MACHINE A TROIS FILS DE DETTMAR
inachiiies multipolaires; on monte toujours deux pôles sud et deux pôles nord Tun à côté de l'autre et les balais intermédiaires entre les pôles de même nom. L'excitation est couplée de façon que Nil Si et Ni Su constituent ensemble respectivement un circuit d'excitation. Si Ton suppose d'abord l'armature sans courant et les deux branches d'excitation également excitées, on obtient un flux <^„, comme le montre la ligure 471. Les sections de culasse et d'armature livrent, comme on voit, passage à tout le flux d'une
Fig. il±.
Composition des flux dans la machine à trois fils de Dollmar.
pièce polaire. On conçoit dès lors que la machine ait une culasse et une armature relativement lourdes.
Un renforcement de l'excitation des pôles Nu et Si n'a aucune influence sur le flux issu des autres pôles Ni et Su, puisque la f. m. m. de la bobine Nu par rapport à Sn ou à Ni agit en sens contraire de la f. m. m. de la bobine Si. Le mieux, pour se représenter cet elfet, est de supposer que les flux de Nu et Si et ceux de Ni et Su se composent comme l'indique la ligne en trait fort Nii Si et le tracé en trait faible Nj Su de la figure 472. Si l'on observe alors que, pour le couphige indiqué, la voie d'enroulement 01 n'est influencée que par les pôles Ni Su, et la branche 02 uniquement par les pôles Nu Si, on conçoit que la tension de chacune de ces voies d'enroulement puisse être réglée indépendamment de celle de l'autre.
L'influence de la réaction d'induit est particulièrement remarquable dans cette machine. Ainsi le flux <t>tr dû aux spires magnétisantes transversales (fig. 471) trouve ici son chemin à travers la culasse et renforce les pôles Nu et Si, tandis qu'il affaiblit les pôles Ni et S». Il faut, en conséquence, lorsque la charge croît, renforcer l'excitation dans la branche Ni Sn et l'affaiblir dans la branche N„ Sj. Cette condition est contraire à la division exacte de la tension et à la suppression de ses oscillations, puisque la division s'inégalise lorsque la charge croît. Tel est notamment le cas quand la charge augmente précisément dans la partie où la forte réaction d'induit a déjà abaissé la tension. On peut partiellement compenser ce défaut en excitant les pôles alternativement, c'est-à-dire en prenant l'excitation de N,i S| sur la voie 01 (iig. 472) et celle de Ni S,, sur la voie 02 de l'armature. On évite également ainsi un renversement de polarité de la machine qui pourrait aisément se produire, par suite de la réaction d'induit sur les pôles Ni et Su, si chaque voie d'enroulement excitait la paire de pôles lui correspondant. Ces deux pôles sont alors toujours convenablement excités dans le bon sens par la voie 02 pour laqueUe la réaction d'armature ne peut produire d'inversion de polarité.
On peut encore compenser l'inégale influence de la réaction d'induit sur les deux parties en compoundant la machine par le courant des conducteurs extrêmes et faisant circuler ce courant autour des noyaux inducteurs de façon à affaiblir les pôles Nu Si et à renforcer Ni S,,.