‹ La Macedoine; Le chemin de fer de BagdadChapitre 34 sur 54 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

I L'Angleterre. — L'intérêt général britannique. La route des Indes et le canal de Suez. — Le Miulf in Gennanii dans le Levant. — Un point iVhixtuire. JI. Chamberlain, Guillaume II et r.\lleniagne en Turquie d'Asie. L'incident de Koweït, son historique et son importance. — L'hypothèse d'une entente anglo-allemande. La circonspection nécessaire.

II. Les Et.4ts-Unis. — Tension progressive des rapports entre Washington et Berlin. Le duel de demain. — Les Etats-Unis el l'Orient. Un débouché commercial.

III. L'Italie. — Son intérêt est indirect. Liaison de l'allaiie de Bagdad avec les vues sur Trieste et sur r.\lbanie.

IV. L'AuTRiCHE-HoNGRiE. — Son intérêt commercial à garantir. Le débouché des Balkans et du Levant lui est nécessaire — Sa liberté d'Etat li sauvegarder. Le Pangermanisme elles Allemands en Turquie.

V. L* Bulgarie et la Serrie. — Indépendance politique el économique à assurer. Les Allemands implantés en Asie ottomane seront plus puissants dans les Balkans.

VI. La Russie. — L'Empire des Tsars et les Allemands en Turquie. Conséquences économiques, politiques et militaires. — Opposition faite au projet de nouveau railway par le goiuernement el par la presse russe. L'état actuel des esprits.

L'Allemagne s'implante en Turt|uie. Tout récemment encore mal prévu, ce fait est aujourd'hui actuel, nouveau et considérable.

L'exécution du raihvav de Ba2;dad consacrera

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rinstallation germanique au cnur de la 'rui(|uic.

Un pareil fait et une pareille oulrcpiisc niodilicnt totalement la physionomie de la question d'Orient. Ses inc'luctables conséquences devant bouleverser profondément la situation respective des divers États dans le Levant, il n'est pas une puissance qui n'ait une attitude à prendre, pas un pays qui n'ait des intérêts à sauvegarder

Dans ce chapitre, nous rcclierclierons donc en quoi l'entreprise de Bagdad touche ou doit toucher l'Angleterre, les Étals-Unis, l'Italie, l'Autriche- Hongrie, la Bulgarie, la Serbie et la Russie (1).

L'Anolctorre \it de la politiciuo extérieure, dette simple cause eût suffi à Londres à faire observer de près les menées allemandes en Turquie, mais comme les Anglais furent les premiers à avoir eu l'idée d'une voie ferrée vers Bagdad, et que d'ailleurs leurs intérêts généraux sont directement touchés par la nouvelle politique defiuillaume II dans le Levant, ils en suivent le développement avec une attention passionnée.

(1) Le ciiapilre suivant sera consacré spécialement à l'étude des divers points de vue français.

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