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Les i('' SU II al, S tlcjà acquis cl les lirillaiitcs pcrspcctiM's (|iii se laissent entrevoir ne suffisent pas à ranil)ilion gci'niaiiique. Sur quelques rares points, la\oie (lecomniunicalionà claltlir entre llaniboui'g etlegdlie Persique ne peut iMrc n'alis/'C au nio\en (l'un raih\'n\ .
Le Bospho.re constitue, en ellet, un ohslaclc maritime devant longtemps subsister, puisque ce canal naturel ne saurait être franchi par une voie ferri'e qu'au ])rix «l'un travail grandiose sans doute, mais d'un prix colossal.
La prévoyance allemande a envisagé les deux hypolhèses. Elle travaille à l'adaptation de la jiremière à ses \ues et prépare la réalisation de la seconde pour un avenir plus éloigné.
Au mhiie titre que l'accaparement des voies ferrées, ces efforts réclament notre attention. Ils nous amènent à étudier la mainmise allemande sur les quais de Constantinople, sur le port de Itaïdar-Pacha et le projet de pont sur le Bosphore.
Les Chemins de fer orientaux dont les Allemands sont à peu près maîtres aboutissent non loin de Sainte-Sophie, à Stamboul, le grand faubourg indigène de Constantinople. Les marchandises qu'ils apportent à destination de l'Asie doixent être chargées sur des navires le plus souvent accostés aux quais de Constantinople. Ces quais ont été construits récemnîent par une société française
LA MAIXMISE I) K L'ALLEMAGNK Cl
(■ono('ssii)imairo de leur cxploilation. De iiotnlii-(His('S (liflii-ull(>s SI' sont ôlcvées entre la suci(''(é cl le iidiiverncniciil liiro. Les Allemands, ayant pu constater que la situation de la Compagnie française n'était pas des plus solides, conçurent le projet d'expulser les Français pour s'installer à leur place. L'opération, au début, pouvait sembler téméraire; elle n'avait cependant rien d'impossible. Il suffisait en somme d'accorder, ou plutôt de faire accorder par la Turquie à la société des quais une somme très supérieure aux dépenses réellement faites et à sa valeur actuelle. Les quelques hommes (pii étaient à la tête de l'entreprise résisteraient-ils à l'appât d'un gros bénéfice? On pouvait toujours essayer.
A la lin d'octobre 1889 parut un iradé impérial iiistiluant une connnission chargée d'étudier la i|uestion du rachat des quais par l'Etat. « Or, dit alors la Deutsche Zeituiig, le gouvernement n'a pas actuellement l'argent nécessaire au rachat et ne saurait administrer lui-mémo les quais. Il devrai! donc se trouver quelqu'un (jui fournît les fonds et se chargeât de l'exploitation. Ce serait la compagnie des Chemins de fer orientaux ou celle d'Anatolie. Comme la Banque allemande, Deutsche Bauk, estderricre l'une et l'autre, ce serait la Banque allemande elle-même. Par conséquent, si les quais devenaient possession allemande, ne fût-ce qu'à bail, tous les transports et les communications seraient aux mains des