RÉACTIONS DU VOL
plomb, et prenant en main le support de l’appareil, faisons--
lui décrire un mouvement quelconque dans un plan perpendiculaire à la direction du , levier. Nous verrons que le levier no 2 exécute des mouvements absolument inverses.
En effet, puisque la force motrice qui agit sur les membranes des tambours n’est autre chose que l’inertie de la masse de plomb, et que cette masse est toujours en retard sur les mouvements imprimés à l’appareil, il est clair que si l’on élève tout le système, la masse retiendra le levier en bas; que si l’on abaisse le système, la masse retiendra le levier en haut; que si on le porte en avant, la masse retiendra le levier en arrière, etc. Or le levier n’» 2, exécutant les mêmes mouvements que le no 1, donnera des courbes qui seront absolument l’inverse du mouvement qu’on aura imprimé au support de l’appareil.
Ceci posé, passons à l’expérience. Pour cela, prenons l’appareil qui est représenté figure 99 sur le dos de la buse qui vole ; supprimons la tige qui recevait les mouvements de l’aile, ainsi que le parallélogramme qui les transmettait au levier; ne conservons que
le levier relié aux deux tambours, et la monture qui fixe le système tout entier sur le dos de la buse ; adaptons enfin une masse de plomb sur ce levier et faisons voler l’animal.
Le tracé recueilli est représenté figure 115. L’analyse de cette courbe est au premier abord extrêmement difficile ; • nous espérons toutefois réussir à en montrer la signification.
Analyse de la courbe des oscillations de V oiseau, — Cette courbe est recueillie sur le cylindre, dans les mêmes conditions que la figure 100 montrant les différents mouvements de la pointe de l’aile; la plaque se meut de droite à gauche ; le tracé se lira donc de gauche à droite. La tête de l’oiseau est placée vers la gauche ; son vol s’effectue dans la direction de la flèche.
Nous pouvons partager cette figure en une série de tranches au moyen des lignes verticales passant par des points homologues, soit qu’on mène ces verticales par le sommet des boucles, soit qu’on les mène par le sommet des courbes simples, comme cela a été fait pour les points a et e. Chacune de ces tranches renfermera des éléments assez semblables, sauf leur développement inégal dans les différents points de la figure; négligeons pour le moment ce détail.
Il est clair que le retour périodique de formes semblables correspond au retour des mêmes phases d’une révolution de l’aile de l’oiseau. La tranche a e représentera donc les différents mouvements de l’oiseau dans une même révolution.
Rappelons-nous que dans la courbe que nous analysons, tous les mouvements sont inverses de ceux que l’oiseau exécute en réalité. Les deux oscillations verticales de l’oiseau, la grande et la petite, doivent donc se traduire par deux courbes dont le sommet sera en bas. ïl est facile de reconnaître leur existence dans la grande courbe a b c et la petite c d e. L’oiseau montait donc de a en 6, descendait de h en c ; il remontait de c en d, redescendait de d en e.
Mais ces deux oscillations chevauchent l’une sur l’autre, ce qui produit la boucle c d; l’oscillation c d e recouvre en partie la première en se portant du côté de la tête de foi-