CALCUL DE LA F. M. M. POUR L'ENTREFEU
Si Ton suppose l'entrefer S partagé en tubes de force (fig. 170) ayant approximativement la largeur / et limités par des surfaces normales à une coupe transversale de la machine, on pourra déterminer les perméances de ces tubes et, par suite, le flux lui-même.
Le flux de force pénètre dans Tarmature normalement à sa surface extérieure. Si Ton représente le champ dans l'entrefer en fonction du développement de l'armature, on arrive à la courbe
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Fig. 170.
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Fig. 171. Fiff. 172.
Courbes de champ du pôle de la figui*e 170.
indiquée par la figure 171 et appelée courbe dinteiisité de champ ou plus simplement courbe de champ. L'induction restant constante dans un tube de force sur toute la longueur de Tarmature. la surface comprise entre cette courbe et Taxe des abscisses constitue une mesure du flux par pôle et nous pouvons la remplacer par un rectangle équivalent, de hauteur 3fC^. La longueur de base de ce rectangle sera égale à 6, appelé arc polaire virtuel ou idéal. On peut de môme partager l'entrefer en une série de tubes de force limités par des surfaces normales à une coupe longitudinale de la machine et par le milieu de l'épanouissement polaire. On déterminera de môme la perméance de ces tubes et le flux. Dans la figure 172 l'intensité de champ est portée en fonction de la longueur de l'armature et la surface enfermée par la courbe est
remplacée par un rectangle équivalent, de hauteur 3C^. La longueur /| de la base de ce rectangle sera appelée longueur idéale ou virtuelle d'armature.
L'arc polaire virtuel 6, est un peu plus grand que l'arc polaire réel, et lalongueur virtuelle de l'armature /, est comprise entre la longueur effective du fer seul / et lalongueur totale l^ de cette armature, quand il existe des conduits de ventilation. Ces deux grandeurs se calculent comme si l'armature était lisse. Le mode de calcul en sera indiqué ultérieurement.
Pour une armature lisse on aura donc, par circuit magnétique,
J« = 2^.0.8.'JC* = 1.63C^.o. (33)
Fig. 173.
Dans le cas d'une armature dentée cette formule donnerait pour J* une valeur trop faible, en raison de la contraction du flux au sommet des dents et de l'augmentation de JC^ qui en résulte. Nous poserons en conséquence ici
où h^ est un facteur relatif à l'augmentation de réluctance de l'entrefer déterminée par les rainures.
Un croquis fera mieux comprendre l'influence des rainures sur la répartition du flux dans l'entrefer.
Si l'on considère comme négligeable, vis-à-vis de celle de l'entrefer, la réluctance des dents, le flux d'un tube de force variera en raison inverse de la réluctance de ce tube dans l'entrefer.
La perméance entre le fer polaire et celui de Tarmature peut, comme première approximation^ se déterminer de la manière suivante. — Nous admettrons tout d'abord que les lignes de force