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2 mois d’entérite. Pas de vices dé conformation dans la famille. Grossesse normale. Présentation du sommet. On n'a rien remarqué à la naissance. Nourrie au biberon à la campagne jusqu'à 2 ans.
Marche à 20 mois en se dandinant. Tombe souvent.
À 3 ans, bronchite capillaire à la suite de laquelle pendant six mois elle ne peut plus marcher. Raclitisme dont on trouve les traces suivantes: Cräne volumineux, forte bosse occipitale, au-dessus large méplat, voûte du palais ogivale, gros chapelet costal. Aplatissement antéro-latéral de là partie droite du thorax, pas de courbure des membres suivant la longueur. A partir de 3 ans et demi la claudication a beaucoup augmenté et augmente encore. La moindre course la fatigue. Souffre à l'occasion du temps humide au niveau de la hanche et du genou. Tombe-souvent.
Etat actuel, 10 janvier 1896. — Station debout. — Siège considérablement élargi, fesses larges et aplaties. Pli fessier droit oblique en bas et en dehors, plus bas quele gauche, oblique en hautet en dehors. Sillon interfessier oblique en bas et à gauche. Saillie trochantérienne très accusée des deux côtés, surtout à droite. Scoliose dorso-lombaire de 2 centim., 5 de flèche, à convexilé droite.
L'épaule droite est plus haute que la gauche de deux travers de doigt. Sternum oblique de bas à gauche. Le côté gauche du bassin est très en avant du côté droit. -
Les deux membres inférieurs sont écartés en haut de deux travers de doigt etdemi. Ils sont tous deux en forte rotation interne, mais cette rotation est corrigée par une rotation en sens inverse a niveau des genoux. Les deux plans passant par la face postérieure des condyles de chaque côté se coupent à angle droit. La partie postérieure du condyle interne de chaque côté est facile à sentir saillante et libre. Il en résulte que les axes des deux pieds sont parallèles et antéro-postérieurs, quoique les genoux se croisent fortement en dedans, le droit en avant du gauche et en forte adduction.
Marche très défectueuse, les membres inférieurs en adduction se croisant à chaque pas. Oscillations latérales médiocres à gauche, considérables à droite avec glissementen haut dutrochanter au moment de l'appui. La différence des deux.côtés est si considérable qu'on croyait que seul le côté droit était luxé.
Décubitus. — De l'épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe. 57 centim. à droite, 60 centim. à gauche.
Le bord supérieur du grand trochanter est à droite à 7 centim. au-dessus de la ligne de jNélaton. La tête est au-dessus et en arrière très postérieure; à gauche le bord supérieur du grand trochanter est à 4 centim. au-dessus de la même ligne. La tête est directement au-dessus.
Mouvements. — À droite, extension incomplète (il lui manque 45° au moins). Adduction et rotation externe nulles. Adduction et rotation internes légèrement augmentées. À gauche, hyperextension, flexion normale, abduction à 450. Rotation externe et adduction légèrement limitées. Rotation interne normale. Pas de craquements.
Du 16 janvier 1896 au 8 mars. Extension continue.
Réduction sanglante à droite le 8 mars 1896. Opérateur : M. Broca, aide Delanglade.ïIncision de Langenbeck. Ostéotomie du grand trochanter au ciseau. Tête aplatie en dedans et en avant. Débridement large de la capsule en avant et en arrière. Désinsertion complète. Cotyle en avant, triangulaire, rempli de graisse et de cartilage. Évidement. Réduction sanglante très facile. Opération durantun quart d'heure. Suture à la soie du grand trochanter, de la capsule et de la peau, Drainage.
Suites opératoires. — La température demeure pendant trois Jours entre 380 et 899, puis elle monte progressivement pour atteindre 400,5 au huitième jour: en même temps mauvais état général, apathie, tristesse, inappétence. Pouls petit et filiforme. Le pansement est enlevé, la plaie désunie. * Pansement ; humide. Le lendemain matin, la température n'ayant pas baissé, la fillette est endormie, la suture Qu trochanter et celle de la capsule coupées. On trouve une cuillerée de pus dans l'articulation. La plaie est énergiquement passée au chlorure de Zinc, puis abondamment lavée au sublime chaud. Pansement humide. Le jour même, défervescence. La température revient rapidement au-dessous de 38° et l’enfant reprend. Fe
8 avril 1896. Elle est actuellemant encore soumise à l'extension continue. La suppuration est faible.
OBS. 34 (personnelle), — Zuxation congénitale du: fémur droit. Réduction sanglante. Mort.
Héloïse C...,3 ans et demi, entrée le 4 avril 1893, hôpital Trousseau, salle Giraldès.
Père et mère bien portants, une sœur et un frère plus jeune bien portants. Pas d’autres vices de développement dans Ja famille. Grossesse normale sans accident. Accouchement rapide. Présentation du sommet. La fillette est nourrie au sein par sa mère jusqu'à 18 mois. Elle marche à 13 mois, mais les jambes arquées depuis sa première enfance. Marche pendant deux mois puis s'arrête deux ou {rois mois. On ne s'aperçoit qu'alors de son déhanchement. Depuis, sa claudicalion augmente constamment. Enfant sombre, ne joue jamais.
État actuel, — Rachitisme, front olympien, bosses pariélales, volumineuses, aplatissement de la partie supérieure de l'occipital. au-dessus de la protubérance. Chapelet costal. Tibias en parenthèse.
Station debout. — Déformation très peu apparente. Légère saillie du grand trochanter à droite et aplatissement de la base. Un peu d’abaissement du bassin à droite.
Pendant la marche, oscillations en sens contraire du tronc ct au bassin mais à un degré peu accusé. Ascension du trochanter dans la fosse iliaque externe sur une hauteur qui mesure plus d'un travers de doigt et sur une longuèur de deux travers de doigt dans le sens antéro-postérieur, en avant quand la jambe est étendue, en arrière quand elle est fléchie.
© Décubitus. — De l'épine iliaque antéro-supérieure à la base de la rotule,
24 centim. à gauche, 21 centim. à droite, De l'épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe, 45 centim. à gauche, 41 centim, à droite.
Le bord supérieur du grand trochanter dépasse de 2 centim. la ligne de Nélaton-Roser. La tête est immédiatement en arrière et en haut et jouit de mouvements {rès étendus sur la fosse iliaque externe. Les mouvements sont libres, l'abduction seule est très légèrement limitée.
7 avril. Réduction sanglante. Je l'opère sous la direction et avec l'aide de M. Broca. Rien de spécial dans le manuel opératoire. Tête fémorale arrondiè, légèrement déprimée à sa partie interne et inférieure. Capsule épaissie. Ligament rond conservé. Cotyle à sa place normale, triangulaire et d’une surface et d'un volume beaucoup plus petits qu'à l'ordinaire, admet la pulpe de l'index, serait incapable de recevoir la tête fémorale. Evidement à la curette, franges graisseuses, {ISSU fibro-cartilagineux, 08.
Réduction facile. Suture à deux plans. Pansement à la gaze aseptique, sans drainage. Extension d'Hennequin.
Suites opératoires. — 7 avril S. 370,8 ; 8 avril m. 380,2,s. 39°; 9 m. 380,2, s. 400 ; 10 m. 390,8, s. 40 ; 11 m. 399,6, 8. 490,
Deux pansements le 10 et le 11 à cause du mauvais état général de l'enfant, inappétence, anxiété, température. Mortle 11 avril au soir.
Auropsis le 13, trente-six heures après la mort. — Pas de pus dans la plaie opératoire, mais sérosité sanguinolente recueillie et ensemencée par Meslay, contient du staphylocoque à l’état de pureté à peu près parfaite. Pas de phlébite, pas de lésions macroscopiques dans les divers organes. À noter seulement congestion des deux reins. Rate grosse et très vascularisée. Rien d’anormal dans aucun autre viscère.
O8s. 35 (personnelle). — Luxation congénitale des fémurs. Réduction sanglante. Mort,
Georgette Le B...,7 ans, entrée le 14 janvier 1896, à l'hôpital Trousseau, salle Giraldès.
Père et mère bien portants. Une Sœur plus jeune, bien portante. Grossesse et accouchement sans accident. Présentation du sommet. A la naissance, la fillette paraît bien constituée, mais chétive. Pendant les premiers mois elle est sujette à la diarrhée. Elle à eu des bronchites. Jamais elle n’a été paralysée. Elle ne commence à marcher qu'à 2 ans et demi. Elle tombe souvent et se balance en canard. Vers 5 on 6 ans, la difformité a augmenté.
: État actuel, 27 novembre 1893. — Vue par devant : proéminence considérable de l'abdomen. Les deux cuisses sont écartées de plus de deux travers de doigt, le bord interne des deux pieds étant au contact l’un de l’autre. Le poids du corps repose également sur les deux membres inférieurs. Le tronc, qui leur semble disproportionné est à peu près droit. Cependant l'épaule gauche est un peu plus haute que la droite. Le sternum et la ligne blanche forment une courbe
légèrement concave à droite. Vue par derrière : ensellure considérable ne diminuant que dans une très faible mesure lorsqu'on soulève l'enfant de terre, Symétriquement. Les deux plis fessiers sont horizontaux et présentent une concavité supérieure. Les Omoplates sont détachées du tronc par leur angle inférieur. Elargissement supérieur des fesses.
