‹ La Luxation Congénitale De L'Extrémité Supérieure Du Radius Avec Synostose Radio-CubitaleChapitre 7 sur 15 · CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION

1°) Nous avons signalé la luxation congénitale totale du coude, elle est extrêmement rare puisque nous n’en connaissons que trois cas: un de: Chaussier et deux de Hoffmann, ces deux derniers observés chez le frère et la sœur.

2°) Notre cas rentre dans le groupe des synostoses radiocubitales avec luxation de la tête radiale, nous en avons réuni vingt-quatre cas que nous étudierons dans ce travail.

3°) Une malformation est à rapprocher de cette dernière c’est la synostose compliquée d'atrophie de la tête radiale dont on connaît deux cas, ceux de Longuet et Péraire et de Morestin.

4) La synostose peut être à la fois supérieure et inférieure ; cette malformation a été observée deux fois par Longuet et Péraire et par Deriencourt.

5°) La synostose peut être radio-culitale pure ; c'est assez rare, le plus souvent il y à association d'autres malformations.

G°) Ces malformations associées peuvent étre très inportantes : déformation de la main et des doigts, atrophie du

membre supérieur, etc.

es HISTORIQUE

C'est la radiographie, on peut le dire, qui nous à permis de connaître la fréquence d’un grand nombre d’affections congénitales considérées autrefois comme très rares.

Ce n'étaient que des observations isolées, reconnues lorsque la lésion s'accompagnait d’une déformation notable du membre ou des constatations nécropsiques, que l’on publiait

anciennement.

Dès 1895, Werner Kümmel étudie l'absence totale du radius qui paraît la malformation habitueile en quelque sorte, la plus fréquente, au niveau de l’avant-bras ; à cette date il en réunit déjà 68 cas.

La luxation congénitale de la tête du radius est ensuite étudiée dans deux mémoires importants de William Blodgett en 1906 qui en trouve 51 observations et de Bernard, en 1907, qui en réunit 63 cas.

Dix-sept fois seulement il y avait association d’une synostose redio-cubitale à la luxation de la tête du radius.

Nous avons réuni depuis ces publications, en comptant notre cas, 24 observations de cette association.

Plusieurs monographies ont été consacrées à l'étude des diverses malformations que nous avons passées en revue en les classant.

Les malformations congénitales de l'extrémité supérieure du radius ont donné lieu à la thèse de Appraille (1901), aux mémoires de Longuet et Véraire (Soc. Anatomique, 1901), de Morestin(Soc. Anatomique, 1904), aux travaux de Drenkhahn (1903), Hamilton (1905), au mémoire de Rais (Revue d’Orthopédie, 1907), la thèse de Bernard, 1907. Citons aussi les publications de Lieblein (1909), Kienbock (1910), Kreglinger (1911), Melchior et Baisch (1912), l'excellente thèse de Deriencourt (1913):

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