I.A Kl! AN ci
sidt'i'ahlf.s (Ml Oririil. de n'y |iiis ilic rr|ir(''scnti'S.
« Les Franrais aiix(|Uols on s"cs( adrossi' (iiil juï»' ([uils avaient tout avantage à ne pas refuser leur concours; la question est de savoir à quelles eondilions ils le donneront.
« Messieurs, si une solution (Hait trou\(''e. en vertu de laquelle la soci(?t(:' d'Anatolie, concessionnaire de la lig-ne de Bagdad, disparaîtrait d'abord de^■ant une soci(''t('' d'(''ludes. — cai' on n'en est (|ue là, ]\I. Firmin Faure paraît ne pas le savoir, — la- (]uelle ci'derait ensuite le pas à une société définitive, oîi rélemcnt russe aurait pleine faculté d'entrer et où rél(''inent fi-ançais aurait, et dans la construction el dans l'exploitation et dans la direction de l'entreprise, iiiic juirt al)solii)iu'iil ('fialc à celle de l'élément étriniç/er le pliix farorisé. je demande à la Chambre s'il n'y aurait pas plutiH lieu de se féliciter de cette participation. ( Trè.i bien, très bien!)
(( Eh bien, c'estla solution qui se poursuit actuellement et dont l'adoption est la condition nécessaire de la participation de l'élément français à cette entreprise.
« Jelaisse maintenant à la Chambre le soin dédire si. par une loi et d'avance, elle entend signifier à ces Français qui, faisant acte d'initiative, travaillent à dévelojjper les intérêts français et, par conséquent, l'inOuence française en Orient, qu'ils auront le droit de rechercher des concours partout,
-.>7u i.i; ciiKMi.N m; iKit m: itAciiAii
e.\C('|il('' (l.iiis leur |ii-()|ii-(' |iays. iAiiiihiinlissrmetils. ) ( I I 11
Ce laiigaut! est catt''ii()ri(|iic. De l'cltc, (l(''claiali()ii <lo M. l)olcass('' niiiis |inu\oii.s ilciliiiro jilusiem's jioinls :
1° M. Dclcassé recomiafl i|ii(' la concession du clieniin do l'cr de Bagdad a liicii vlr donnée à la société d'Anatolie.
2° Il parait ignorer à la lialc du 2'^ mais l'.H)2 dans ijuclles conditions et [ninr (|nelles raisons la société d'Anatolie s'est mise en rapjiort avec celle de Smyrne-Cassaba, et par conséquent quelle importance capitale la communication directe avec Smyrne a pour les Allemands. (V. page 45.)
3" Il semble admettre comme probable que dans la société délinitive les Français se trouveront sur un pied d'égalité absolue.
4° Il déclare que jamais à aucun moment, ni officiellement ni officieusement, d'une façon directe ou indirecte, la diiilomalie fram^aise n'est intervenue dans l'affaire de Bagdad.
Cette dernière al'firniaLion revêt une forme particulièrement nette. Aucune liésitation n'est possible sur son caractère absolu. Et, cependant, elle surprend étrangement.
Voici ce que disait le G août 1902 un journal parisien :
(1) Journal o/ficiel du 25 macà 1902, p. 1468.