Marche absolument symétrique des deux côtés. Quand un pied pose à terre on voit : 1e le trochanter s'élever, se rapprocher de la crête iliaque et se porter en arrière ; 2° le bassin exécuter un mouvement dont l'apparence est différente Suivant qu'on l’observe par devant ou par derrière. Par derrière il semble que ce soit un simple mouvement de bascule, une rotation autour de l'axe antéropostérieur passant par le sacrum et le pubis, rotation telle que le côté correepondant au pied qui repose sur le sol s'élève considérablement. Par devant on constate outre ce mouvement, une sorte de translation du bassin en totalité vers le côté opposé à celui où le pied porte. La partie supérieure du tronc s’abaisse quand le bassin s'élève, Trochanter à 3 centim. au-dessus de la ligne de Nélaton de chaque côté. La tête est libre et mobile au-dessus et en arrière.
7 janvier 1896. Fillette délicate, chétive, incapable de la moindre activité, ne joue qu'assise, ne peut marcher pendant une demi-heure sans se plaindre, souffre, Ensellure lombaire énorme. Ecartement considérable des cuisses. Marche très défectueuse à cause du balancement latéral qui s’est fortement aggravé.
De l'épine iliaque anféro-supérieure au sommet de la malléole externe 59 centim. à droite, 58 centim. à gauche. Le bord supérieur du grand trochanter est à 5 centim. au-dessus de la ligne de Nélaton de chaque côté. Le pôle supérieur de la tête en est à 8 cent. La tête est au-dessus, en arrière du grand trochanter. Rotation interne très prononcée des cuisses, corrigée en apparence par une rotation externe des jambes au niveau des genoux où existe une mobilité latérale très étendue. Mouvements de la hanche normaux en ce qui concerne la flexion, l’adduction et la rotation, très limités en ce qui concerne l'abduction et l'extension, il persiste une flexion de plus de 45° quand on corrige l’ensellure.
Extension continue Hennequin du 1er février au jour de l'opération.
23 février. Opération que M. Broca me permet de faire Sous sa direction et avec son aide. J'essaie de me conformer au manuel opératoire de Lorenz, mais je commets la faute Capitale de ne pas sectionner complètement le ligament de Bertin, De telle sorte que je ne trouve pas la cavité rudimentaire et crois à son absence. Je m’efforce donc d’en creuser une à sa place normale, ce qui est laborieux puisque j'agis à la curette sur’ une lame de tissu compact et d'y
réduire la tête, ce qui est plus laborieux encore. Opération mal faite, longue, ayant nécessité des mouvements multiples du membre inférieur opéré et des fausses manœuvres. Réunion. Drainage. Appareil plâtré. ï
Quittant malheureusement Paris ce soir-là, je n’ai pu suivre la malade, qui est morte d'infection. La température est restée pendant deux jours au-dessous de 38° puis est montée rapidement à 390, 400, 400,5.
Le pansement a été enlevé le cinquième jour et remplacé par un pansement LA
humide, la plaie ayant été désunie préalablement. L'enfant succomba le 1er mars après avoir présenté des signes de broncho-pneumonie.
AUTOPSIE faite par mon ami BAUDET, interne du service. — Quelques gouttes de pus dans la plaie qui présente un décollement antérieur assez étendu. Dans les deux poumons, foyers de broncho-pneumonie avec grains jaunes, Zones d’atélectasie et de splénisation. Dans le poumon droit, il y a trois foyers super-" ficiels gros comme une amande, grisâtres, rappelant par leur forme les infarctus pulmonaires. A la coupe ils sont suppurés. Liquide dans le péricarde.
La moelle, à première vue, ne présente aucune altération mais le renflement cervico-brachial est plus volumineux qu'il ne l'estordinairement. Il est plus gros qu'un pouce d'adulte et très supérieur au renflement lombaire qui nous paraît au contraire rapetissé. À la coupe du renflement cervico-brachial, il s'échappe une certaine quantité de liquide citrin à tension assez élevée puisqu'il nous éclabousse et se répand immédiatement au dehors. Nous n'avons pu le recueillir. Le canal épendymaire qui dans cette région est ovalaire transversalement parait losangique, puis avec angles latéraux très écartés. La paroi qui le borde est épaissie et tranche sur le reste de la moelle. Les cordons sont diminués de volume. Mais la substance grise est conservée dans les cornes antérieures et postérieures.
Je dissèque le bassin qui a été retiré au moment de l’autopsie et je trouve une longue fusée purulente partie de la plaie et remontant le long des vaisseaux hypogastriques par la grande échancrure sciatique. Le ligament de Bertin n’a pas été sectionné (fig. 4) d’après cette pièce) ce qui m'a empêché de trouver le cotyle antérieur comme toujours. J'ai creusé entre lui et l’échancrure sciatique près de cette dernière. La cavité ainsi faite était trop petite pour la tête fémorale et incapable de lui prêter un appui utile pour la marche. La dissection des muscles et ligaments correspond à celle de la petite fille de l'observation 22. Les dessins 2, 3, 4, 9, 10 ont été faits d'après cette pièce, sauf en ce qui concerne capsulaire, qui est ici plus étroit. :
Ogs. 36 (personnelle), — Luvation congénitale des fémurs. Opération de Lorenz du côté gauche. Guérison opératoire.
Louise P..., 8 ans, soignée au dispensaire des Enfants-Malades de Marseille. Malade en cours de traitement.
Père mort, pneumonie. Mère bien portante. Un frère et une sœur 18 et 21 ans, bien constitués et sains. Un autre mort d'accident à 2 ans et demi, mais était bien portant. Pas d'autre vice de conformation dans la famille. Grossesse très pénible. Accouchement durant quatre heures. Présentation du sommet. Nourrie à la campagne chez une nourrice. Quand la mère l’a reprise à dix-huit mois, elle commençait à peine à marcher, ce qu’elle n’a su faire complètement qu'à 2 ans et demi.
Enfant nerveuse, pleure facilement. Pas de maladie autre que la rougeole à 5 ans et les oreillons l'an dernier.
État actuel, 5 mai 1896. — Déformation très accusée et à peu près symétrique
Le côté droit du bassin est pourtantun peu plus bas et un peu plus en arrière que le gauche. Maisle point le plus évident est une antéversion et une ensellure considérablé. Saillie très considérable et très apparente de deux grands trochanters et des têtes fémorales.
Marche très pénible, très fatigante ct très disgracieuse : 1° Adduction des membres inférieurs qui se croisent à chaque pas au niveau des genoux ; 2° ascension trochantérienne évidente ; 3 oscillations inverses du tronc et du bassin.
Décubitus. — L'extension et l’abduction sont impossibles des deux côtés. La flexion et la rotation ont leurs limites normales, l'adduction est plutôt exagérée, Pas de craquements. Mobilité considérable de la tête fémorale dans le sens antéro-postérieur, nulle dans le sens vertical. Les deux membres sont égaux. De chaque côté le bord Supérieur du grand trochanter dépasse de 4 centim. la ligne de Nélaton. La tête est au-dessus et en arrière un peu aplatie à sa partie postéro-interne mais bien orientée.
En raison des troubles fonctionnels qui augmentent progressivement, la mère consent à l’opération. ;
7 mai. Opération de Lorenz. J'opère avec l’aide du Dr Métaxas-Zani et de la comtesse de Voisins. Chloroformisateur Dr Castueil. Le cotyle triangulaire est fortement évidé, surtout à sa partie .postéro-supérieure, La tête y rentre facilementavec ressaut et bruits caractéristiques par les tractions directes dans l’extension combinée avec l'abduction. Elle y demeure bien fixée. Suture, Drainage.
Appareil de Lorenz.
__. Pendant l'après-midi l'enfant a présenté des phénomènes de shok importants. Refroidissement complet de la face et des mains. Pouls petit, filiforme battant jusqu'à 160 fois par minute, anxiété, anurie, etc, Température rectale, 370. Nuit agitée, avec délire pendant laquelle la température prise de deux en deux heures, monte progressivement. Elle atteint 39° Je matin. Pansement par la fenêtre de l'appareil avec les mêmes précautions que pour l'opération. Ablations des fils et du drain que le remplace par une mèche humide. Écoulement | d’une petite collection de Sang. Pansement humide, Journée infiniment plus calme mais pendant laquelle persistent deux faits qui me préoccupent : fréquence du pouls (140). Faible quantité des urines (200 gr. en vingt-quatre heures, thalgré l'absorption d'une assez grande quantité de lait et l'injection faite la veille de sérum artificiel, 750 gr., la température est de 380,5. s
Le lendemain matin température 37°,8 ne remontant plus à partir de ce jour au delà de 38. Pansement le 10, reste en place jusqu’au 17. |
Quoique la plaie soit ouverte, pas une goutte de pus. L'accolement des deux lèvres est d’ailleurs obtenu du fait même de la position. Etat général excellent. Appétit. Entrain. L'enfant joue volontiers dans son lit et a absolument sa physionomie normale,
Le 22. Je reçois au dispensaire la nouvelle que la fillette continue à aller très bien et jouit d’un appétit parfait.
. OBs. 37 (personnelle). — Luxation probablement ostéomyélitique de la hanche. … Réduction sanglante. Guérison.
Henri B.…., 28 mois, entre à l'hôpital Trousseau service du professeur Lannelongue suppléé par M. Broca, le 15 juin 1893, sort le 8 septembre 1893.
