PERTES PAR COURANTS PARASITES ET PAR HYSTÉRÉSIS
expressions précédentes, dans une excitation en dérivation et une excitation en série.
iAAAAtA:T-
k. oZ^
117. Pertes par courants parasites et par hystérésis dans les pôles inducteurs- — On a vu (page 240) que, pour un induit rainé, le flux ne se répartit pas uniformément sous les pôles dans l'entrefer, et que l'intensité du champ est maxima sous les dents, tandis ([u'elle est minima en face des rainures.
Les points des pièces polaires où existe la plus forte induction se déplacent dans le sens du mouvement sur la surface polaire, comme on le voit sur la figure 3Î)3. Il en résulte des courants de Foucault dont les effets ne cessent qu'à une certaine profondeur A, où l'induction est constante.
Le champ moyen dans l'entrefer a été précédemment désigné par fK^ et l'induction maxima, par k^ JC^ (Voir page 238). Supposons que la courbe ondulée suivant laquelle se répartit l'intensité de champ sur l'arc polaire soit une sinusoïde; on aura pour l'amplitude de cette onde sinusoïdale
Ce champ sinusoïdal, qui se superpose au champ constant à vide, induit dans la pièce polaire des courants de Foucault ayant pour
fréquence
Z to
ûw = périodes par seconde,
Fig. 393.
Courants parasites dans des pôles massifs.
OÙ Z est le nombre des dents à la périphérie de Tarmature. L'intensité de ces courants sera ainsi proportionnelle à
Les courants de Foucault ainsi induits sont dirigés de telle sorte qu'ils atténuent le plus possible la fluctuation du champ ; ils agissent comme amortisseurs et empêchent cette fluctuation de s'étendre profondément dans le pôle.
L'amortissement ainsi produit est proportionnel à l'intensité de ces courants de Foucault. A défaut de résultats de recherches ([uant à la profondeur h (fig. 393) à laquelle ils ne se produisent plus, tout ce qu'on peut dire, c'est qu'elle dépend surtout de la fréquence Û, ainsi que de t^ — z^ et de S.
Les courants de Foucault donnent lieu à des pertes dans les pièces polaires massives, et ces pertes sont d'autant plus fortes que la quantité
est elle-même plus grande. Le tableau ci-après donne les valeurs de cette expression pour un grand nombre de machines diverses*.
On n'a pas pu jusqu'ici déterminer par le calcul les pertes par courants parasites dans les surfaces polaires ; elles figurent comme pertes additionnelles par le fer et viennent toujours, dans le calcul d'ensemble des pertes, augmenter les pertes par courants de Foucault dans l'armature.
Sur une machine en charge on observe que les becs polaires qui s'échauffent le plus sont ceux où le champ dans l'entrefer et par suite ses fluctuations d'intensité sont le plus élevés; tels sont les becs polaires de sortie dans une génératrice.
Il existe divers moyens de parer autant que possible au développement de courants de Foucault dans les pièces polaires.
On fera * ^ * aussi petit que possible. La différence t^ — z^ peut être réduite à volonté dans le cas de rainures à demi fer-
1 . Voir E. Arnold : Tableaux de construction pour l'établissement des dynamos, prcmiôro partie : Machines à courant continu ; chez F. Enkc à Stuttgart, IDUâ.