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i( Pour ce cliciiiiii (II' Icr de U:iuiI:h1. (ni se ini'pri'iid (■'l|-iiiii;('iiiciil (|iKin(l lin CM |Kiilcc(iiiiiiic(lcv;inl (l('\ cuir une cnlrcprisc cNcliisix cuicnl .illcniandc cl servir uniquement riniUicnce alleni.inde. C'est, eu eiïet. précisément le conlraire (|ui csl la vérité. A l'origine les Allemands complaicnl, le construire avec des capitaux exclusivement allemands et en l'aire un chemin de l'cr alleinaiid: r'i'sl iilurs <ii(i- M <A>nslin/s l'st iiitcnriiii <■! ijid'. unire à ï iiijlui'iire ijn'il l'.rern' à yil(li:-Klusl,-. il a nhlfiin (juc fêlai de roncessiion slijmh'raitqui' les AIIciikiihIs ne fourniraient que 40 jiour 100 du (■(ijiital total, que les Français seraient admis à inlorvenir pour une somme éfiale et enfin que 20 jiour 100 seraient réseirés au.r capitalistes des antres iiaijs : dans l'esprit de M. Cunstans. ces derniers '20 jiour 100 seraient le lot de la Itussie; il pensait en ellet que si. à l'origine, la Russie se montrait fort iioslile à la ligne de Bagdad, puisqu'elle constituerait une concurrence à son Transsibérien, elle finirait par s'y résigner, en constatant que Guillaume II était assez puissant pour enlever Faifaire et qu'elle serait alors du même avis que la France, c'est-àdire qu'il importait avant tout et surtout de la « dégei-nianiser (1). »
S"agit-il là d'une de ces afiirmalions iiasardées comme il s'en trouve trop souvent dans la presse (luotidienne? Point du tout. L'iiiler\ention de
(1) V. laUbciic, 6 août 1902.
2Ti i.i; <; iiKM IX m; i'i;ii dk hacha d
.M. Ciiiislaiis ri'Cdiiniic |i;ir hi Libcrtr. v\\\i\ iiidis ajirt's la (li'claiMlidii ilc .M Dcli-assi'. m ('■lialcincnl été signalée liicii aiijiarav aiil par un ('crivain l'vidcmmciit reiis(>igné. M de l'cxciiinlinir. ainlilmir de première classe au (loiiscil il'I^lal. iliicclcur de l'agricidlure, du coiniiieree el de la idlonisalion au iïouvcrnemeut çénc'ral de l'Alaério.
Cl l'].\rhisi\ cment aileinandr. la liLîiie de (ioiislanliiiopleà Ifaiidad eùl lernii'à iiuli-e iullueiiee. à nos enlre|irises eucdi'é acli\es el à noire |)ers(iniiel. le domaine (|iii s'ouvre aux bonnes volontés civilisées. L'autorité personnelle de noire ambassadeur et de son prédécesseur, l'habileté de nos reinésentants financiers à Constantinojile. l'esprit à la fois pratique et courtois des fjroupesalleiiiauds. encouragks par leursolvkrain
ET CONSCIENTS DES AVANTAGES DINF. ENTENTE nll NE
s'arrêtera PEUT-ÊTRE PAS i.A, oiit tniiisfoiiiié notre situation un moment compromise. La paît qui devait nous revenir dans l'œuvre de rénovation é'conomiquc de la Turquie d'Asie nous a été réservt'-e. » M. de Peyerimholïdit encore : « Quanta l'ambassadeur de France, il troura les yroupes allemands tout préparés à l'idée que le marché de Paris, avec l'abondance et le bon marché île ses disponibilités, offrait à leur entreprise des avantages de premier ordre et qu'on ne devait pas hésiter à s'assurer au ]irix de sérieuses concessions. En efi'et la lig-ne de Konia h Bagdad ne coûtera pas moins de 330 millions de marks. (|ue la place de Berlin, surtout après l'énorme effort indus-
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Iricl (lo CCS ilcniicrcs aiiiH'cs. csl liois d^'t.il de fournir ;i clic seule. »
Ces lignes oui paru dans le Hiilli'liii du <:<ninlr ilc l'Asie française, le I" a\ril l'.IlH, |)ar couséciucnl dans un organe fort sérieux cl loi ini iinoit lu déclaratioii (le M. Delcassé à la Chambre des ilrpiilés. Or, -M. Conslans étant ambassadeur de la l{é[)ui)lique auprès du Sultan, ayant néeessairenicnt à recevoir ses instructions de M. Delcassé, n'a matériellement pas été en condition de s'occuper de l'aH'aire de lîagdad en son nom personnel. Donc, on ne s'explique absolument pas commeni le ministre des all'aii'es étrangères a pu faire devant le Parlement le 2o mars une déclaration qui est en contradiction totale avec les faits (|ue n'a certainement pas travestis M. de Peyerimliplf, fonctioimaire très estimé.