Père et mère bien portants. Deux frères, l'un à 6 ans et se porte bien. L'autre est mort à 22 mois d’entérite. Hérédité tuberculeuse nulle.
Chez la nourrice, s’est déclarée, à l’âge de 3 mois, la maladie de la hanche sur le début de laquelle on manque de renseignements au point de vue clinique, on sait seulement que la région devint volumineuse et douloureuse et qu'il y eut de la fièvre, Six semaines après, un abcès s'ouvrit spontanément et laissa à la suite une fistule. On n’a pas remarqué que des séquestres se soient éliminés. La maladie dura huit ‘mois (jusqu'à l’âge de 11 mois). Depuis l'enfant s'est toujours bien porté mais n’a jamais pu apprendre à marcher.
État actuel, 16 juin 1893. — Le membre inférieur droit est en flexion, adduction et rotation interne légères. La rotation peut se corriger mais l'extension et l’abduction ne peuvent être poussées à leur degré normal. Les mouvements que l'on imprime à la jointure s’accompagnent de craquements. Raccourcissement de 1 centim. 5. De l’épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe 27 centim. à droite, à gauche 28 centim. 5:
L'extrémité supérieure du fémur présente à droite un volume plus considérable qu'à gauche. Elle est légèrement irrégulière. Au-dessous du grand trochanter, à la partie postéro-externe de la cuisse droite, existe une cicatrice déprimée de 1 centim. 5 de diamètre environ.
Le grand trochanter dépasse de 1 centim. 5 la ligne de Nélaton-Roser. Immédiatement contre lui, se sent, luxée assez superficiellement la tête fémorale peu mobile.
L'enfant ne sait ni se tenir debout, ni marcher.
Réduction sanglante, le 17 juillet 1893. — Opérateur M. Broca, aide Delanglade. Incision de Langenbeck mais assez en avant de telle sorte, que l'on découvre non le muscle grand fessier mais l'aponévrose. Ostéotomie au bistouri du grand trochanter, qui est relevé en haut avec ses insertions musculaires. Sous le lambeau ainsi relevé apparaît un tissu fibreux, d'aspect cicatriciel, et non point lacapsule. Le col est extrêmement court. Il n'y a pour ainsi dire pas de tète fémorale. Décollement à la rugine de tous les tissus qui entourent le grand trochanter et la partie supérieure de la diaphyse. Évidement à la curelte du cotyle comblé par du tissu scléreux. Cela fait, réduction facile par traction dans l'axe du membre et pression directe sur la tête fémorale. Ressaut et claquement très nets. Suture du trochanter à la soie. Extension Hennequin.
Au cours de l'opération on n'a vu aucune trace de fongosités.
Suites opératoires simples. Température, 17 s. 370,4; 18 m. 379,5, $. OT: 19 m. 38, s. 38v,5 ; 20 m. 37°,2, 8. 3805: 21 m. 37°,4, s. 38°,2; 22 m.ets. 380,2 ;° 23 m. 38, s. 87°,4. À partir de ce jour la température reste constamment audessous de 38°.
24 juillet. Premier pansement. Ablation des fils légers, sphacèle de la peau.
Réunion profonde. Pansement au salol.
11 août. On constate et l'on incise un abcès superficiel du volume d’une noix à la partie moyenne de la fesse.
Le 20. Cicatrisation complète. Suppression de tout pansement. On commence la mobilisation.
18 septembre. Exéat. Depuis deux semaines l'enfant marche. Sa luxation ne s’est pas reproduite.
O8s. 38 (personnelle). — Luxation de la hanche droite. Ostéomyélite probable. Réduction sanglante. Guérison. :
Ida D..., 5 ans et demi, entre le 13 juin 1893, dans le service du professeur Lannelongue. Hôpital Trousseau, salle Giraldès, sort le 24 décembre 1893.
Père et mère bien portants. Deux sœurs de 12 et 10 ans bien portantes. Notre petite malade à marché à un an et n’a, affirme-t-on, présenté jusqu’à ces derniers mois ni déformation, ni boiterie. Rougeole il y a trois ans. 5%
IL y a six mois environ forte fièvre (on nous dit fièvre typhoïde) au cours de laquelle auraient constamment existé des douleurs au niveau de Ja jambe droite, de la hanche et de la cuisse. L'enfant guérie s’est mise à marcher pendant quelques jours sans qu'on ai pu apercevoir dans son allure quelque chose d’anormal mais en continuant de se plaindre.
Quelques jours après Cependant on a remarqué une certaine hésitation dans la marche. L'enfant avançait en inclinant un peu le tronc du côté droit mais sans boiterie apparente. Puis peu à peu et progressivement la claudication est devenue de plus en plus considérable. I1 n'y à pas eu d’abcès. Je ne trouve pas de cicatrice.
Etat actuel. Station verticale. — Le bassin est fortement incliné à gauche et en avant. Lépine iliaque antéro-supérieure gauche est à 4 centim. environ au-dessous de la droite. E
Le tronc est facilement incliné à gauche. Le membre inférieur de ce côté est dans l’extension et Supporte presque seul le poids du Corps. À droite le pied ne repose que sur l'extrémité des orteils, il est en rotation externe à angle droit, Saillie du grand trochanter énorme et angulaire au-dessous de l'épine iliaque. Proéminence marquée du ventre.
Vue par derrière, la déformation est encore plus appréciable. La fesse droite paraît mesurer deux fois la largeur de la gauche. Le pli fessier est très soulevé. La station verticale ne peut se maintenir longtemps.
La marche est presque impossible et absolument disgracieuse. Le tronc décrit un énorme courbure concave à droite commençant à Ja saillie de l'extrémité supérieure du fémur et finissant au cou. Toutes les fois que le pied droit repose à terre, cette courbure s'exagère beaucoup et le thorax s'incline de ce côté avec une véritable brusquerie tandis que s'élève le bassin. Il se forme dans la région lombaire une série de longs plis antéro-postérieurs.
Le fémur paraît immobile sur l'os iliaque.
Le pied reste en rotation externe et ne repose que sur les orteils.
Quand le pied gauche pose seul, la déformation du tronc tend à se corriger, mais ne le fait que très imparfaitement.
Raccourcissement de trois travers de doigt.
Bord supérieur du grand trochanter à deux travers de doigt au-dessus de la ligne de Nélaton.
La tête fémorale est facile à reconnaître. Elle est volumineuse, de la grosseur d’une petite pomme d’api. Elle est contre le trochanter, séparée de lui par un simple étranglement, un sillon plutôt qu'un col véritable. Elle roule dans la fosse iliaque avec quelques craquements. L'’abduction est très limitée. Le point maximum d’écartement du membre est le plan antéro-postérieur passant par l’épine iliaque.
29 juin. Réduction sanglante, Opérateur M. Broca, aide Delanglade. Mise à au de la jointure comme pour l'opération de Hoffa. La tête apparaît immédiatement dans les pelvi-trochantériens aussitôt la capsule incisée. Elle est augmentée de volume ét ne présente plus ni ligament rond, ni cartilage d'envoûtement. Elle est bosselée. Autour d'elle et du col, qui est court, se frouve une masse considérable de tissu fibreux n'ayant plus l'apparence capsulaire. Décollement à la rugine, ce qui, une fois fait, permet de luxer la tête hors de la plaie, d'engager l'index gauche dans le cotyle qui, comblé de tissu fibreux, est élargi à la curette tranchante. Réduction par flexion, abduction et pression directe sur la tête. Suture du copeau trochantérien cartilagineux. Pansement au collodion. Extension d'Hennequin.
Suites. — Température : 29 s. 370,5; 30 m. 38°,4, s. 890,8; 1er juillet m. ets. 380,8 ; 2 m. 390,5, s. 400,4; 8 m. 38°,8, s. 39°,92; 4 m. 380,8, s. 390,5 ; 5 m.38°,5, SAS TT OI IN-1760,0,.6: 380,2. Puis température généralement au-dessous de 38°. Le premier pansement fait le 2 juillet a montré que la plaie suppurait., On renouvelle les pansements d'abord tous les jours jusqu’au 6 juillet, puis tous les deux ou trois jours. A partir du 17 août tous les quatre jours. La cicatrisation n’est complète qu'à partir du 12 septembre. Ce n'est également qu'à partir de cette époque que l'on commence à mobiliser et à masser la jointure.
» La fillette sort le 24 septembre 1893. Elle ne présente plus à aucun degré la déformation qu’elle avait au moment de son entrée. Elle marche facilement, mais continue à boiter car elle conserve un peu de raccourcissement et surtout parce que l'articulation est légèrement raide. Il n’y à aucune comparaison à établir entre cette claudication assez légère et celle qu’elle avait avant l'opération. E
Les parties sont bien en place. Dans aucune manœuvre la tête n’est perceptible ni en avant ni en arrière. Le grand trochanter est sur la ligne de Nélaton.
L'abduction reste limitée. “é
OBS. 39 (inédite) (due à l’amabilité de M. BROCA). — ZLuxation congénitale double.
Marie C..…., 11 ans, entrée le 22 février 1896, à l'hôpital Trousseau, salle Giraldès. Luxation postéro-supérieure grave avec contracture des adducteurs. Soumise à l'extension continue du jour de son entrée au jour de son Opération.
