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ALLUUE DU CHAMP ET COURANT DE COMMUTATION

on obtient une courbe représentative de la fonction /)„, = f [x) dont l'allure doit être proportionnelle à celle de la courbe de potentiel des balais t/^ — e^= î {x).

CL représente l'angle que fait la tangente à la courbe du courant de commutation avec l'horizontale.

Ces courbes sont représentées sur la figure 443 b dans le cas de la machine fonctionnant en génératrice avec des balais métalliques. Ce sont les suivantes :

A'/ ou k'i sur la figure 443 b I, d'après la figure a I, courbe A, (expérimentale) pour /== 40 ou A, (expérimentale) pour / = 60 ampères ;

AgOu Ag sur la figure 443 b II, d'après la figure a II, courbe A, (expérimentale) pour /= 40 ou A3 (expérimentale) pour 1 = 84 ampères ;

et AV sur la figure 443 b III, d'après la figure a III, courbe Aj (expérimentale) pour / = 40 ampères.

En fait ces courbes concordent, comme allure caractéristique, d'une façon suffisamment exacte avec les potentiels correspondants des balais.

Il ne se manifeste de grands écarts qu'aux becs des balais, ce qui était à prévoir. On mesure en effet dans les potentiels des balais la valeur moyenne d'après la densité locale du courant variant pendant une période de la commutation. Cette densité locale s'écartera d'autant plus de la valeur instantanée donnée par Z)„ =

T di

•^ • — jT- que la figure de la distribution de la densité de courant sous les balais variera davantage pendant la durée d'une période. Au milieu du balai ces écarts ne sont pas très grands; mais, par contre, c'est aux becs des balais que les oscillations sont le plus accentuées. Le nombre des lames du collecteur et le rapport entre leur épaisseur et celle du balai ont à cet égard une influence capitale. A ce point de vue la machine étudiée était dans des conditions défavorables, le collecteur n'ayant que 48 lames et le rapport

-^ étant égal à -jj pour les balais de cuivre, et à— pour les balais de charbon.

105. Relation entre l'allure du champ et le courant de commutation. — Afin de voir égalementla connexité de Tallure du courant

de commutation et du champ dans la zone de commutation on a relevé les courbes de champ de la machine étudiée (Voir p. 611), pour les positions de balais I, II et III, avec une excitation îj = 3,0 et un débit / = 40 ampères à 300 t : min. Ces courbes sont représentées sur la figure 443 c I, II, III pour le cas de la machine fonctionnant en génératrice et sur la figure 444 b I, II, pour la machine en réceptrice.

Dans ce qui vasuivre nous affecterons du signe positif les f. é. m. induites dans le sens du pôle situé en avant, par rapport au sens de la rotation, pour la marche en génératrice, et du signe négatif celles induites dans le sens du pôle situé en arrière, par rapport au sens de la rotation, dans le cas de la marche en réceptrice.

Le champ dans lequel la commutation s'effectuerait sous densité constante de courant, c'est-à-dire pour une allure rectiligne de la courbe du courant de commutation, a été calculé pour la position I des balais et est représenté par la ligne ponctuée de la figure 443 c I. La courbe de champ réelle est ici négative pendant toute la période; ce champ est, par suite, trop faible, d'où résulte un retard dans les phénomènes de commutation. L'inversion absolue du courant ne se produit évidemment ici que par les phénomènes sous les balais tandis que la lame sort du court circuit. La courbe de potentiel X\ simule l'allure de la courbe de courant de commutation. La valeur maxima de i correspond au changement de signe des potentiels mesurés, tandis que l'accroissement brusque du potentiel vers la fin de la période de commutation correspond au passage soudain à la valeur finale. Pour/ = 60 ampères l'influence du champ négatif additionnel se fait encore plus nettement sentir.

La machine fournissait 40 ampères sans étincelles ; on en observait de très faibles, au débit de 60 ampères, au bec de sortie des balais. La charge de 60 ampères correspondait, pour ce calage, à la limite d'apparition des étincelles.

Pour la position III des balais (fig. 443 c III), le champ additionnel à l'entrée dans la zone de commutation est très intense et négatif; e^ ne sera donc, pour ce calage, que très peu plus élevé que pour la position I. On a une sous-commutation très prononcée et le passage à la valeur finale ne se produit qu'immédiatement

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