ALLURE DU PAS
no ij on aura partagé la figure en tranches successives dans lesquelles se trouveront à l’appui, tantôt deux membres du même côté, bipède latéral, tantôt deux membres situés en
diagonale. Ainsi, de 1 à 2, le cheval reposerait sur le bipède latéral droit ; de 2 à 3, sur le bipède diagonal droit (c’est-
à- dire sur celui dans lequel le pied d’avant est le droit) ; de 3 à 4, sur le bipède latéral gauche ; de 4 à 5, sur le bipède diagonal gauche; enfin, de 5 à 6 le cheval se retrouverait, comme au commencement , sur le bipède latéral droit.
Cette expérience se rapporte entièrement à la théorie classique du pas (voy. n° 5 du tableau synoptique), mais certains chevaux marchent un pas assez différent.
La fig. 51 est la notation du pas d’un cheval qui restait plus longtemps sur les appuis latéraux que sur les diagonaux.
D’autres fois l’inverse se produit ; dans les transitions du pas au trot, par exemple, nous avons trouvé la durée des appuis diagonaux prédominante.
Cette étude, pour être complète, devrait être faite dans des conditions plus favorables que celles où nous nous sommes trouvé jusqu’ici. Il faudrait pouvoir disposer de chevaux nombreux appartenant à des races différentes, étudier leur marche lorsqu’ils sont tenus en main, montés, attelés; il faudrait faire varier la charge qu’ils portent ou la traction qu’ils développent ; opérer tour à tour sur terrain plat ou sur des pentes, etc. Tout cela ne peut être réalisé que par les hommes spécialement intéressés à ces études et placés dans de bonnes conditions pour les entreprendre.
En observant les chevaux de trait, il nous a semblé que dans les descentes, lorsque l’animal doit retenir le poids de la voiture qui tend à le pousser, il peut y avoir à la fois trois pieds sur le sol. C’est là ce que Boreili considérait comme le pas normal ; on vient de voir, au contraire, que dans le pas franc, il n’y a jamais à la fois que deux pieds sur le sol.
Quant aux réactions pendant le pas, elles n’ont pas été représentées sur la figure 50. Nous avons constaté, qu’en général, les réactions de l’avant-main sont seules un peu fortes; il semble, à voir l’extrême faiblesse des mouvements de la croupe , que l’action des membres postérieurs consiste, principalement, en un effet de propulsion en avant, avec très-peu d’impulsion du corps dans le sens vertical. Cela s’accorde avec la théorie assez généralement admise, par laquelle les membres antérieurs