3 mai 1896. Réduction sanglante. Opérateur, M. Broca, aide, X... M. Broca suit exactement la technique de Lorenz et emploie pour la réduction la vis à extension. Réduction facile. La tête était peu déformée et sans antéversion.
O8s. 40 (inédite) (due à l’amabilité de M. Buoca).
Louise F..., 8 ans, entre à l'hôpital Trousseau, salle Giraldès, le 14 avril 1896. s
Luxation congénitale du fémur droit. Variété en haut et en avant.
Extension continue par le procédé d'Hennequin, depuis son admission à l'hôpital jusqu’à l'intervention.
T mai 1896. Réduction sanglante par M. Broca. Procédé de Lorenz. Réduction opératoire facile à obtenir mais difficile à maintenir car la tête est en anté— version notable et ne reste en place qu'avec une forte rotation interne,
Suites opératoires simples.
O8s. 41 (inédite) (due à l’amabilité de M. BRocaA).
Fille, 16 ans et demi. Luxalion postérieure, très éloignée et bilatérale, Devenue notablement douloureuse à droite. Soumise préalablement à l’opéra=
tion, à l’extension continue à l'hôpital Saint-Antoine, dans le service de
M. Monod, par M. Hennequin, pendant deux mois.
14 mai 1896. Réduction sanglante par MM. Broca et Monod. Antéversion de la tête fémorale telle que l'axe de l'extrémité supérieure du fémur est paral« lèle à l’axe du pied. Os très dur à creuser, cotyle tout petit, à bout de doigt. Le ligament rond était conservé. La réduction a exigé une traction très énerx gique et une forte rotation en dedans, après avoir, avec le doigt en crochet sur le col, amené la tête en avant (ce qui a été fait également pour l’opérée prés cédente).
L'opérée va très bien.
$ 1. — Réduction orthopédique par le procédé de Lorenz
* OBs. 42 (personnelle). — Luæation congénitale du fémur droit. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz. Récidive.
Père et mère bien portants. Les frères et sœurs plus âgés, bien portants. Pas d’autres vices de conformation ni de tares quelconques dans la famille.
Grossesse normale. Présentation du sommet. Accouchement à terme sans aceident.
L'enfant ést nourri au sein par sa mère jusqu'à l'âge de 20 mois. Il marche à 13 mois et boite depuis cette époque. Il tombe souvent et marche à peine, mais jamais il ne souffre.
État actuel, 29 août 1895. — L'enfant présente tous les signes d’une luxation iliaque très accusée pour son âge. Marche caractéristique avec forte ascension trochantérienne très facilement perceptible sous les téguments au moment de l'appui, ascension du bassin et inclinaison latérale du tronc au même temps. Du côté droit, il ne repose sur le sol que par la pointe du pied.
Dans la s/ation verticale, on observe une légère déviation dorso-lombaire à convexité gauche, mais cette courbure disparait dans le décubitus. Élargissement et aplatissement considérable de la fesse à la partie supéro-externe de laquelle se voit la saillie convexe de l'extrémité supérieure du fémur.
Décubitus. — Raccourcissement du membre inférieur droit égal à 3 centim. 5. De l’épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe, 39 centim. à droite, 42 centim. 5 à gauche. Les jambes ont la même longueur. De l'interligne du genou au sommet de la malléole externe, 19 centim. de chaque côté.
Le triangle de Scarpa est, à droite, mou et dépressible. Le bord supérieur du
trochanter dépasse de deux centimètres la ligne de Nélaton-Roser. Au-dessus
et en arrière de ce bord, on sent aisément la tête fémorale, très superficielle dans la fosse iliaque.
Atrophie très marqnée des muscles de la cuisse et de la fesse.
Tous les mouvements ont leur amplitude normale, sauf Pabduction qui est légèrement limitée.
29 août 1895. Chloroforme. Réduction facile par les manœuvres de Paci, sauf la rotation externe, mais difficulté extrême de la maintenir, On ne le peut que dans l'extension et l'abduction forcée. Grand spica plâtré dans cette position suivant la méthode de Lorenz, mais pas de ténotomie des adducteurs.
29 octobre 1895. L'enfant a marché juste huit jours après l'application de l'appareil et dès le premier jour s’est habitué à cette position peu commode. Il joue volontiers, court même, monte facilement les escaliers, mais ne peut les descendre, Comme preuve de son activité, sa mère me montre une paire de chaussures qu'il à usées dans ce dernier mois.
L'appareil est enlevé sous le chloroforme. Le membre inférieur est amaigri et les muscles sont certainement atrophiés, mais la position est parfaite. Les deux membres sont rigoureusement égaux. Il n’y à aucune tendance spontanée au déplacement. J'exécute facilement la flexion presque jusqu'à l'angle droit et de petits mouvements d'abduction, d'adduction et de rotation sans que se reproduise la tendance à la récidive. Mais je me garde naturellement d'insister.
Deuxième appareil semblable au précédent, mais diminuant de moitié l’abduction.
22 décembre 1895. Chloroforme. Ablation de l'appareil. La réduction se maintient parfaite. Je remets un Spica plâtré léger, embrassant le bassin et la partie supérieure de la cuisse, n'ayant d'autre but, par conséquent, que de maintenir l'extension complète avec un léger degré d'abduction. à
12 janvier 1896. Le dernier appareil est retiré. Réduction absolue. Le bord Supérieur du trochanter affleure juste la ligne de Nélaton-Roser. La tête n’est pas perceptible. Les mouve ments passifs ne sont pas aussi larges qu’à l’état normal. La flexion ne va que jusqu’à 100 environ. Légers c'aquements. Dans la station sur le pied malade seul, le bassin reste abaissé de ce côté et la contraction facilement perceptible qu moyen fessier suffit à maintenir l'équilibre du corps (signe de Trendelenburg).
Le membre inférieur droit est légèrement plus court que le gauche (quelques millimètres de différence à peine). Cependant, symétrie absolue des deux moiliés du corps dans la station verticale.
Pendant quatre semaines, la guérison se maintient, l'enfant est régulière ment suivi et MM. Broca, Ch. Nélaton et Collin qui l'ont vu aussi, ont constaté la réduction. Il me semble Cepeadant qu'insensiblement, le membre devient un peu plus court et que notamment le bord supérieur du grand trochanter remonte un peu plus au-dessus de Ja ligne de Nélaton-Roser que primitivement ; il affleurait juste, mais ce glissement est progressif et insensible.
8 février. L'enfant a passé la veille sa journée à l'asile où il n'a cessé de Courir et de jouer sans Surveillance. Quand on l’en a ramené, il souffrait, ce qui ne lui était pas arrivé depuis la pose de l'appareil, et ne pouvait plus marcher. Examiné alors avec Soin, il paraît présenter une récidive, car le membre est plus court d’un travers de doigt, car le bord supérieur du grand trochanter dépasse de cette longueur la ligne de Nélaton et Surtout parce qu'on sent audessus et en arrière de lui la tête arrondie. Mais je constate qu'il est impossible de lui imprimer des mouvements anormaux dans le sens vértical ou latéral. Le membre est en adduction. L’abduction est très gènée et douloureuse.
Le 10. Chloroformisation. Application d'un nouvel appareil avec lequel l'enfant marche de nouveau assez facilement.
Je crois qu'ilavait dû se former autour du cotyle un rebord Cartilagineux trop faible encore pour lui prêter un appui solide et définitif et que ce rebord s'est affaissé en un point sous la pression du Corps. Le membre inférieur était en adduction,
O8s. 43 (personnelle). — Luxation congénitale du fémur droit. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz (malade en cours de traitement).
Henriette C.…., 16 mois, soignée à la consultation externe de l'hôpital Trousseau. :
Père et mère bien portants. Deux enfants morts à 14 et 4 mois (les aînés) de méningite. Une sœur de 4 ans bien portante.
Une cousine issue d'un cousin germain est affectée de luxation congénitale. Grossesse et accouchement sans accident Présentation du sommet, On ne s'aperçoit de rien à la naissance. La fillette marche à 15 mois en boitant. Elle est délicate, sujette à de fréquentes bronchites. Jamais elle n’a été paralysée.
État actuel, 4 décembre 1893. — Saillie angulaire considérable de la hanche droite. Pendant la marche, mouvements d’oscillation latérale inverse du tronc et du bassin avec ascension du grand trochanter sur la fosse iliaque externe.
Mensurations. — De V'épine iliaque antéro-supérieure à la base de la rotule 15 centim. à droite, 18 centim. à gauche. Le trochanter dépasse à peine la ligne de Nélaton. La tête est en avant et au-dessus de lui dans la partie tout antérieure de la fosse iliaque externe. Craquements à l'occasion des mouvements communiqués. Abduction assez limitée, tous les autres mouvements on une amplitude plus grande qu’à l'état normal.
Revue le 14 mars 1895. État fonctionnel très médiocre. La fillette n’aime pas à courir ni à jouer. Après dix minutes de marche, elle pleure et se fait porter. Elle souffre souvent le soir au niveau de la hanche ou du genou.
État actuel. — Station debout. Pas d’ensellure. Pli fessier légèrement abaissé à droite. Bassin légèrement abaissé à droite. Fesse élargie et aplatie. Légère courbure du rachis à convexité sacro-lombaire droite. Atrophie de la fesse, de la cuisse et de la jambe.
