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RÉACTIONS DU VOL

I Le canard, ligne supérieure, présente à chaque révolution de son aile deux oscillations énergiques : Tune en h, au moment où l’aile s’abat, elle est facile à comprendre; l’autre en a, au moment où l’aile remonte. Pour expliquer l’ascension de l’oiseau pendant ce temps d’élévation de l’aile, il nous semble indispensable de faire intervenir l’effet de cerf-volant dont il a déjà été question. L’oiseau, animé de vitesse, présente ses ailes à l’air sous forme de plans inclinés ; il se produit alors un effet analogue à la remontée des appareils planants qui transforment leur vitesse acquise en ascension. Le vol de la buse présente aussi, mais à un moindre degré, l’ascension qui accompagne la remontée de l’aile.

Détermination des variations de la vitesse du vol. La seconde question que nous avons à résoudre est relative à la détermination des phases variées de la vitesse du vol. Elle peut trouver sa solution dans l’emploi de la même méthode.

Si le tambour chargé d’une masse de plomb était placé sur le dos de l’oiseau de façon à présenter sa membrane dans un plan vertical, c’est-à-dire perpendiculaire à la direction du vol, l’appareil serait insensible aux oscillations verticales et signalerait seulement les oscillations qui se font d’avant en arrière et inversement. Admettons qu’on ait tourné en avant la membrane du tambour, il est clair que si l’oiseau accélère sa vitesse, le retard de la masse sur la translation de l’appareil produira un refoulement de l’air du tambour et une élévation du levier enregistreur, tandis que le ralentissement de l’oiseau amènera la descente du levier, par une action inverse.

L’expérience, faite sur les espèces d’oiseaux indiquées précédemment, nous a fourni des tracés analogues à ceux des oscillations verticales.

S’il est vrai, comme nous l’avons supposé, que l’oscillation verticale de l’oiseau, au moment de la remontée de l’aile, soit due à la transformation de sa vitesse en hauteur, en recueillant simultanément le tracé des oscillations verticales et celui des variations de la vitesse, on aura le moyen de vérifier cette supposition.

Or, en enregistrant en même temps les deux ordres d’os-

cillations dans le vol d’une buse, on trouve que la phase d’abaissement de l’aile produit à la fois ; l’élévation de l’oiseau et l’accélération de sa vitesse horizontale. Cet effet est la conséquence nécessaire de l’inclinaison du plan de l’aile au moment de sa descente ; nous le connaissons déjà pour l’avoir obtenu dans le vol de l’insecte. Quant à la phase de remontée de l’aile, on constate que pendant la légère ascension qui l’accompagne, la vitesse de l’oiseau diminue. En effet, la courbe des variations de vitesse s’abaisse au moment où l’oiseau gagne de la hauteur. C’est donc une confirmation de la théorie précédemment émise sur la transformation de la vitesse horizontale de l’oiseau en ascension.

Ainsi, par ce mécanisme, le coup d’aile descendant crée la force qui produira les deux oscillations de l’oiseau dans le plan vertical. Ce coup d’aile produit directement l’ascension qui est synchrone avec lui et indirectement, en créant de la vitesse, prépare la seconde oscillation verticale de l’oiseau.

Tracé simultané des deux ordres d* oscillations de Voi~ seau. — Au lieu de représenter séparément les deux ordres d’oscillations que l’oiseau exécute en volant, il est plus ins» tructif de chercher à obtenir une courbe unique représentant l’ensemble des mouvements que le corps de l’oiseau exécute pendant sa translation dans l’espace.

La méthode qui a servi à obtenir les mouvements de la pointe de l’aile peut, avec certaines modifications, fournir le tracé simultané des deux ordres de mouvements que nous voulons déterminer. Pour cela, il faut que les deux tambours rectangulairement combinés soient reliés avec une même masse inerte.

Reportons-nous à la figure 97 (p. 247) où l’on voit les deux leviers conjugués communiquant entre eux par des tubes qui transmettent à l’un tous les mouvements que l’autre exécute. Quand on imprime au premier levier un mouvement quelconque, le second levier reproduit le même mouvement dans le même sens.

Chargeons maintenant l’un des leviers d’une masse de

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