DÉTERMINATION EXPÉRIMENTALE DE L ET DE M
1) rarmaturc étant montée dans Tair;
2) Tarmaturc étant montée dans les inducteurs, avec à) le circuit d'excitation ouvert,
ou b) le circuit d'excitation fermé sur lui-même, ou c) une forte excitation.
Les bobines considérées peuvent d'ailleurs dans ces différents cas occuper, en même temps, par rapport au champ, un grand nombre de positions ; et finalement on peut encore faire varier la fréquence.
Lorsqu'un courant alternatif circule dans un conducteur au voisinage duquel se trouvent des masses métalliques compactes (non divisées), il se développe dans ces masses des courants de Foucault qui réagissent comme amortisseurs sur le champ créé par le courant alternatif. L'amortissement ainsi provoqué est proportionnel à la fréquence : ainsi, plus la fréquence est grande et plus les masses métalliques sont compactes, plus cet amortissement est considérable.
La commutation du courant correspond à une alternance de celui-ci et, par suite, la durée du court circuit coirespoiid à une demi-période. La plupart des phénomènes de commutation ont une fréquence très élevée (200 à 700 périodes par seconde). Aussi faut-il également procéder aux essais pour la détermination de L et de M avec des fréquences élevées, quand l'armature est montée dans les inducteurs ; autrement, les coefficients obtenus seraient trop grands, en raison d'un moindre amortissement par les courants de Foucault. L'expérience confirme cette déduction. Si la bobine considérée de l'armature se trouve dans la zone neutre du champ, c'est-à-dire si chacun des côtés de cette bobine se trouve respectivement entre les becs de deux épanouissements polaires voisins, on a alors, toutes autres choses égales d'ailleurs, dans cette situation de la bobine la plus faible self-induction, parce que le flux qui pénètre l'épanouissement polaire a un long trajet à effectuer dans la culasse massive (fig. 263) et s'anéantit presque complètement, surtout quand les bobines inductrices sont mises en court circuit. L'expérience montre qu'il ne passe par la culasse qu'une faible proportion du flux alternatif total, dès que la fréquence dépasse au moins 100 périodes par seconde.
D'après cela on peut observer, particulièrement avec des armatures lisses, des coefficients d'induction plus petits, pour une position des bobines dans la zone neutre, que quand l'armature est séparée du système inducteur.
Si, au contraire, on amène Tarmature dans une position telle que les côtés de la bobine considérée se trouvent sous Taxe des épanouissements, les valeurs de L et de M sont maxima parce que le trajet des lignes de force dans le fer est peu important. Les coefficients d'induction pour cette position des bobines sont encore
Fig. 2«3.
Image du flux créé par une bobine en court circuit.
plus grands si les épanouissements polaires sont feuilletés. Cette position ne joue cependant aucun rôle dans la commutation, aussi nous limiterons-nous dans cette étude au cas ou les côtés des bobines sont situés entre les becs polaires. Plus ces côtés sont décalés vers ces derniers, plus grand est L, si le champ n'est pas excité, comme on peut s'en rendre compte clairement d'après la courbe I de la figure 264. Par contre, si le champ est puissamment excité et si les dents sont fortement saturées, on obtient la courbe II. Ces deux courbes sont extraites de la thèse de doctorat soutenue par M. //. Gallusser à l'Institut électrotechnique de Karlsruhe.
Dans la position correspondant à la commutation les dents ne pourront cependant pas^ dans la pratique^ présenter une saturation telle qu'elle exerce sur la se If -induction une influence appré^ ciable.
Il résulte de ce qui précède que, durant la commutation^ L et M augmentent dans une génératrice et diminuent dans une réceptrice.