LA SYMBIOSE NÉCESSAIRE
et n. Nous devons prévoir, et c'est justement ce que
Texpérience a démontré, que, le champignon ayant
une influence morphogène sur le développement
d'ensemble, l'orchidée {kxm) sera différente de
Torchidée (Axw). Voilà donc une plante dont
' rhérédité orchidée n'a pas varié et qui, néanmoins,
i construit des types morphologiques différents sous
\ l'influence de deux commensaux différents.
I Gela me confirme dans cette idée que les mutations
l brusques observées par De Vries dans des plantes
phanérogames peuvent être dues à l'introduction, au
changement, ou à la disparition d'un commensal qui
n'a pas encore été isolé dans les laboratoires. La
I culture de l'orchidée A avec les deux champignons m
I et n réalise une mutation expérimentale, qui ne dif-
j fère de celles de De Vries que par le caractère visible
et cultivable du parasite. De même, la bactéridie du
charbon, facile à voir et à cultiver, nous a permis
de comprendre la nature de la variole dont Dagent
nous est demeuré inconnu.
Avant de clore cette étude de la paix armée, il est encore une remarque qui mérite d'être faite.
Dans la tuberculose, il nous a semblé que le tubercule lichen se développait plus abondamment que des phagocytes normaux n'eussent pu le faire. Au contraire, l'animal, considéré dans son ensemble, souffrait plutôt de l'infection par le bacille de Koch. En d'autres termes, la symbiose paraissait cellulaire.
Tout autre est le cas des orchidées ; l'action favorable de rinfection par les champignons endophytes se fait sentir sur Tensemble de la plante, tandis que les cellules infectées elles-même sont condamnées à mort; il y a là une action à distance fort remar-
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quable; certaines cellules, envahies par le champignon, cessent de s'accroitre et de se multiplier, mais le résultat de Tinfection se fait sentir sur des tissus plus ou moins éloignés qui manifestent, comme contre-coup de Tinfection locale, une activité prolifératrice particulière*