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Bévue de ta Paix avril

8 LA LUTTE UNIVEnSELLE

nous paraîtra au contraire que chaque corps vivant ou brut est en lutte perpétuelle avec les autres corps ; nous essaierons d'établir iei, les conditions de cette lutte, mais nous n'aurons pas la prétfsntion d'en tirer desf règles 4© conduite pour les peuples.

L'idée de lutte résultant do robscrvalion des animaux^ c'est chez les êtres vivants que nous devons essayer d'abord d'ei> préciser la signification. Il faudra d'ailleurs, dès le début, faire intervenir des corps bruts dans la question, Car le phénomène immédiat de la lutte se passe entre l'individu et son ambiance, bien plus souvent qu'entre l'individu et un autre individu. On peut même définir la vie : « l'envahissement du milieu par l'être vivant « ou tout au moins « la résistance de l'être vivant aux actions destructives du milieu •>. C'est là une lutte au sens rigoureux du mot.

Le résultat le plus évident de l'acte vital est la conservation par Tindividu de ses propriétés, de son hérédité en un mot; ce résultat est encore plus remarquable quand l'individu ^'accroît ou se multiplie en conservant ses caractères spécifiques, et impose, par là même, à des parties nouvelles de l'ambiance, son hérédité personnelle. J'emploie ici, à dessein, le rnot hérédité dans un sens plus large que celui qu'on lui attribue généralement; la notion biologique d'hérédité a, en cfiet, pour origine, la comparaison dos formes et des propriétés des enfanls avec les formes et les propriétés des parents ; quand on parle de riicrêdilé, on pense exclusivement à celle qui se manifcslc dans la reproduction des individus vivants;

on admire la conscrvaLion de Tespècc, et Ton oublie que la conservation de l'être lui-même, la prolongation de son existence dans le temps, sont, en dernière analyse, le résultat des mêmes phénomènes élémentaires. Si je suis aujourd'hui ce que j'étais hier, si, du moins, je diffère assez peu de ce que j'étais hier pour être parfaitement reconnu par ceux qui m'ont vu, si j'ai très peu changé malgré les innombrables réactions chimiques qui se sont passées en moi et ont renouvelé ma substance, c'est que je suis vivant et que mon corps d'aujourd'hui a hérité de presque toutes les propriétés de mon ancien corps resté vivant. Cette transmission des qualités individuelles à travers les vicissitudes de la vie de l'être est précisément la caractéristique de la vie; la conservation de l'être est aussi remarquable que la conservation de l'espèce résultant de la multiplication des êtres. Je transporte avec moi, dans les différents points de l'espace que j'occupe les uns après les autres, presque toutes les particularités qui définissent mon individu. Ces particularités changent petit à petit, ce que j'exprime en disant que j'évolue, mais elles . changent assez lentement tant que je vis, pour que Ton me reconnaisse sous les aspects successifs que je prends, et c'est pour cela que je conserve le même nom, c'est pour cela que je suis un individu, un être, un corps.

Pour un observateur^ humain comme moi, je change si peu que j'ai l'air de ne pas changer du tout ; aussi a'attribue-t-on gratuitement une existence absolue; n me compare à ces corps qui semblent immuables ans la lenteur de leur évolution, comme une pièce l'or, un cristal de quartz, corps solides, corps par

excellence; la pièce d'or, le cristal de quartz, transportés d^un point à un autre dans les milieux où nous vivons, paraissent exister par eux-mêmes, indépendamment des conditions Réalisées autour d'eux. L'observation des corps solides à joué un rôle capital dans l'éducation de l'homme, dans la genèse de sa logique actuelle : rien n'est plus commode pour nous que la présence de choses immuables servant de repère et permettant de noter les variations des choses qui varient...

En réalité, si Ton y regarde de plus près, on voit que c'est là une illusion; la pièce d'or passant au voisinage d'une source intense de chaleur se transformera en un liquide ou en un gaz, et conservera cet aspect nouveau jusqu'à ce que les hasards de la température lui rendent une forme solide différente de la première*. Au lieu donc d'emprunter aux corps solides, pour la prêter aux corps vivants, la notion trompeuse d'immutabilité, il est plus philosophique de se défler des considérations statiques, et de se demander s'il n'y aurait pas avantage à faire sortir du domaine biologique pour la généraliser, dans le langage, à tous les objets de la nature, Tidée de la variabilité des corps sous l'influence des conditions locales; peut-être. devrons-nous nous étonner devant une pièce d'or qui transporte avec elle, de bourse à bourse, ses propriétés de pièce d'or, comme nous nous étonnons devant un homme qui transporte avec lui, de maison en maison, ses propriétés d'homme. Et si réellement, le fait de conserver ses propriétés d'homme, au cours d'une existence, est le résultai

1. Et même de» .propriétés chimiques différentes &i de Teau régale ft'est trouvée sur son chemin.

de phénomènes élémentaires analogues à ceux d où provient la transmission, du père au fils, des qualités individuelles et spécifiques, si Ton doit parler d'hérédité, et au même titre, pour rappeler la conservation de l'être et pour rappeler la conservation de l'espèce, il peut être avantageux de rattacher la notion biologique d'hérédité à une notion plus vaste, celle de la transportabilité par un corps, d'un point à un autre, de quelques-unes des propriétés qui lui sont inhérentes, car il est bien certain que, si un homme n'avait pas des qualités personnelles durables, on ne pourrait parler de la transmission héréditaire de ces qualités.

