FORME DES PIECES POLAIRES ET COURBES DE CHAMP
est égale à
8k = ^^ + ^» — ^P . àu i ,6 . 5Ck flk
expression dans laquelle b^ représente la largeur moyenne des tubes de force et U)^ la largeur desdits tubes au voisinage de la surface d'armature.
Les f. m. m. ^a pour l'entrefer et S. pour les dents sont connues. On peut choisir à volonté les f. m. m. ^fp pour les deux becs polaires, car il est toujours possible, en donnant à ces becs des dimensions convenables, d'arriver à la valeur admise. Pour le choix de ^p, le mieux est de tenir compte de la f. m. m. transversale biOii la saturation du bec polaire n'intervient que si l'on a
Une fois en possession des valeurs o^ ^t b^ calculées et en supposant un chanfrein du bec polaire de 2,5 à 6 cm de long, on obtient
pour l'épanouissement projeté la forme représentée par la figure 350. On calcule alors, d'après cette forme et pour le calage admis des balais, la perméance linéaire \ qu'on obtient approximativement de la manière suivante (Voir pp. 291-294 du tome I). On a
et
d'où
(- - 6,)^ Oi 0,8 . bf
At =
"FÛr^ = «'«^»
On doit prendre pour 6/, en raison de la saturation du bec de sortie, une valeur un peu plus grande qu'on ne ferait autrement. On peut admettre approximativement comme étendue de é/*, dans le cas de becs polaires saturés, celle indiquée parla figure 330.
Si la valeur ainsi obtenue pour la perméance linéaire \ ne concorde pas avec celle supposée, il faut modifier en conséquence la forme du bec polaire. Si la forme de la partie inférieure du bec polaire est fixée, on agit sur son épaisseur suivant le calcul.
La f. m. m. 1/2 (^T« + J,) agissant sur chaque tube de force entre le noyau polaire et le noyau d'armature est ici connue, de même que la f. m. m. i/2 rfp relative au bec polaire. On a, pour la f. m. m. agissant sur la partie d'un tube de force traversant Tair dans la zone de commutation,
^ (;?* + . f.-.fp).
Admettons, pour simplifier, que la f. m. m. relative au bec polaire soit uniformément répartie sur la longueur de celui-ci ; on connaît alors ainsi la f. m. m. agissant sur la partie du tube de force comprise entre le bec polaire et la surface de l'armature, et l'on peut déterminer le flux d'après l'évaluation de la perméance de ces tubes.
On peut donc calculer la valeur des flux ^^, 4>j, *.„ etc., jusqu'à ^^ dans chacune des sections du bec polaire. Comme d'ailleurs la force magnétisante du bec polaire égale à -^ est connue, on peut déduire l'induction fBp correspondant à cette force magnétisante d'après la courbe de magnétisme relative h la matière constitutive des pièces polaires. Les sections du bec polaire aux divers points considérés sont données par les relations
qui donnent de nouveau l'épaisseur et la forme du bec polaire. Il ne faut cependant pas s'arrêter trop rigoureusement à la forme déduite de ce calcul : on doit, au contraire, la modifier légèrement suivant la construction de l'épanouissement. La f. m. m. totale 1/2 .Tp ne doit pas toutefois être sensiblement modifiée. On choisit autant que possible un contour-limite rectiligne.