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Untersuchungen über den Flug der Vôgel, in-8. Wien

serait l’écrou. Nous ne croyons pas devoir réfuter une pareille théorie. Il est trop évident que le type alternatif qui appartient à tout mouvement musculaire ne saurait se prêter à produire l’action propulsive d’une hélice; car en admettant que l’aile pivote sur son axe, cette rotation se borne à une fraction de tour, puis, est suivie d’une rotation de sens inverse qui, dans une hélice, détruirait complètement l’effet produit par le mouvement précédent. Et cependant, l’auteur anglais dont nous rapportons les idées a été tellement convaincu de la vérité de sa théorie qu’il a voulu l’étendre à tout le règne animal. Pour lui, la locomotion, sous toutes ses formes : terrestre, aquatique et aérienne, se fait par un mouvement d’hélice.

Ne demandons à l’anatomie des organes du vol que ce qu’elle peut fournir : c’est-à-dire la prévision des forces que l’oiseau peut développer dans le vol, et du sens dans lequel ces forces sont dirigées.

L’anatomie comparée nous montre, dans l’aile des oiseaux, l’analogue du membre antérieur des mammifères. Réduite à son squelette, l’aile présente, comme le bras humain : l’humérus, les deux os de l’avant-bras, et une main rudimentaire dans laquelle on retrouve encore des métacarpiens et des phalanges. Les muscles aussi offrent de nombreuses analogies avec ceux du membre antérieur de l’homme ; de part et d’autre, quelques-uns ont une telle ressemblance d’aspect et de fonctions, qu’on a pu les désigner sous le même nom.

Dans l’aile de l’oiseau, les muscles les plus développés sont ceux qui ont pour action d’étendre ou de fléchir la main sur l’avant-bras, l’avant-bras sur l’humérus, et enfin de mouvoir l’humérus, c’est-à-dire le bras tout entier, autour de l’articulation de l’épaule.

Chez la plupart des oiseaux, surtout chez les grandes espèces, l’aile semble rester toujours étendue pendant le vol. Ainsi, les muscles extenseurs des différentes pièces de l’aile serviraient à donner à cet organe la position nécessaire pour que le vol soit possible, et à le maintenir dans cette position ; quant au travail moteur, il serait exécuté par d’autres muscles, beaucoup plus forts que les précédents : les pectoraux.

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