Comment M. Delcassé a-t-il pu ignorer depuis trois années l'intervention active et énergique de M. Constans en faveur du chemin de fei'de Bagdad, alors que cette infervenlion est notoire à Constantin ople?
Les remerciements ipie le baron Marschall, représentant de (luillaume II auprès d'.4l)d-ul- Hamid, se crut obligé d'adresser à M. Constans, dès que le firman de concession fut oblenu, à la fin de 1899, ont été comme la preuve à la fois matél'ielle et svmbolique de cette (''tonnante collaboration.
Connnent. encore une fois, .M. Delcassé a-t-il pu
m i.K (;iii:.Mi.N m; i'ki! dI': iiauhai)
dans CCS comlilious M'iiirdi'clarer le 21) mars 1902 à la trihuiic de la (-liaiid)r(' : « Jumais à aiiniii mollii'iit. ni iifjii'irlli'iiii'iil . ni (ifliii'nisciiiriil, d'ilitr luron direclc on iiiiliiecir, lu dijilomiilic fruitriii.se u'csl inlrrvonue tluii.s l'ullairc de Baijilud'^! »
L'activité di|)loinati(|uo de M. Conslans potnait d'autant moins passer inaperçue au quai d'Orsay, (|u'elle s'iiarnionisail étroitement avec l'activité (jue déployait à Paris et dans le même sens et ])our la même cause, un autre mend)re du même cabinet, 31. Uouvier. ministre des linances.
Axant de redevenii' miiiistic. .M. Rouxier dirigeait une banque jirivéc. Les atl'aires mirent cet établissement financier en rapport avec de nombreuses bancjues allemandes, avec la Dcutsclir Baitl; notamment, l'instrument le plus actif de l'iidluence allemande en Turquie. D'accord avec la Deutsche Bank, M. Rouvier élabora le projet d'unification de la dette ottomane dont il a été question plus baut.
On a vu en quoi ce projet était adapté aux nécessités de l'affaire de Bagdad, et que pour celte cause l'ambassadeur d'Allemagne mit une insistance significative à obtenir du sultan l'acceptation du projet Rouvier.
C'est un résultat auquel il convient de s'arrêter, car en juin 1902 M. Rouvier prit le portefeuille des finances dans le ministère Combes, et après qu'il fut ministre, i\t. Rouvier continua à pousser et à faire pousser son projet d'unification de la
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ilcllc (iltiiinaiic (wactcmcnt comme auparavant.
l'ai- suili'. tdiilcs les personnalités (|ucj'ai vues en ■l'iir(|iii(\ Kranrais ou ('traniicrs, — parmi ces derniers, nombre de consuls et de membres du corps diplomali(pie. — consiiirreiit M. Bouvier, ministre des liiKiiices de la République en i'.H)-2-liH)3. comme le collaborateur très efficace de la politique allemande en Turquie et même, le mot m'a été dit, comme l'agent de la Deutsche Boni,-. Le cas est nouveau. Peut-on l'admetlre? Un jouinal de Pai'is, cit('' plus haut, a tenté d'expliquer ce fait surprenant.
« Tout d'abord il est bien exact que le chemin de fer de Bagdad n'a quelque chance de se faire, à cause de la suhreution kilométrique à payer, que si la Turquie se procure des ressources qu'elle n'a pas à l'heure arluelle, et que ces ressources c'est surtout au mnijeu d'une conrersion comme celle de sa dette (jii'elle j eut arriver à les obtenir. Mais, ce n'est pas du tout l'objet pro- ]ire de l'opération. Elle a pour but « d'améliorer la situation des créanciers de la Turquie, lesquels sont pour la plupart européens, pour ne pas dire finançais » C'est pour ser\ ir Jeiu-s inl(''i"éts et sans songer au ciieniin de fer de Bagdad que M. Rouvier « a mis ;i la disposition de la Turquie sa haute compétence financière (1). »
Ce dévouement de M. Bouvier au.\ finances du Grand Turc est évidemment louclianl. .Alais l'affir-
(1) V. ((( Liberté, 6 août 1902.