S'il n'y avait dans la nature brute que des phénomènes simples, comme le changement d'état des corps, le passage de l'état solide à l'état liquide ou gazeux, une telle innovation dans le langage- pourrait sembler puérile; elle me parait au contraire devoir être très féconde, quand il s'agira des transformations et des actions réciproques de ces corps qui sont à mi-chemin entre la nature vivante et la nature brute, et que l*on appelle les corps colloïdes ; pour l'étude de ces corps qui ne sont ni solides ni liquides, la notion d'hérédité généralisée sera extrêmement précieuse, ainsi que j'espère le montrer dans cet ouvrage. L'étude des substances vivantes nous sera particulièrement utile & cet égard et cela pour des raisons qu'il est facile de comprendre.

Voici, par exemple, de l'or fondu ; il se solidifie par

~efroidissement et adopte une forme rigide qui

lépend des conditions réalisées autour de lui au

%oment même de sa solidification; il peut devenir

►épîte, bouton de manchette, livre sterling, et il gar-

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dera ensuite fort longlcinps, s'il est à Tabri des influences destructives, celte forme caractéristique des conditions qui ont entouré sa solidification.

Voici, de même, Tencre de ma plume; je là répands sur le papier et elle y dessine des lettres qui dépendent de mon état actuel*; puis elle .sèche et gardera ensuite, tant que le- papier ne sera pas détruit ou soumis' à des influences délétères, la forme qu'elle prend en ce moment. Le manuscrit, tant qu'il durera, fixera un moment de l'histoire locale du monde, moment passé à tout jamais et dont ce manuscrit transportera le souvenir avec lui, de bibliothèque en bibliothèque, jusqu'à ce qu'il soit brûlé ou détrempé.

Je m'aperçois que j'ai pris là, par hasard, deux exemples, celui de la pièce d'or et celui du manus* crit, qui jouent un rôle particulièrement important dans la société des hommes. C'est au moyen de pièces d'or et de manuscrits que se transmet de génération en génération la fortune des individus; s'il n'y avait pas de corps solides 2, il n'y aurait pas d'héritage possible, et il est amusant que cette idée d'héritage se présente à nous à propos de la notion d'hérédité.

C'est au moyen de pièces d'or et de papiers que les parents dédommagent leurs enfants des tares corporelles ou intellecLuelles dont il les ont gratifiés par hérédité ; voilà encore une nouvelle preuve de ce que j'avançais tout à l'heure, que les corps solides sont un facteur essentiel do l'histoire des hommes.

1. £t mon état actuel dépend, lui aussi, des conditions ambiantes en môme temps que de tout le pabsc inscrit dans ma structure individuelle.

2. Ou, du moins, de corps assez solides pour transporter leur

forme avec ciu.

J'avais choisi ces exemples pour rappreler que le corps brut, en se solidifiant, prend une forme figée qui dépend des conditions réalisées au moment précis de la solidification, et qu'il transporte ensuite avec lui, jusqu'à ce qu'il ait subi une transformation nouvelle, le souvenir do ce moment précis de l'histoire locale du monde.

Chez Tétre vivant, au contraire, la malléabilité de l'individu est toujours la môme ; à chaque instant de sa vie, Tanimal ou le végétal reçoit l'empreinte du monde extérieur et en conserve, plus ou moins, te souvenir. Il y a bien en chacun de nous des parties à peu près rigides et presque immuables, qui forment notre squelette, et qui limitent à ch'àque instant la variabilité résultant pour notre individu de l'influence des conditions extérieures; mais, chez certaines espèces, Iîb squelette a une importance négligeable, et néanmoins la variabilité de l'individu est limitée sous peine de mort.

Surtout dans ces espèces dépourvues de squelette, là vie apparaît nettement comme une lutte de tous les instants entre l'hérédité gardienne des formes ou des propriétés individuelles et les actions extérieures destructives. La conservation de la vie établit le triomphe de l'hérédité, mais ce triomphe n'est jamais complet; l'être vivant évolue. La vie est un compromis entre la tradition conservatrice et les influences révolutionnaires; c'est ce compromis que l'on désigne d'un mot : « l'habitude » ; vivre c'est s'habituer.

