur les éléments histologiques baignés par le milieu ; laissant d'abord de côté les questions de détail, nous parlerons donc d'abord des résultats de l'introduction d'un microbe A dans un être B, sans nous préoccuper de savoir si B est uniceliulaire ou pluricellulaire. Nous retrouverons presque complètement ici ce que nous avons été
amenés à dire en racontant Thistoire d'une vacuole. Trois cas pourront se présenter : ou bien B remportera et assimilera A; ou bien A l'emportera et assimilera B; ou bien A et B s'habitueront Tun à l'autre et vivront en bonne intelligence. Si A et B n'ont, à notre connaissance, jamais été mis en présence l'un de l'autre, il nous sera impossible de prévoir le résultat do la bataille; nous devrons attendre l'issue du combat; dans l'un quelconque des deux premiers cas, la période de lutlo s'appellera maladie aiguë; dans le troisième cas, il y aura maladie chronique ou symbiose; nous renvoyons à un chapitre ultérieur l'étude de ce troisième cas.