Couplage en parallèle de machines en déri?ation. — En
règle {çéttt^rale les grandes stations centrales électriques comportent plusieurs génératrices qui, aux heures de forte consommation, alimentent ensemble le réseau. Le mode de couplage doit, en conséquence, comme l'indique la figure 453, être conçu de maniëre à permettre aux diverses génératrices de fonctionner ensemble ou séparément sur le réseau, et, comme conséquence, chaque machine doit pouvoir être individuellement couplée ou découplée à volonté, la charge pouvant être, de même, répartie entre les différentes machines.
Par la marche en parallèle les machines doivent fonctionner de telle sorte que, dans les variations de charge, la surcharge ou la décharge se répartisse régulièrement entre les génératrices individuelles afin qu'elles participent toutes dans la même proportion à la fourniture du courant. Il est, en général, facile d'obtenir des génératrices en dérivation ce fonctionnement en parallèle. Ici intervient la chute de tension des machines qui, pour une même fraction de la charge normale, doit être aussi identique que possible. Les génératrices doivent donc, à cet effet, être portées sensiblement au môme degré de saturation, et leur résistance d'armature, aussi bien que leur réaction d'induit, doivent suivre leurs puissances respectives. Considérons, par exemple, deux machines couplées en parallèle, l'une faiblement saturée et ayant ainsi une caractéristique très droite, l'autre étant, au contraire, très saturée. Pour une augmentation de consommation de courant sur le réseau, la machine fortement saturée pren-
drait la plus grande partie de raccroissemenlde charge; elle peut, en effet, à égalité de chute de tension, fournir un débit plus grand que la machine faiblement saturée. De même une machine à résistance d'induit relativement plus grande ou à réaction d'induit plus marquée prendra une charge moindre que l'autre, puisque le même débit déterminera dans la première une plus forte chute de tension. Cependant la plupart des machines modernes étant, aux trois points de vue considérés, dans des conditions tout à fait analogues, il en résulte que, en règle générale, les génératrices en dérivation fonctionnent en parallèle sans difficulté.
L'accouplement d'une génératrice en dérivation avec d'autres déjà en service s'effectue aussi très facilement et ne peut, avec une manipulation convenable, donner lieu à aucun trouble. On amène la machine à accoupler à la même vitesse angulaire que celles déjà en service (lorsque les machines doivent tourner à la mémo vitesse, ou, sinon, à la vitesse convenable), puis on en règle l'excitation de façon à avoir la même différence de potentiel aux bornes, et, finalement, on ferme l'interrupteur. Cette génératrice ne donne tout d'abord aucun courant, puisque sa f. é. m. induite est juste égale à la différence de potentiel des barres omnibus. En renforçant l'excitation de la nouvelle machine accouplée et réduisant, en même temps, corrélativement celle des autres machines, on arrive à lui faire prendre sa part de la charge totale.
Pour découpler une machine, il suffit d'opérer dans Tordre inverse : on en réduit l'excitation jusqu'à ce que son débit devienne nul et on la découple.
Couplage de Vexcitation, — On peut prendre directement sur les barres omnibus ou disposer comme l'indique la figure 453 le circuit d'excitation des génératrices en dérivation. Le dernier procédé a l'avantage de ne nécessiter que trois conducteurs entre la machine (I) et le tableau (II), puisqu'un pôle de l'enroulement dérivé est relié directement à l'une des bornes de la machine; l'arrêt de celle-ci supprime d'ailleurs, naturellement, le courant dans la dérivation. Par contre, il peut se produire, avec ce couplage, une inversion de polarité de la machine qui risque ainsi de se trouver couplée avec une polarité défectueuse à sa prochaine