‹ La lutte universelleChapitre 40 sur 85 · V. aussi Les ItUluences ancestrales, op. cii*, g · texte numérisé non relu

V. aussi Les ItUluences ancestrales, op. cii*, g

temps, et une nouvelle injection de virus doit, le plus souvent, provoquer une nouvelle réaction vitale de l'individu et, par conséquent, une modification dans le sens d'augmentation d'immunité. Ce n'est donc que chez des êtres récemment vaccinés au maximum que nous pouvons parler d'une immunité totale entraînant la victoire absolue de l'animal. C'est aussi, entre des ennemis armés au maximum que nous devons faire la comparaison qui permet d'établir la supériorité de Tune des espèces sur l'autre.

De ce que les moutons meurent du charbon, on pourrait, en effet, conclure que les moutons sont inférieurs à la bactéridie charbonneuse; mais ce serait là une conclusion sans intérêt; s'il y a des moutons qui sont tués par des bactéridies charbonneuses, il y a aussi des bactéridies charbonneuses qui sont tuées par des moutons. La comparaison ne peut se faire avec quelque intérêt qu'entre le mouton le plus armé contre le charbon et le charbon le plus armé contre le mouton. Or, si l'on vaccine au maximum un mouton contre le charbon, on obtient un animal qui résisle sûrement, même au plus virulent des charbons; au contraire, si l'on exalte au maximum la virulence d'une bactéridie pour le mouton, il y aura des moutons réfractaires qui y résisteront. Le mouton le plus armé contre la bactéridie est supérieur à la bactéridie la plus armée contre le mouton. Et cela permet d'affirmer que, à ce point de vue du moins, l'espèce mouton est supérieure à l'espèce bactéridie. Il en est de même de la plupart des animaux supérieurs par rapport à la plupart des bactéries, ce qui justifierait, dans une certaine mesure, l'appellation courante d'animaux supérieurs.

Encore faut-il tenir compte de la quantité des assaillants, de la dose injectée^ à Tanimal supérieur; nous avons vu que la question de dose joue un rôle considérable* et que Texcès d'un aliment excellent peut devenir mortel. Il n'y a pas d'animal vacciné contre les indigestions.

1. A propos de ce mot injection, une remarque sMmpose à la fin de ce premier livre : c'est que nous, devons considérer comme dangereux tous les parasites piqueurs, puces, punaises, etc., qui, attentant à Tiiitépiritô de notre peau, peuvent introduire dans notre organisme un agent pathogène vivant ou non (microbe ou venin). L'une des premières règles de Ihygicne eut que nous devons tenir à l'intégrité de notre peau

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