Le pied droit reste pendant la marche en forte rotation interne (45°) d’où croisement des pieds à chaque pas. Glissement trochantérien assez marqué mais peu d’oscillations inverses du thorax et du tronc. Dépressibilité du triangle de Scarpa à gauche. Tête facilement perceptible en haut et en arrière du grand trochanter qui dépasse de 2 centim. laligne de Nélaton. Mensurations : de l'épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe, 40 centim. à droite, 42 centim. à gauche. Réduction facile même sans anesthésie par les manœuvres de Paci, sauf la rotation externe.
15 janvier 1896. Chloroforme. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz après ténotomie sous-cutanée des adducteurs.
jer avril. Ablation de l'appareil. La tête est bien fixée et le membre d’une longueur égale à celui du côté opposé. Application d'un nouvel appareil.
O8s. #4 (personnelle). — Luvation congénitale du fémur gauche. Variété en haut et en arrière. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz (malade en cours de traitement).
Françoise B.., 3 ans et demi, soignée à la consultation externe de l'hôpital Trousseau.
Père ct mère bien portants. Un frère ainé à eu au bras un abcès tuberculeux. Une sœur de la mère est boiteuse depuis sa naissance et déhanche.
Pas d’autres vices de conformation dans Ja famille. Grossesse normale. Présentation du siège. On ne remarque rien au moment de la naissance, Ce n’est qu'à 17 mois que l'enfant marche seule. Elle boitait légèrement au début. Depuis sa elaudication a notablement augmenté. Elle est active, joue et court en Sautillant ile talon de Ja chaussure du côté sain s'use deux fois plus vite que l’autre). Elle se fatigue par la marche et demande à se faire porter au bout d'une demi-heure. Jamais elle ne souffre. AE
État actuel, 14 janvier 1896. — Station verticale. Le bassin est abaisse du côté malade, la région lombaire du rachis légèrement convexe de ‘ce côté. 1 centim. 5 de flèche. Saillie trochantérienne relativement faible et arrondie. Abaissement du pli fessier et du pli de l'aine à gauche. La grande lèvre gauche est abaissée et portée à droite.
Marche. — Oscillations latérales assez marquées ; il est très facile d'y distinguer Ce Qui appartient à l'élévation du fémur ct à celle du bassin. Décubitus. — La tête du fémur gauche se perçoit facilement au-dessus et en
arrière du bord supérieur du grand trochanter. Elle parait (examinée d'après les conseils de Lorenz)-aplalie à sa partie postéro-interne.
Le bord supérieur du grand trochanter est à 3 cenlim. au-dessus de Ja ligne de Nélaton. Pas de craquements. Mouvements tous normaux ou exagérés sauf l'abduction qui est légèrement limitée.
Mensuralions : de l'épine iliaque aäntéro-supéricure au sommet de la malléole externe 44 centim. à droite, 41 centiim. à gauche. $ \ 3
Chloroforme. Réduction orthopédique sans ténotomie des adducteurs. Appareil de Lorenz.
20 mars. L'appareil est changé, En dehors de l'attitude abduction la tête fémorale n'est pas fixée contre le cotyle rudimentaire.
Deuxième appareil Maintenant l'abduction Comme le premier.
OBS. 45 (personnelle). - Luxation congénitate bilatérale des Jémurs. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz.
Marcelle C..., 32 MOIS, soignée à Ja Consultation externe de l'hôpital Trousseau. :
Père et mère bien portants. Pas d'autres enfants. Pas d'autres vices de conformation dans Ja famille.
SE ns à MAS pe Dr “
Pendant la grossesse, normale « ailleurs, chute au quatrième mois dans les escaliers, sans suite fâcheuse. Accouchemment dure uatorze heures sans complications. Présentation du Sommet. La fillette nourrie au sein à la Campagne marche à 25 mois et se dandine dès ses premiers pas.
Pas de douleur. Marche assez facile, mais causant. rapidement de
; la lassitude.
Etat actuel, 27 octobre 1895, — Elargissement COnSidérable des
fesses. Ecar-
tement des faces internes des cuisses. Pas d’ensellure. Saillie légère des deux trochanters en dehors et un peu en arrière.
Marche caractérisée par les oscillations inverses du tronc et du bassin. Très léger glissement vertical du trochanter. F
Décubitus. — De l'épine iliaque antéro-supérieure au sommet de la malléole externe 37 centim. de chaque côté. Bord supérieur du grand trochanter à 2 centim. au-dessus de la ligne de Nélaton. La tête est au-dessus et en arrière de lui dans la fosse iliaque externe.
Rachitisme des membres inférieurs (tibias en parenthèse) et du crâne globuleux au niveau du frontal, aplati au niveau de l'occipital.
29 octobre. Chloroforme. Réduction par le procédé de Lorenz facile à droite, incomplète à gauche. Appareil double de Lorenz à grand écart.
15 décembre. L'appareil est changé. Aucune tendance des fémurs à la fixation, nouvel appareil.
16 février. L'appareil est retiré. A droite la tête fémoralé parait en place et bien maintenue. La luxation se reproduit au contraire immédiatement du côté gauche. Les parents qui assistent à cet examen sont découragés, et surtout très affectés de la diminution de volume des deux cuisses qui se sont certainement atrophiées. L'enfant n'a jamais été capable de faire un pas. Ils refusent de laisser continuer l'application du traitement.
Os. 46 (personnelle). — Luxation congénitale bilatérale.
Marie R..., 3 ans et demi.
Père, luxation congénitale du fémur droit, Pas d’autres enfants.
Grossesse et accouchement sans accident,
Marche à 20 mois en se berçant.
Pas de maladie antérieure.
État actuel. — Lordose assez considérable. Luxation double en haut et en arrière sans rétraction des addueteurs. Lésions parfaitement symétriques.
Pas d’antéversion des têtes fémorales.
29 octobre 1895. Réduction très facile à droite, avec claquement, à gauche pas de réduction vraie (exactement comme pour la petite Couf... traitée le même jour). Ténotomie des adducteurs. Appareil de Lorenz écartant au maximum Îles membres inférieurs.
15 décembre. Dès que l'appareil est retiré, les tètes fémorales reprennent leur situation vicieuse en haut et en arrière. Elles ne sont fixées à aucun degré.
La mère ne veut pas qu'on continue le traitement.
O8s. 47 (personnelle). — ZLuxvation congénitale des fémurs droit. Réduction orthopédique. Appareil de Lorenz. (Malade en cours du traitement).
Julia:C.3 ans, soignée au dispensaire des Enfants-Malades de Marseille. Père et mère bien portants. Pas d’autres enfants.
Pas de vices de conformation dans la famille.
Marche à 14 mois et déhanche depuis cette époque.
État actuel. — Atrophie évidente de tout le côté droit, surtout accusée au membre inférieur, existant aussi au tronc, au membre supérieur et à la face.
Aplatissement et élargissement de. la fesse droite. Saillie trochantérienne plus élevée et plus considérable que du côté gauche. Pendant la marche, ascension trochantérienne considérable, balancement du thorax et élévation inverse du bassin à un degré moindre. Fatigue rapide. Pas de douleurs.
Décubitus. — La tête est en haut et en arrière, avec un degré notable d’antéversion. L'adduction est limitée, les autres mouvements normaux.
* Mensurations. — De l'épine iliaque antéro-supérieure au sommet de là malléole externe 40 centim. à gauche, 38 centim, 5, à droite. Du bord supérieur du trochanter au sommet de la malléole externe, 37 centim. à gauche, 36 centim. à droite. Du bord supérieur du grand trochanter à l’interligne du genou 19 centim. de chaque côté. De l'interligne du genou au Sommet de la malléole externe 19 centim. à gauche, 18 centim. à droite.
19 avril 1896. Réduction facile par traction dans l'extension et abduction, après ténotomie des abducteurs. o fe
I faut pour la maintenir un fort degré de rotation interne. Appareil de Lorenz.
L'enfant marche depuis le lendemain de son Opération.
Ons. 48 (personnelle). — Zuxation congénitale du fémur gauche. Réduction orthobédique. Appareil de Lorene.
Rose M.., 3 ans, soignée à la consultation externe du dispensaire des Enfants-Malades de Marseille.
Père et mère bien Portants. Deux sœurs plus âgées, bien constituées.
Pas d'autre vice de conformation dans la famille. ;
Grossesse sans accident. Accouchement durant deux heures.
Présentation du sommet. On ne remarque rien au moment de Ja naissance. nourrie au sein par la mère Jusqu'à 13 mois.
Marche à 15 mois. Boite immédiatement. Ne tombait pas plus souvent que ses sœurs. Trotte dans la maison toute Ja journée. Ne souffre pas.
État actuel, 13 mai 1896. — Un peu d’aplatissement de la fesse et de saillie trochantérienne. Pas d'autre déformation apparente.
Marche le pied un peu en dehors avec ascension verticale du trochanter dans la fosse iliaque. Pas de Mouvements anormaux du bassin et du thorax.
De l’épine iliaque antéro-Supérieure au sommet de la malléole externe 39 centim. 5 à gauche, 40 centim. 5 à droite. .
Le bord supérieur du grand trochanter est à un centim. au-dessus dé la ligne de Nélaton-Roser, La tête fémorale est au-dessus et en arrière arrondie et non déformée, Assez mobile, paraît se réduire très facilement. Abduction limitée.
