‹ La luxation congénitale du fémurChapitre 26 sur 58 · PT, SR PE ET · texte numérisé non relu

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$ 1%. — Luxation simple, sans rétraction musculaire, — Genre postéro-supérieur. — Enfant jeune.

L'examen comprend trois parties. Il porte sur le sujet debout et immobile, en marche et couché.

a) ENFANT DEBOUT ET'IMMOBILE. — Il y a asymétrie des deux moitiés droite et gauche du corps, asymétrie parfois légère, parfois considérable, mais qui ne peut échapper à l'observateur attentif. Elle répond à ces trois facteurs, développement incomplet de l’un des côtés, perte des rapports normaux de l'os iliaque et du fémur, modifications dans la statique générale causées par le changement du point d'appui du membre inférieur.

Le membre inférieur est plus grêle du côté luxé, mais ce n’est pas tout, le bassin, le tronc, la face surtout, présentent souvent, lorsqu'on les considère avec attention, un développement moindre.

La forme de la hanche est altérée. Le grand trochanter fait en dehors une saillie plus ou moins considérable, angulaire ou arrondie. Il remonte dans la fosse iliaque externe dont il change l’aspect et se rapproche de la crête iliaque. Il est plus haut et plus en arrière qu'il ne devrait être. Pour s’en rendre- compte exactement, il suffit de comparer sa situation à celle de l’épine iliaque antéro-supérieure pour apprécier le déplacement en hauteur, et de regarder son recul par rapport au fil à plomb abaissé du tubercule de Maïissiat pour juger du transport en arrière.

Le déplacement du trochanter retentit sur la forme des régions antérieure et postérieure. La fesse est élargie et aplatie. Elle n’a plus son contour arrondi ni son apparence ferme. Elle semble flasque. Le pli fessier est abaissé et oblique en bas et en dehors. Il est généralement plus profond, plus étroit et plus court que celui du côté opposé.

En avant, le triangle de Scarpa ne présente pas sa rotondité normale. Il est aplati, déprimé, flasque aussi.

Le bassin est incliné du côté malade. L’épine iliaque antéro-supérieure, facilement visible à travers lestéguments minces et peu chargés de graisse à cet âge, est du côté malade plus bas et un peu plus en avant que du côté sain. Le sillon interfessier est oblique en bas et du côté sain. Le pli de l’aine du côté malformé se rapproche de l'hori-

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zontale, il est étroit et profond: La grande lèvre est abaissée.

Pour se mettre en équilibre, la partie supérieure du corps s'incline vers le côté sain. Il en résulte une inflexion latérale du rachis qui, dans la région dorso-lombaire, présente une convexité correspondante vers le côté malade. Ce n’est là, le plus souvent et pendant longtemps, qu'une attitude de correction qui s'efface spontanément dans le décubitus dorsal et dans la suspension de l'enfant soutenu sous les aisselles. Mais cela peut devenir l'origine d'une scoliose persistante et s'accompagnant de toutes ses manifestations secondaires du côté du thorax. Le membre inférieur du côté luxé est porté en

dehors en totalité au niveau de sa racine. Sa face interne n’est pas au.

contact de la grande lèvre, mais en est écartée par un intervalle

notable. Il est en adduction et en rotation interne. Dupuytren

avait vu ce dernier fait et l'avait dit. [Len a été critiqué. Bouvier, Pravaz et la plupart des auteurs qui ont suivi, disent que le plus généralement la rotation est en dehors et ne se rencontre qu'exceptionnellement en dedans.

Cette divergence tient à deux causes : 1° On a, dans toutes les descriptions, mêlé la Symptomatologie des diverses luxations postérieures, antérieures et supérieures. Or, dans les deux dernières, il y a de la rotation en dehors. 2% Dans les luxations postérieures, la rotation interne que Dupuytren æmise en évidence ne s'accompagne jamais, comme il le dit à tort, d'une rotation du pied dans le même sens. I} y a, en effet, au niveau du genou, une rotation externe qui compense, qui masque en tout cas la rotation interne du fémur; mais on se rend très bien compte de celle-ci en observant que : « l'axe de l'extrémité supérieure du fémur est non Pas transversal, mais oblique en dedans et en arrière ; 8 la face postérieure des condyles n’est pas Sur un plan frontal, mais sur un plan oblique en arrière et en dedans ; y la partie postérieure du condyle interne est libre en arrière à cause de la rotation externe du genou. — Cette rotation externe est poussée à un degré pathologique et a entraîné, pour se produire, une élongation de tous les ligaments de l'articulation. Aussi ces sujets présentent-ils souvent dans leur genou des mouvements anormaux de latéralité. Pourquoi d'ailleurs la rotation interne du fémur manquerait-elle aux déplacements originels postérieurs, tandis qu'elle existe dans les luxations traumatiques ou pathologiques qui se

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= font dans cette direction ? Ce qui la commande, c’est la tension du © faisceau oblique horizontal du ligament de Bigelow, ici comme dans

Fra. 14. (Photographie.)

tous les cas. Or ce ligament est hypertrophié et il est tendu puisqu'il contribue à transmettre au fémur le poids du tronc. Et nous ne par=

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