STiî i.K ciii'M IN m; |-i;u \>i: hagha h
inalioii csl-olli' coiix iiinciiitc et le cas osl-il iiniitis iiialh'iulir.'
Lr Temps ddiiiiail ;i la lin ilaciril la (h'^pcclic ^ni- \aiilc :
(](iiistaiitiii()pl('. ridSofiii. 'JSdoiil. Kl h 1.1. — « Lo miiiislrc dos allaircs ctrangcTcs a i'\|i('ilii' hin-, à l\r. Hdinicr. uno lotfro riiiforniaiil (|Ui' le iionvciiK'iiii'iil ciiviTrail à Paris Hiza iicv. musli'cliai- des finances, avec un conscillpi' légiste do la Porto, pour préparer le contrat définitif pour la conversion de la dette. » Au premier abord, ces cinq lignes paraissent insignifiantes. En ré'alifé', cette dépêche insérée dans le plus S(''i'ioiix joinaial français constate que M. Rouviei- a bien contiinK-. ministre, Tœuvre commencée comme ilir(^cfour d'une banque privée.
Veut-on une preuve de plus?
Le Matin, journal officieu.x, a publié le 11 septembre la note suivante, émanée de l'agence Reuter :
« Affaires turques. — La dette ottomane. — ]Jei>têtement de la Porte. — L'ultim.^tum de M. Roivif.r.
«Constantinople, 12 septembre. Devant la persistance du gouvernement ottoman dans son refus de garantir le paiement animel pour le service de la dette ottomane convertie, et dans sa demande que M. Rouvior envoie des délégués à Conslantino|)le, leministre français des finances a informé Vililiz-Kiosl,qu'il abandonnerait la question .n le ijuKiernement n'acceptait les conditions suivantes :
I,A FRAiNCK i'TT
1" La garantie du p.iicim'iil aiiniirl ilu service; de la dette coiiverlie;
2" L'eiiNui de d('l('i4iii's à Paris;
."{' La lecunnaissaiice du syndical loriiM' pai- lui sous la présidence de M. Ilotliiiguer. iilli'iiilu que hi situation de M. llouvier comme ministre français l'emjii'rhe de donner son attention personnelle à cette question.
« M Ivuuvicr a li.xc une date avaul laquelle ces coudilious doivent être acceptées. — (Heuter.) »
(loniiueut ! M. Rouviei' reconnaît seulement en septciulii-e (|ue sa situation de ministre français l'empèclie de donner son attention personnelle à la conversion de la dette ottomane^ et cette déclaration il la l'ait à linslant précis où il informe Yildiz-Kiosk qu'il abandonnera la question, si le youvernement turc n'accepte pas ses conditions ! Donc si le sultan accepte, M. Rou\ier continuera comme par le passé.
Et il en a été ainsi, M. Rouvier a continué les négociations; si elles ont échoué, c'est uniquement parce que les syndicats des porteurs de titres non allemands ou non français n'ont point voulu laisser « servir leurs intérêts » par M. Rouvier, collaboraleur de la Deutsche BanI,-, laquelle d'ailleurs va reprendre incessanmient son projet d'uniiication (1).
Nous nous trouvons donc bien en face de cette situation exceptionnelle et sans précédent : le ini-
(1) Voyez l'infunnalion, Paris, 7 mars 1903.
278 LK CIIKMI.N I) K K K U l)K H.\(il).\ll
nisire des (inaiiccs fiMiir.iis s'ciilrcriicttaiil .ixi'c ai-deur pour la i-riissilc d'une eiilre|iiise |inliti(|ue étrangère, colossale cl e.\rlusi\cuienl alleuiaiide.
Je puis assurer', pour l'aNoir niaiulcs l'ois constaté sur place, qu'une pareille attitude relève médiocrement le prestige de la France dans le Levant.
