‹ La machine dynamo à courant continuChapitre 103 sur 261 · NOMBRE DES POLES · texte numérisé non relu

NOMBRE DES POLES

d'un même coefficient de fuites magnétiques). Mais, comme, dans le cas de 8 pôles, le flux par pôle n'est que les 3/4 de ce qu'il est

Fi^. 338.

pour celui de 6 pôles, la culasse et le fer d'armature n'auront, a égalité de saturation, que les 3/4 de la section correspondant à ce dernier cas.

La perte par hystérésis dans le fer d'armature est proportionnelle

Fig. 339.

à la fréquence -^ .^* et au volume de fer. Or la première devient les 4/3, et le second les 3/4 de ce qu'ils étaient avant, de sorte que la perte par hystérésis dans le noyau d'armature reste constante. Cependant, le volume et la saturation des dents restant les mêmes, la perte par hystérésis dans ces dents d'armature est 4/3 fois ce qu'elle était d'abord.

La machine à 8 pôles sera ainsi plus légère que celle à 6 pôles, tout en ayant sensiblement les mêmes pertes dans le fer ; mais il reste encore avoir comment a varié la dépense de cuivre inducteur.

304 CHAPITRE TREIZIÈMK

Par le passage de 6 à 8 pôles le nombre des circuits magnétiques s'est accru de deux ; par contre, la trajectoire des lignes de force s'est légèrement raccourcie et la longueur moyenne des spires inductrices a diminué. Admettons que, dans les deux cas, la section du noyau magnétique soit carrée ; les longueurs des spires seront dans le rapport

Si Ton admet que le gain résultant du raccourcissement de trajectoire des lignes de force est compensé par l'augmentation des fuites et si l'entrefer reste le môme dans les deux cas, le cuivre inducteur croît dans le rapport de 6.2 à 8.1,73 ou de 1 à 1,15; autrement dit, la machine à 8 pôles absorbera IS p. 100 de cuivre inducteur en plus. Mais on peut alors réduire l'entrefer de la machine à 8 pôles approximativement dans le rapport des arcs polaires (3 : 4). Si 50 p. 100 de la f. m. m. sont absorbés par le passage du flux dans le fer, ce qui est à peu près le cas pour les machines fortement saturées, le cuivre inducteur se trouvera, au lieu du rapport 1,15, dans le rapport

c'est-à-dire qu'il aura presque exactement la même masse que dans la machine à 6 pôles. Si, en raison du raccourcissement de la trajectoire du flux, la partie-fer du circuit magnétique n'absorbait que 30 p. 100 delà f. m. m., le rapport des masses de cuivre inducteur dans les deux cas tomberait à

il serait ainsi, pour la machine à 8 pôles, inférieur de 5 p. 100 à sa valeur correspondante dans le cas de la machine hexapolaire. On peut donc dire que l'augmentation du nombre des pôles ne diminue que la masse du fer de la machine et que celle du cuivre reste sensiblement constante, tant qu'on peut réduire l'entrefer dans la même proportion que l'arc polaire. Dès qu'on atteint la limite imposée à l'entrefer par les considérations mécaniques, la

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