‹ La luxation congénitale du fémurChapitre 19 sur 58 · PR TEL · texte numérisé non relu

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généralement en deux faisceaux ; l’un interne qui se fixe à l'angle supérieur du cotyle rudimentaire et se confond avec le bourrelet cotyloïdien, l’autre externe, plus important, se perd sur la capsule et en augmente l'épaisseur. Le tendon direct s'attache comme d'habitude à l'épine iliaque antéro-supérieure; né de cette double origine, le musele descend verticalement avec une légère obliquité interne sous le couturier et le tenseur, au-dessus non plus de la tête mais de la partie antérieure déshabitée de la capsule du psoas iliaque. Il reste, sur une longueur de plusieurs centimètres, séparé du vaste externe par un espace angulaire (angle ouvert en haut, en dehors et en arrière) dont le fond est formé par la capsule et le ligament en Y et qui est rempli de tissu cellulaire lâche. (V. fig. 6, A.N. et fig. 7, BC.)

Le psoas iliaque se porte très fortement en dehors à sa sortie du bassin. Il se creuse sur le bord antérieur de l'os iliaque, immédiatement au-dessous de l’épine iliaque antéro-inférieure, une gouttière profonde oblique en bas et en dehors, décrite ct interprétée par Dupuytren. Comme le droit antérieur, il a perdu son contact avec la tête fémorale. Il s’enroule à la partie inférieure de l'appareil ligamenteux et vient par le trajet le plus court, c'est-à-dire transversal, oblique même en haut en dehors, au voisinage de sa terminaison, se fixer sur le petit trochanter (fig. 8, B B”). Lorenz lui attribue la formation de l’isthme de la capsule (v. page 49). Il en fait en outre un facteur prépondérant de la lordose, qu'ilexplique par latraction exercée par son extrémité supérieure sur la face antérieure des vertèbres. lombaires. D’après lui, ce muscle est toujours allongé. Il n’est pas douteux, en effet, que dans les déplacements très anciens et très accusés en haut et en arrière, il n’y ait un véritable allongement ; mais nous ne pensons pas que cet allongement soit égal (au moins pour le psoas) à la distance qui sépare le petit trochanter luxé de la place du petit trochanter normal, car l’ensellure rapproche singulièrement l'insertion supérieure de l’inférieure. En outre, hors du bassin, le muscle file droit. Il plie sous sa pression la capsule; il n’a pas à contourner l'extrémité supérieure arrondie du fémur. Lorsque le dépläcement est peu considérable et-sus-cotyloïdien ou antérieur, ce même motif se joint au rapprochement des deux points extrêmes du muscle pour faire que celui-ci soit raccourci. Il devient alors l’un des obstacles les plus gênants non pas à l’abaissement de la tête (on

Spore

le tourne si facilement par la flexion

tude, et c’est bien à lui tenaces dans certains cas.

À, Droit antérieur.

F. Vaisseaux et n tère fémorale,

Les adducteurs (fig. 4, À. B.

!) mais à la Correction de l’attiî ibuer la flexion et la lordose si

ne. Ci Couturier, — D, E. Adducteurs, — MO Pectine res H. Veine fémorale, — I. Ar- K, Psoas iliaque, — I,

; fig. 6, D. E.) sont les Premiers à

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subir la rétraction. C'est chez eux aussi qu'elle va le plus loin. Elle frappe surtout le grand adducteur et à un degré moindre le moyen, ainsi que l’a montré Lorenz, tandis que le pectiné etle court adducteur sont allongés. Par suite du déplacement du fémur, l’incidence de ces divers muscles sur l'os est moins aiguë qu'à l’état normal. Leur action est donc considérablement accrue dans le sens

Fr. 7 (d’après nature).

A. Fascia lata. — B. Tenseur pu fascia lata. — C. Vaste externe. — D. Droit antérieur. — E. Voie de Lorenz pour la réduction sanglante. — F, Moyen fessier, — G. Grand fessier. e

de l’adduction. Et comme cette attitude d’adduction est forcément maintenue par d’autres conditions musculaires ou statiques, il y a rapprochement de l'insertion et tendance au raccourcissement.

Le grand fessier n’éprouve pas de changements notables dans sa longueur. Mais quand le déplacement est considérable, son bord inférieur devenant oblique en haut et en dehors découvre la tubérosité de

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