La conduite du gouvernement français se dégage donc nettement de cette série de faits.
L'ambassadeur de la République française à flonstantinople et le ministre des finances à Paris oui obstinément travaillé depuis trdis ans au succès de l'entreprise de Bagdad.
Cependant, M. Delcassé, le 24 mars 1902, à la tribune française, a fait cette déclaration, sur laquelle j'insiste, ne parvenant pas à l'expliquer : « Jamais à aucun moment, ni officiellement, ni officiemement, d'une façon directe ou indirecte, la diplomatie française n'est interrenue dans fajfaire de Bagdad. »
A côté du gouvernement il}' a la masse des Français. Ceu.K qui les représentent ou qui s'attribuent la mission de parler en son nom se sont-ils prononcés sur l'affaire de Bagdad'?
Cci.'i nous amène à examiner l'allitudi' du Parle-
I,,\ K HA m; 10 27!)
iiirnl ri celle de i.i presse éii [in'seiice île ce sérieux jirdhièiiic.
Dans la sisince ilu 2'i mars l'.Mi:2. à lai|iielle il a (■II' lait alhisiiin plus liaul. les ili''|iutes IVaiiçais ont, pris une ilecisiun cdiicernanl le clieniin (le fer de Ba-dad.
('et extrait du ,/o(///(«/ o///V/(7 pri'cise dans (pudlos cdiidilions.
c( .M. FnnuN Fairk — J'ai llioiuM'ur de déposer sur le bureau tlo la Cliainln-eune pro|)Osilion de loi dont l'article unique est ainsi conçu :
« Les ('missions de titres, actions ou obliijdtions destinées à iiennettre la eonstruction du chemin de fer de Bof/dad ne i onnont être iiutorisées sur le territoire franniis qii'ajircs le vote d'nnc loi par les Cil a m lues.
« Je vous denianile. messieurs, de vouloir bien ordonner la iliscussiou immédiate de cette proposition de loi.
« Il vient de se produire en Orient im é\enenient considérable de nature à niodilier nos relations avec la puissance dont M. le ministre des all'aires étrangères parlait tout à l'iieiire à cette tribune (la Russie).
« Depuis de longues années, vous le savez, les Allemands cbercbent à étendre leur influence en Asie Mineure. En I88G, ils ont commencé leurs tentatives de pénétration dans ces ri'gions jusque-là soumises il la seule influence française, et aujonrd liui ils sont
280 LK CM i;,M i.N m; i-'i:ii m; u acu ad
011 Ir.iiii lie nous cil, -issci- lie Ion les les pi isi lions (|m> iiiiiis a\ idiis aii|uis('s
« l*ar iiii iiNidi' ciiilalc ilu Hi jaiix icr I '.)(l:i. le siillaii a iloniit' son a[)|)roi)alion à la convcnlion dolinili\r qui ri'u'lc tous les détails de ron.slrucliun de ce clieiiiin de fer.
« Le niomenl esl donc xcnu ilc connncnccr les Ira- \anx cl de l'aire a[i|iel an cri'dil |inl)lic. La société inlernalionale \a se in-i'occuper ilc lron\er les ca- ]iilaii\ ni'cessaires à l'entreprise. Devons-nous lui jxMinettre, sans opposition de notre pai't, de procéder au drainage île l'épargne française".' L'est là toute la (jueslioii (|u'il inipoi-te de traiter devant vous.
« Pour comprendre la nécessité et l'urgence qu'il y a à discuter la pi'oposition de loi que je vous soumets, il faut se placera un double point de \ue : au point de vue financier et au point de \ ne poliliijue.
« D'ai)ord le point de vue liiiancier.
" La convention ayant stipulé que 40 pour i 00 des capitaux pourraient être et sei'aient demandés à la France, on est parti de là pour déclare*!- que le ciiemin de fer serait franco-allemand. G est une erreur, et une erreur voulue. L'œuvre restera essentiellement allemande et ne ser\ira (pie les intérêts des Allemands.
« Je vois à la construction de ce ciiemin de fer