16 mai 1896, Chloroforme. Réduction facile avec claquement Les deux
membres deviennent rigourèusement égaux, mais les adducteurs étant rétractés, ilest nécessaire de faire la ténotomie sous-cutanée pour obtenir l'abduction : nécessaire. D 17 mai. L'enfant fait quelque pas seule. Elle quitte le dispensaire.
$ 2. — Luxations non opérées.
Os. 49 (inédite) (due à l’obligeance de notre maître, M. LANNELONGUE). — k Luæation congénitale double.
Fillette 19 mois.
Grosse tête. Fontanelle antérieure très ouverte mesurant un pouce de long. Front olympien. Tête à gros ovale postérieur et latéral. Ne parle pas. Dit à peine papa et maman N'a pas l'air bien développée. Thorax un peu aplati latéralement, mais peu. Chapelet médiocre. Membres supérieurs normaux. Tibias et fémurs légèrement arqués. Pas de nodosités épiphysaires.
Hanche droite. — Craquements perceptibles à distance. La tête paraît déplacée en haut et en avant. Hyperextension postérieure. Contracture des adduc= teurs. >
Hanche gauche. — Craquements aussi, mais à un degré moindre. La tête fémorale est, comme celle du côté droit, perceptible dans le creux inguino-crural. Les muscles des deux côtés sont peu volumineux.
L'enfant ne marche pas et n’a fait que peu d'efforts dans ce.sens. Quand elle a essayé, “elle est toujours tombée.
La mère a eu deux grossesses sans accident. Celle-ci a été affreuse jusqu'au quatrième mois. Nausées et vomissements incoercibles. La mère a dû garder le repos pendant deux à trois mois.
Os. 50 (inédite) (due à l'ubligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation légère de la hanche droite en haut et en arrière.
Garçon 3 ans.
Atrophie musculaire de tout le membre, mais surtout des extenseurs de la jambe et des péroniers avec légère résistance et contracture des muscles postérieurs du mollet. Atrophie notable de la cuisse droite, du triceps principalement.
Hanche gauche normale.
L'enfant a marché à 17 mois. La grossesse de la mère a été bonne.
OBS. 51 [inédite) (due à l'obligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation légère de la hanche droite en haut et en arrière.
Fillette, 2 ans et 5 mois.
Atrophie des fessiers, des muscles de la cuisse et de ceux de la jambe. L'enfant a commencé à marcher à 18 ou 19 mois et a toujours boité. Actuellement la marche est difficile et se fait avec déhanchement.
OBs. 52 (inédite) (due à l'obligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation en haut de la hanche droite.
Fillette 3 ans et demi.
Boïîterie légère. Pas de déhanchement. Atrophie des fessiers, de la cuisse, et de la jambe. L'enfant à marché à 20 mois seulement. Pas à opérer.
OBS. 53 (inédite) (due à l'obligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation double en avant, exlrémement considérable.
Fillette 3 ans et demi.
L'enfant peut marcher seule. Elle se tient encore le long des meubles pour se déplacer. Par contre elle marche à genoux avec un art incroyable. Double atrophie extrémement prononcée. Luxation grave au point de vue de l'avenir. Sera probablement à opérer.
OBs. 54 (inédite) (due à l'obligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation de la Zanche gauche en haut et en arrière peu prononcée.
Garçon 4 ans.
Atrophie très prononcée de tous les muscles du membre inférieur, y compris : ceux de la plante. N'a marché qu'à 22 mois. Pas à opérer. Ne
OBS. 55 (inédite) (due à l'obligeance de M. LANNELONGUE). — Luxation congénitale en haut et en arrière du côté gauche.
Atrophie de la fesse, de la cuisse et du mollet très reconnaissable. Marche à 2 ans.
Rien chez les parents qu'une scoliose de la grand'mère. Ne pas opérer.
OBS. 56. {duc à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale double de la hanche. (E. DUPRÉ, th. Paris, 1891.)
Clotilde R..., 13 ans.
Aucun renseignement positif sur le père. La mère se porte bien. Quatre enfants et une fausse couche.
Le
Le premier enfant est mort à sa naissance, étranglé par le cordon, d'après le dire de la mère. Le second est mort à l’âge de quinze jours. La troisième grossesse s'est terminée par une fausse couche de six semainés, Sans Cause connue. Le troisième enfant est la jeune fille qui nous occupe. Le quatrième est un garçon qui se porte bien. Rien de particulier pendant les grossesses.
A l'examen de la malade, on constate que, couchée sur le dos, elle présente l'attitude suivante : les cuisses sont dans l’adduction avec une légère rotation en dedans, de telle façon que les genoux sont en contact par leur rotule et semblent vouloir se pénétrer. La cuisse est fléchie sur le bassin, phénomène dissimulé par la déviation du bassin. La courbure lombaire très accentuée est la preuve de cette déviation ; le plan du détroit supérieur tend à devenir tout à fait vertical.
La déformation la plus frappante et l'élargissement symétrique des hanches ; le bassin paraît très développé. Mais il est facile de voir que ces saillies latérales n’appartiennent pas au bassin, qu’elles sont distinctes des crêtes iliaques, en dehors desquelles elles se trouvent, et qu’elles se continuent directement avec la cuisse. Le bassin descend, s’emboîte entre ces deux saillies.
La peau est sillonnée de plis, de rides comme chez les vieilles femmes, par le fait même de cet enclavement du bassin entre les fémurs.
La malade, couchée sur le ventre, se présente avec des saillies postéroexternes, avec effacement incomplet du pli fessier des deux côtés, et courbure en forme de bateau, au-dessus des fesses.
La palpation permet de reconnaître, dans ces masses externes du bassin, le grand trochanter dont la découverte est facile. Le sommet du grand trochanter est à peu près à la même hauteur que la crête iliaque : il n’occupe plus par conséquent sa position normale et à fait un ascension de 7 à 8 centimètres au moins.
En partant du grand trochanter et en suivant le col du fémur, on arrive très vite sur la tête, à cause de la briéveté du col. Elle occupe la fosse iliaque et présente une mobilité en rapport avec les mouvements du membre.
Les épines iliaques antérieures et supérieures, dirigées verticalement en bas, sont sur le même plan que le sommet du grand trochanter. ; A la place que devait oceuper la tête fémorale, au niveau de la cavité cotyloïde, il existe une dépression. Les doigts qui explorent tombent dans une sorte de
trou.
Les mouvements d'adduction sont limités également des deux côtés. Pendant ces mouvements, la dépression du pli de l'aine augmente considérablement.
Les mouvements de flexion sont moins prononcés qu'à l’état normal.
Il en est de même des mouvements d'extension. Si on les pousse un peu -plus loin, ils se passent dans le bassin.
La recherche des mouvements de la tête du fémur présente certaines particularités. Au lieu de rouler sur elle-même, sans se déplacer du point qu'elle occupe, la tête se déplace dans la fosse iliaque, en décrivant des arcs de cercle plus ou moins marqués.
Dans la station verticale, la tête mobile, dans la nouvelle cavité qu'elle s’est créée, subit encore un mouvement d’ascension facilement appréciable à la vue et par la palpation de la saillie trochantérienne dans ses rapports avec la crête iliaque. >
L'axe du corps semble alors divisé en deux, et compris dans deux plans : un plan qui comprend les membres inférieurs, passe par les trochanters et devient postérieur, et un plan qui comprend le trone et devient antérieur. Il semble chevaucher sur le premier plan.
La marche est caractéristique. Il y a un balancement alternatif du corps de droite à gauche et de gauche à droite, se produisant à chaque pas.
Les mouvements d’ascension de la tête du fémur sont appréciables par la simple inspection si on voit l'enfant de dos pendant qu'elle marche.
Si on applique la main sur la fesse, on sent à chaque pas le choc de la partie supérieure du fémur contre la main exploratrice.
O8s. 57 (due à l’obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale double de la hanche en arrière etenhaut. — 2. Duprt, th. Paris, 1891.
Joséphine M..., 3 ans.
L'enfant à toujours mal marché. Les deux membres inférieurs se tiennent dans l’adduction et la rotation en dedans ; mais cet état est surtout prononcé à : gauche. À gauche la tête fémorale se meut au-dessous de la crête iliaque ; elle forme une saillie au-dessus du grand trochanter qui soulève les téguments. La flexion et la rotation en dehors sont impossibles. A droite, on observe les mêmes phénomènes mais moins accusés. |
En imprimant à l'articulation coxo-fémorale divers mouvements, on perçoit l'existence de craquements articulaires.
En même temps, le creux inguinal se déprime et on n’y reconnaît pas la présence de la tête fémorale.
À gauche, on observe un léger raccoureissement. L'examen des fesses fait voir la saillie des grands trochanters, qui sont en même temps remontés.
I existe, dans les muscles de la jambe et de la cuisse de chaque côté, un état de contracture assez prononcé ; la flexion de la jambe sur la cuisse est difficite à produire ; il faut vaincre une résistance, et cette résistance vaincue, le mouvement s'achève assez bien. Les adducteurs de la cuisse offrent le même état et, dès qu'on commence à porter la cuisse dans l’abduction, ils prennent un état de rigidité que rien ne peut vaincre. Quand l'enfant marche, il existe une courbure lombaire très prononcée ; le ventre est saillant en avant, les fesses sont saillantes en arrière : l'enfant porte les cuisses l’une en avant de l’autre, ét le membre inférieur tout entier en valgus. :
L'enfant est venue au monde par le Siège. L'accouchement a été difficile et on a dû recourir au forceps. ve
O8s. 58 (communiquée par M. le professeur LANNELONGUE). — Variété de luxation congénitale de la hanche double, surtout en arrière en haut et un peu en dehors. — (E. Dupri, th. Paris, 1891.)
