‹ La lutte universelleChapitre 22 sur 85 · v. plus haut · texte numérisé non relu

v. plus haut

[ LUTTE d'un corps VIVANT CONTRE UN CORPS VIVANT 91

[■ introduite vivante dans une vacuole d'amibe y était

[ tuée et assimilée, tandis que la diastase extraite du

corps vivant ne pouvais pas la tuer et ne Tassimilait que morte; c'est donc qu'une partie au moins de l'activité de l'amibe vivante n'est pas transportablc dans les milieux morts. C'est cette partie non transportable de l'activité des êtres vivants qui réalise la lutte vraiment directe entre Thôte et le parasite ; le parasite entretient autour de lui, par sa présence vivante, une zone d'activité rayonnante qui agit sur les tissus de l'hôte; l'hôte exerce de même une activité rayonnante sur l'espace occupé par le microbe. C'est là l'élément véritablement vivant de la lutte, et cet élément, il faut Tavouer, nous ne pouvons guère le connaître aujourd'hui que par l'insuffisance des éléments transportables; tout ce qui, dans le phénomène de maladie aiguë, ne s'explique pas par les diastases, les substances excrémentïtielies ou la lutte alimentaire, doit être rapporté aux actions vitales proprement dites ; nous devons donc, ne connaissant ces actions vitales que par élimination des activités analysables, nous montrer très circonspects à leur égard; leur domaine s'amoindrira de toutes les découvertes qui se feront à l'avenir au sujet d'activités transportables nouvelles.

I II y a cependant un point sur lequel il est déjà possible de jeter une certaine lumière en se servant des déductions précédentes ; en effet, parmi ces activités non transportables*, localisées dans le protoplasma vivant, il en est quelques-unes au moins qui

1. Nous verrons plus loin que Behring a pu néanmoins, par un procède expérimental nouveau, les transporter dans des milieux morts.

Page 1