V. Les Influences ancestrales, op, cit
g 40. — LE THéORÈME MORPHOLOÛiaUE
L'assimilation, qui est Texpression du triomphe parfait de l*étre vivant sur le milieu, se traduit forcément par une conquête d'espace ; cet espace conquis est limité ; il a une forme ; cette forme est ce qui nous frappe le plus dans les individus ; c^est à la forme que nou6 reconnaissons nos semblables par le moyen de nos yeux.
Les expériences grossières que Ton appelle expériences de mérotomie^ ont permis d'affirmer qu'il y a un rapport établi entre la forme spécifique des êtres et leur composition chimique héréditaire ^ dans des conditions données de milieu. C'est là le théorème morphologique par excellence.
Pour les êtres supérieurs on peut même supprimer la restriction a dans des conditions données de milieu >, car la conservation de la vie limite en général ces conditions de telle manière que la forme du corps est fatalement déterminée, s'il est vivant.
Exprimée de cette manière, cette loi morphologique, manque de rigueur ; pour se plier aux éventualités extérieures, le corps de l'animal se déforme en j effet sans cesse, dans ce que nous appelons ses mou- | vements propres. Nous . reconnaissons néanmoins ! l'animal à travers ces déformations à cause de quelque \ chose qui subsiste en lui et qui frappe nos organes | des sens; mais cependant, nous ne pouvons définir géométriquement sa forme extérieure pour donner au < théorème un exposé vraiment précis.