Louise B..., 3 ans.
Les deux membres inférieurs sont dans le rotation en dedans ; mais cette position est plus prononcée à gauche qu’à droite. On peut facilement exagérer ce mouvement ; au contraire la rotation en dehors est très difficile.
En imprimant des mouvements à la hanche, on perçoit de chaque côté des craquements articulaires. Ë
A l'examen du creux inguinal, on note un méplat très frappant, et les doigts n'y sentent pas la présence de la tête fémorale, On ne peut pas dire qu'il y ait atrophie des muscles d'un côté ou de l’autre.
Longueur des membres égale.
Saillie des grands trochanters, plus accusée à gauche qu’à droite. Ces saillies sont très rapprochées des épines illiaques antérieures et supérieures ; et immédiatement au-dessus d'elles on sent la tête fémorale qui se trouve placée un peu en dehors de l’épine iliaque antérieure et supérieure, et presque à son niveau. De plus, la tête du fémur n'est séparée des doigts sous lesquels elle roule que par une épaisseur de téguments très minime. :
L'enfant ne se tient que difficilement debout. Quand il fait quelques pas, il oscille de côté et d'autre. |
D'après la mère, la marche à toujours été très difficile et à commencé à se faire à un an.
O8s. 59 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale double de la hanche en haut et en arrière. —(E. DU PRÉ, th. Paris, 1891.)
Pierre À.., 11 ans.
Les deux membres inférieurs sont dans l'adduction etla rotation en dedans.
En imprimant à l'articulation divers mouvements; on voit qu'ils sont tous possibles, mais, en même temps, on perçoit des craquements articulaires. Pas d’atrophie reconnaissable d'un côté ou de l’autre.
On observe dans le creux inguinal une dépression très marquée, et les doigts n'y sentent pas la tête fémorale.
Du côté de la fesse, saillie des trochanters très prononcée. Le pli fessier est effacé des deux côtés.
La tête du fémur se trouve logée dans la fosse iliaque externe presque inmédiatement au-dessous de l'épine iliaque antérieure et supérieure.
L'enfant se tient très facilement debout et la marche n’est pas très défectueuse. Il oscille seulement un peu de côté et d'autre.
D'après la mère, l'enfant n'a commencé à marcher qu'à l'âge de 20 mois, et a toujours marché comme à l'heure actuelle.
O8s. 60 ( due à l’obligeance de M. le professeur LANNELONGUE).— Luvation congénitale dela hanche gauche.
Marguerite C..., 4 ans.
Père ägé de 36 ans, bien portant. Pas d'antécédents d'aucune sorte dans sa famille. Mère 32 ans, vigoureuse, A eu 4 enfants et une fausse couche.
Le ‘premier à 14 ans à l'heure actuelle : il s’est toujours bien porté.
Le 2° à 9 ans, il est rachitique.
Le 3e à 6 ans, ct se porte bien,
Le 4e est l'enfant qui nous occupe.
Entre son premier et son second enfant, la mère à fait une fausse couche de 5 mois, sans cause connue.
La petite malade est suffisamment développée. A sa naissance elle semblait bien constituée. La grossesse avait été pénible, mais l'accouchement facile : présentation normale. : ;
I n'y à qu'un mois que la mère S’aperçut que l’enfant boitait de la jambe gauche. On constate tout d’abord que Ta jambe et surtout la cuisse sont consirablement atrophiées. Le raccourcissement estpresque nul. A la mensuration, le raccourcissement réel est de plus de 1 centimètre.
Si on couche l'enfant sur le dos, on constate : que la cuisse gauche est en adduction et en très légère rotation en dedans ; que le bassin n’est pas dévié et que la courbure lombaire n'est pas exagérée. Le plan du détroit Supérieur occupe Sa position normale. :
Si on fléchit Ja cuisse sur le bassin, ce mouvement se fait facilement et sans qu'on éprouve de résistance. :
La rotation en dehors laisse voir un creux au pli de laine plus accusé que de l'autre côté et occupant la région du triangle de Scarpa. Ce mouvement se fait facilement, Si on fait coucher l'enfant sur le côté droit, ou voit quand la jambe est étendue une forte saillie formée par le grand trochanter. Si on fait exécuter alors au membre des mouvements antéro-postérieurs, on sent le grand trochanter qui se déplace selon un arc de cercle de grand rayon, et on sent aussi la tête du fémur qui vient rouler sous le doigt.
Au niveau de la cavité cotyloïde, on sent une dépression soit qu'on explore la région fessière, soit qu'on porte la main dans le pli de l’aine.
Si on fait coucher l'enfant sur le ventre, on constate la saillie plus considérable du grand trochânter qui se dessine nettement sous la peau.
Dans la station verticale, le corps est incliné du côté malade. Pendant Ja marche, l'enfant boite. On voit alors les mouvements d’ascension et de descenle du grand trochanter.
Le pli fessier est plus effacé que du côté sain, et il est moins marqué.
Ogs. 61 (due à l’obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale de la hanche gauche appartenant à la variété iliaque supérieure. et postérieure. (DUPRÉ, th. Paris, 1891.)
Guillaume S.. , 10 ans, 19 mars 1884.
Le membre iédeue gauche est plus court que l'autre. Le pli de l’aine est beaucoup plus profond que celui du côté opposé. En y plongeant les doigts on n'y trouve pas la résistance de la tête fémorale.
Les muscles de la cuisse et ceux de la jambe sont plus grèêles et plus mous que ceux du côté droit. Le membre est placé en rotation légère en dedans. Tous les mouvements sont possibles quoiqu'avec un peu de difficulté.
Du côté de la fesse, si on porte le membre dans la flexion et la rotation en dedans, on sent nettement la saillie du grand trochanter qui est plus prononcée qu’à droite et on reconnait au-dessus l'existence de la tête fémorale qui est dans la fosse iliaque externe au-dessous de l'épine iliaque antérieure et supérieure.
En imprimant divers mouvements à l'articulation, on détermine des craquements articulaires très manifestes.
Dans la station verticale, l'enfant touéhe le sol par toute l'étendue de la plante du pied. Quand il marche, il boite fortement ; le tronc s’infléchit sur le membre luxé. Il n’y a pas de fauchage.
La mère dit que l'enfant n'a marché qu'à 19 mois et très mal : il a toujours boité. .
O8s. 62 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxa-
tion congénitale de la hanche droite, en haut et en arrière. (E. DUPRÉ, th. Paris,
Maria B..., 13 mois, 26 avril 1884.
Le pli de ES est plus profond à droite qu'à gauche. En y plongeant les doigts, on n’y reconnaît pas la présence de la tête fémorale, Pas de racourcissement. Pas d’atrophié musculaire apprèciable.
Dans les divers mouvements qu’on imprime à l'articulation, on perçoit l'existence de craquements articulaires. De plus l’abduction est très difficile. L’adduction et la rotation en dedans au contraire sont faciles. Si on examine le membre du côté de la fesse, on voit une saillie formée par le grand trochanter et audessus de cette saillie dans la fosse iliaque externe, en dehors de l'épine iliaque antérieure et supérieure, on reconnaît la tête du fémur.
L'enfant se tient à peine debout, et il n’a pas encore marché.
Dans la famille, personne n'est atteint de la même affection.
OBs. 63 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale de la hanche gauche appartenant à la variété iliaque supérieure. (E. DuPRÉ, th. Paris, 1891.)
Henri M... 18 mois, 4 février 1884.
Membre inférieur gauche un peu plus court que celui du côté opposé. Un peu d'atrophie des muscles de la cuisse et de la jambe. Colonne vertébrale infléchie.
Le pli de l’aine à la même profondeur des deux côtés en dedans ; mais en dehors il cesse d'exister du côté de la luxation. On n'y reconnaît pas. la résistance de la tête fémorale.
Mouvements limités par la résistance des muscles. Le .. trochanter est plus saillant, écarté et rejeté en arrière. Le pli fessier est un peu relevé.
En promenant les doigts dans la région fessière, on sent au-dessus du grand trochanter, immédiatement au-dessous de l’épine iliaque antéro-supérieure, une masse dure, arrondie, constituée par la tête fémorale qui soulève les muscles et qui forme une saillie très notable dans les mouvements de flexion et de rotation en dedans.
Crequements pendant les mouvements de la jointure.
Quand l'enfant est debout, il tient le membre dans une légère rotation en dehors. Quandil marche, il tient la jambe verticale. Au moment où il appuie le pied sur le sol, il fait un faux pas.
La mère raconte que l'enfant à commencé à marcher à un an. Il y a deux
mois seulement qu'on s'est aperçu qu'il boitait. La grossesse a été normale et l'accouchement facile.
Ogs. 64 (due à M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale de ‘ la hanche gauche appartenant à la variété iliaque FRE el postérieure. (E. DUPRÉ, th. Paris, 1891.)
Blanche M..., 4 ans.