Si l'on passe de la vie individuelle à la vie spéciique, l'évolution, la transformation de l'espèce, empêchent également de considérer comme complet 'e triomphe des corps vivants sur les corps bruts.

L'adaptation spécifique correspond à Thabitude individuelle; rhérédité rigide est corrigée par la transmission des caractères acquis. Il y a toujours lutte, il y a toujours victoire, tant que la lignée n'est pas interrompue, mais cette victoire ne s'obtient qu'au prix de concessions inévitables.

Ainsi l'étude des êtres vivants, si elle fait naître immédiatement en nous l'idée de lutte, nous montre aussi que cette lutte n'entraîne jamais un triompha absolu. L'évolution enlève fatalement à l'hérédité ce que celle-ci a de trop précis ; l'hérédité n'est qu'une loi approchée.

Si nous revenons ensuite des corps vivants aux corps bruts, en conservant cette notion de lutte pour l'existence, nous pouvons penser au premier abord que les corps bruts sont plus favorisés que les corps vivants, et sont susceptibles d'un triomphe définitif; une pièce d'or, par exemple, nous paraît susceptible de conserver indéfinilivement les propriétés acquises le jour où elle a été frappée. C'est là une illusion du même ordre que celle dont on est victime en observant superficiellement les corps vivants; nous savons réaliser autour d'une pièce d'or des conditions telles que les variations qu'elle subit soient insensibles pendant bien longtemps, mais nous savons aussi cultiver des espèces vivantes dans des conditions où elles varient fort peu. Enfin, nous n'ignorons pas que, dans d'autres conditions, la pièce d'or, emblème des choses durables, peut être rapidement rendue méconnaissable; elle ne conserve obligatoirement, de ses propriétés initiales, que celles dont nous n'avons pas encore su la dépouiller, et qui nous amènent à affir mer que l'or est un corps simple.

Si d'ailleurs, au lieu d'une pièce d'or, emblème des choses durables, nous considérons un nuage, un flocon de fumée, emblèmes des choses passagères, nous constatons au contraire que la lutte pour l'existence est fatale au corps observé, et se termine rapidement par sa disparition, sa mort(?).

Pour généraliser le langage de la lutte, pour parler de la lutte universelle, il faudra d'abord nous demander ce que, en dehors des êtres vivants, nous appelons un corps. Les corps solides, je le répète, jouent un rôle prépondérant dans Téducation de Tesprit humain, et c'est toujouî^s à eux que nous pensons quand nous parlons des corps. Quand nous parlons de liquides, nous nous imaginons volontiers ces objets enfermés dans des corps solides et limités par eux, sauf dans le cas où^, t'éduits en fines gouttelettes, ils sont « presque solides ». La question que nous aurons à étudier dans cet ouvrage est surtout celle de la conservation des propriétés des corps à travers les vicissitudes de leur existence ou, en d'auires termes, de la transportabilité de ces propriétés.

La question de la transportabilité des propriétés des corps prend une importance capitale quand il s'agit des colloïdes; cette importance s'accroît d*une valeur pratique dans les sérothérapies transportant la santé d'un individu à un autre. On peut d'ailleurs constater qu'une transportabilité du même ordre avait déjà été inventée, chez les spiritualistes chrétiens, par exemple. Le prêtre, qui asperge un objet d'eau bénite, transmet à cet objet les bénédictions inhérentes à l'eau; une goutte d'eau de Lourdes transmet à toute une barrique d'eau ses propriétés miraculeuses, et se montre ainsi douéQ de vertus

inépuisables comme les diastascs. Il est intéressant de trouver dans ces croyances familières comme une prévision des découvertes modernes de la science. La question de la transportabilité des vertus est le chapitre le plus important de la lutte universelle; nous remarquons, en effet, dès le début, à propos des propriétés des corps, que Tidée de propriété est inséparable de l'idée de transportabilité : il faudra nous entendre sur ce que nous appelons « un corps », et nous défier dçs pièges du langage, car nous attribuons fatalement une individualité à tout ce qui, dans une phrase, se trouve être le sujet d'un verbe. Peut-être le sage Rabelais pensait-il déjà à ce grand problème quand il payait avec le son de l'argent du voleur le cuisinier auquel on avait dérobé Todeur de ses mets?

Toutes ces considérations paraîtront probablement singulières à beaucoup; je crains qu'elles semblent aussi au début, un peu délicates, mais elles se préciseront petit à petit au cours de cet ouvrage, et deviendront je Tespère, simples et claires.

