‹ La lutte universelleChapitre 5 sur 85 · V. Tlicorie nouvelle de la vie, Paris, Félix Alcaii · texte numérisé non relu

V. Tlicorie nouvelle de la vie, Paris, Félix Alcaii

qu'ils fonctionnent, comme les machines fie Pîndggr trie s'usent en travaillant; c'étai|; la loi de la destruction fonctionnelle, équivalant à Taphorisme précédemment cité, puisque, si cette loi s'était vérifiée, il en résultait que le fonctionnement, Tactivité vitale de Torgane s'accompagne de destruction et de mort; autrement dit, que la seule manière dont un mécanisme peut montrer qu'il est vivant, consiste à se comporter comme un mécanisme mort. Dans Topinion de Claude Bernard, les phénomènes de création, de synthèse organique, se produisaient au contraire d'une manière obscure {'l) entre les périodes de fonctionnement, pendant le « repos? »; en d'autres termes, le phénomène d'assimilation, par lequel on est obligé de caractériser les corps vivants pour les distinguer des corps bruts, se passait en dehors des périodes de tonctionnement qui sont pour nous la manifestation de la yie. Il y avait là une contradiction qui me choqua violemment, et je me permis, avec une hardiesse que Ton m'a vivement reprochée, d'émettre celte opinion révolutiotinaire : que la vie se manifeste à nous par les phénomènes vitaux.

Dans un des meilleurs volumes* de cette bibliothèque de philosophie scientifique^ mon ancien maître le professeur Dastre, celui-là même qui m'a initié il y vingt ans aux mystères de la physiologie, a combattu ma manière de voir avec une courtoisie dont je suis heureux de le remercier; mais je dois avouer qu'il ne m'a pas convaincu. Quand j'ai essayé depuis dix ans, de définir le fonctionnement^ je me suis d ailleurs heurté à fie sérieuses difficultés.

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