Le 14 février 1884, on apporte une petite fille de quatre ans atteinte d’une affection du membre inférieur gauche. En l’examinant on remarque tout de suite que ce membre est plus court que l’autre. Le raccourcissement atteint deux centimètres, puis on voit que le pli de l’aine est plus profond que celui du côté sain. Le membre est un peu atrophié, les muscles de la cuisse sont plus grêles rt plus mous ; la cuisse offre une obliquité très prononcée en dedans.
En plongeant les doigts dans le pli de l’aine on ne sent pas la tête fémorale : enfin en imprimant au membre divers mouvements, on sent une résistance de la part des muscles, néanmoins tous les mouvements sont possibles. Pendant ces mouvements on perçoit des craquements.
Si maintenant on examine le membre du côté de la fesse, on s'aperçoit que le pli fessier est un peu relevé ; puis si l'on porte le membre dans la flexion et la rotation en dedans, on sent trés nettement le grand trochanter saillant et remonté, puis au-dessus de cette éminence, immédiatement au-dessous de l'épine iliaque antérieure et supérieure, on reconnaît l'existence d’une masse dure, arrondie, qui est la tête du fémur, laquelle est venue se loger dans la fosse iliaque externe et qui soulève les muscles. Dans la station verticale l’enfant touche le sol par toute l'étendue de la plante du pied, le tronc est renversé en arrière, l'abdomen légèrement proéminent. Quand elle marche, le
membre est maintenu vertical dans la rotation en dedans, la claudication est très prononcée et au moment où le pied appuie sur le sol il y aun faux pas:
Le père nous apprend que l'enfant n’a commencé à marcher qu'à 16 mois, la marche lui a toujours eté difficile, elle boite depuis qu'elle marche.
Ogs. 65 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luæation iliaque congénitale de la hanche gauche. — . Dupré, th. Paris, 1891.
Agnès P..., 17 mois.
Petite fille de 17 mois amenée le 25 mars 1884 pour une affection du membre inférieur gauche. A l'examen de ce membre on observe un léger raccourcissement comparativement à la jambe droite, une atrophié assez prononcée des muscles de la cuisse et du mollet de ce côté.
En plongeant les doigts dans le pli de l’aine, on ne sent pas la Lête fémorale : les mouvements se font assez bien, l'adduction et la rotation en dedans sont très faciles, mais la rotation en dehors est au contraire difficile. Notons en outre que, pendant ces divers mouvements, on perçoit des craquements articulaires.
Du côté de la fesse on observe les particularités suivantes : grand trochanter saillant et relevé, et au-dessus, dans la fosse iliaque externe, non loin de l’épine iliaque antérieure et supérieure, présence sous les doigts d’une masse arrondie, dure, qui roule dans les mouvements que l'ont imprime au membre et qui n'est autre que la tête fémorale. L'enfant posé sur le soltouche celui-ci par toute l'étendue de la plante du pied; quand à la marche elle est exceséivenient difficile, on observe une flexion de la jambe gauche et une inclinaison du tronc vers ce membre, il n’est d’ailleurs guère possible de se rendre compte de la façon dont se fait la marche, car c'est à peine si on peut obtenir de l'enfant qu'il fasse quelques pas ; ce qui est certain c’est que la claudication est très prononcée.
D'après la mère, cet enfant à commencé à marcher à 16 mois et la marche a toujours été très défectueuse. L'accouchement s'est bien fait, sans difficulté et la mère nous dit que personne dans la famille de l'enfant n’a présenté la même affection.
OBs.66 (communiquée par M.le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale de la hanche. Variété en avant et en haut. — E. Dupr ii, th. Paris, 1891.
Jeanne S..., 18 mois et demi.
L'enfant a marché à 17 mois d’une façon défectueuse. Le membre inférieur droit est dans la rotation en dehors. Il est plus court que l’autre d'un centimètre. On peut le ramener dans la rotation en dedans, mais pas complètement. Le membre est écarté du tronc un peu comme chez les cagneux.
Légère atrophie des muscles de la cuisse et du mollet. Mouvements de flexion, d'extension et rotation en dehors faciles. On sent la tête fémorale près
du pli de laine au niveau de la branche horizontale du pubis. Elle est sous la peau.
Craquements articulaires pendant les mouvements.
OBS. 67 (due à l’obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation
congénitale de la hanche appartenant à la variété en avant et en haut. — E. DUPRE, th. Paris, 1891.
Marie S..., 3 ans et demi, 3 mai 1884.
Dépression très marquée au niveau de la partie interne du pli inguinal droit. On ne peut y sentir la tête fémorale avec le doigt; mais on la trouve un peu plus haut, lègèrement en dehors de la partie moyenne de l’arcade de Fallope. En imprimant à l'articulation divers mouvements, on perçoit l'existence de craquements. D'ailleurs, tous les mouvements sont possibles ; seulement, l'abduction avec flexion et rotation en dedans est limitée.
La jambe dans l'état habituel est ‘tenue dans une adduction légère. Il est possible d'étendre la jambe en arrière au delà des limites normales. La cuisse se fléchit en arrière sur le tronc et alors la tête du fémur soulève les parties molles de la partie supérieure du triangle de Scarpa et forme un relief arrondi : ce triangle ne se dessine plus. É |
Si l’on cherche l'atrophie musculaire, on ne la trouve pas plus à la cuisse qu'à la fesse. +
Quand l'enfant est debout, le membre s'écarte du tronc en «Se portant en dehors, et quand elle marche, elle soulève le membre inférieur en fléchissant un peu le tronc en avant, elle frappe vigoureusement le sol avec le pied.
La mère nous apprend que l'enfant n’a commencé à marchèr qu'à 22 mois : de cet âge jusqu'à il y a six semaines l'enfant, comme dit la mère, n'était pas souple ; il y avait évidemment des troubles de la marche. Dans ces derniers temps, l’enfant a fait de longues courses et, depuis six semaines, presque tout d'un coup, elle s’est mise à boiter.
Pas trace de rachitisme.
. O8s.68 (due à l’obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luvation congénitale de la hanche gauche APparienant à la variété de luxation en haut et un peu en avant. — E. DUPRÉ, th. Paris, 1891.
Joseph P.., 18 mois, 21 Janvier 1884.
On apporte, le 21 janvier 1884, un enfant de 18 mois, offrant les particularités Suivantes du côté du membre inférieur gauche : ce membre est un peu plus court, la jambe est un peu atrophiée ; les muscles de la cuisse sont plus mous et plus grêlés. Le pli de l'aine à la même profondeur en dedans des deux côtés. Mais en dehors, et en haut, il cesse d'exister du côté de la luxation. Immédiatement au-dessous de l'éminence ilio-pectinée, on ne sent pas la tête du fémur, mais On la sent un peu plus haut.
Le oi
Sos —
H existe une diminution dans les mouvements communiqués et une résistance des muscles. Cependant, on peut faire faire au membre les divers mouvements.
Du côté de la fesse, rieu de particulier, si ce n’est que le pli fessier est un peu remonté et que la fesse est un peu plus plate.
Il n’y a pas d’ensellure lombaire.
Quand on recherche la tête du fémur, on reconnaît qu'elle est en haut et en avant, immédiatement au-dessous de l’épine antéro-supérieure et que, là, elle soulève les muscles et forme une saillie appréciable au doigt pendant les mouvements de flexion et de rotation en dehors.
En imprimant divers mouvements à l'articulation, on détermine des craquequements. Quand l'enfant est debout, il tient le membre en légère rotation en dehors. Le pied est plat.
Quand l'enfant marche, le membre est tenu vertical; il n’est pas éloigné du tronc, iln'ya pas de fauchage. L'enfant porte la jambe droit devant lui.dans la rotation en dehors ; ét au momentoüil appuie le pied surle sol, il ya un faux pas.
L'enfant n'a commencé à marcher qu'à 13 mois. Depuis qu'il marche, on s’aperçoit qu'il boite,et la claudication paraît aller en augmentant.
O8s. 69 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitale double de la hanche en avant. (8. DUPRÉ, th. Paris 1891).
Désiré B..., 2 ans et demi, 19 juin 1883.
Les membre inférieurs sont l'un et l'autre portés en totalité dans la rotation
en dehors ; le gauche l’est plus que le droit. Les pieds ont suivi ce mouvement et, par suite, la face plantaire du pied gauche regarde plus en dedans que d’habitude.
- Quand on explore l'articulation de la hanche, surtout à gauche, on reconnaît que le champ dans lequel se meut la tête du fémur est très étendu, qu'elle arrive en avant à effacer le pli de l’aine, que le mouvement de rotation en dehors est très étendu, celui en dedans très limité. D'autre part, dans les différentes manœuvres que l’on fait à l'égard de la tête, on sent une crépitation articulaire manifeste due à ce que la tête du fémur passe sur des parties inégales.
Os. 70 (due à l'obligeance de M. le professeur LANNELONGUE). — Luxation congénitule double du fémur en avant. (E. Dupré, th. Paris, 1891).
Marguerite B..., 21 mois, 8 mars 1884.
De chaque côté la face antérieure de la cuisse est élargie et convexe En arrière, les grands trochanters sont effacés et les deux fesses sont aplaties.
On note à droite et à gauche l'effacement du pli crural. Les pieds sont dans la rotation en dehors, surtout à gauche. La rotation en dedans est possible, mais limitée &
* Quand on place les membres dans la rotation en dehors et l'extension, on