Nous commencerons par nous occuper de la vie d'un être quelconque, en nous plaçant au point de vue de la lutte, et nous en tirerons la notion encore confuse d'état vital spécifique; nous ferons un pas de plus dans la voie de la précision en nous arrêtant à des animaux particulièrement simples et formés d'une seule cellule comme les amibes; 1 étude approfondie de l'histoire d'une vacuole creusée dans le protOr plasme d'une amibe nous conduira naturellement â^ la

notion importante de Vassimilaliofi chimiqwe caractéristique de la vie, et en même temps à celle de Yammilation. physique qui est la géhéralisalion de Tidée de digestion, et qui se retrouvera dans des corps non vivants.

Cette même étude nous donnera, par la considération du cas où le corps étranger situé dans la vacuole est lui-même vivant, ridée de la lutte pour Vétat vital spécifique^ chacun des corps vivants essayant d'imposer à son antagoniste ses caractéristiques physico-chimiques. En même temps nous nous trouverons en présence de corps bruts, émanés des corps vivants, et susceptibles de transporter avec eux certaines particularités de l'état physique spécifique de ces corps vivants; j'ai nommé les diastases. Ces corps, quoique non vivants puisqu'ils sont incapables d'assimilation chimique, seront néanmoins capables, dans certains cas, d'assimilation physique. ta lutte des corps vivants contre les diastases, la lutte des diastases entre elles, remplissent presque tout le champ de la pathologie.

J.es diastases, capables d'assimilation physique, se trouvent, par là même, à mi-chemin entre la matière vivante et la matière brute ; elles nous serviront de transition et nous conduiront aux substances ordinaires de la. chimie, mais de telle manière que nous puissions transporter à celles-ci une partie au moins de la notion d'hérédité physique. Ayant commencé par la vie elle-même, nous nous éloignerons ainsi progressivement de notre point de départ pour arriver jusqu'aux: corps qui ont, avec les corps vivants, le moins possible de propriétés communes, qui en ont môme tellement peu que, pour leur

appliquer le nom de corps, nous devrons faire au préalable certaines conventions indispensables à la rigueur du langage.

Que restera-il alors de commun à tons les objets considérés? Quelles seront les particularités qui nous paraîtront susceptibles d'avoir conduit les savants à parler de la vie des corps bruts ? Nous trouverons aisément ces particularités dans l'idée de lutte et nous substituerons ainsi, à la notion trompeuse de vie universelley la notion plus correcte de lutte universelle.

En môme temps s'établira une gradation dans les corps à partir des corps vivants :

!• Les corps vivants triomphent, tant qu'ils vivent, des corps avec lesquels ils luttent; ils en triomphent, tant au point de vue chimique qu'au point de vue physique; ils imposent leur état à l'ambiance. Seule l'évolution, ou transformation des espèces enlève à ce trioniphe son caractère absolu ; vivre, c'est vairtcrey en faisant quelques petites concessions qui constituent l'habitude individuelle ou l'adaptation spécifique ;

2^ D'autres corps non vivants et, par suite, incapables d'assimilation chimique, sont néanmoins susceptibles dans certains cas, d'un triomphe physique; ils imposent leur état physique à l'ambiance. Cela se produit par exemple pour les diastases, pour les flammes... C'est surtout pour les substances de cette deuxième catégorie et pour la narration de leur lutte avec les corps vivants que le langage de la lutte universelle sera parllculièrcmcnt fécond;

3° Enfin, d'autres corps, qui luttent néanmoins sans cesse, ne peuvent que se détruire dans la lutte; ils se détruisent plus ou moins vite, mais ils se détruisent

INTRODUCTION l9

fatalement; dans une lutte entre deux corps de cette troisième catégorie il n'y a pas de vainqueurs. Il ne tant pas oublier d'ailleurs que, pour les corps des deux premières catégories, une défaite est également possible; un être vivant peut mourir, une toxine se détruire, une flamme s'éteindre.

Le résumé de toute cette étude se ramènera donc à la formule succincte que j'ai placée en épigraphe de ce livre : Être c'est lutter ; vivre c'est vaincre.

Je né puis me retenir de signaler ici une conclusion à laquelle conduit falement Tétude de la lutte universelle, dans le cas particulièrement intéressant où la lutte considérée est une maladie aiguë; cette conclusion est une vérification imprévue de la loi d'assmilation fonctionnelle que j'ai établie, il y a dix ans ^ J'avais été violemment frappé par le célèbre paradoxe de Claude Bernard « La vie c'est la mort », aphorisme que, dans le langage de la lutte universelle, on pourrait traduire : « La victoire c'est la défaite. » Le grand physiologiste avait voulu exprimer dans t^et aphorisme que les phénomènes de la vie ne se manifestent qu'au prix de phénomènes de mort et de destruction ; en particulier, décomposant, suivant l'habitude des physiologistes, l'activité totale de l'homme ou de l'animal en des fonctionnements partiels définis arbitrairement, le père de la médecine scientifique avait affirmé que les organes qui fonctionnent se détruisent par le fait même

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