DIFFÉRENCE
do potentiel efficace aux bornes de l'armature
en marche normale .
TENSION EFFICACE d'ÊPREUVE entre l'enroulement et la masse.
à froid.
à chaud (60* C).
Jusqu'à 250 volts
2 000 volts
1 500 volts
Les armatures de moteurs de traction fonctionnant sous 500 volts de différence de potentiel sont souvent essayées à 4000 et 5 000 volts.
Les tensions d'épreuve indiquées supposent une courbe de tension alternative sensiblement sinusoïdale, de sorte que la tension maxima d'épreuve est \/2 fois aussi élevée que la tension efficace donnée.
On doit, avant son complet achèvement, contrôler, d'après les
VERNISSAGE ET SECHAGE DE L'ARMATURE ill
calculs préliminaires, la résistance de C enroulement. On y procède de la manière suivante.
Dans le cas d'enroulements fermés simples, on laisse Tenroulement ouvert en un point quelconque et on mesure la résistance totale des fils en série en notant l'intensité et la tension d'un courant qu'on envoie dans cet enroulement. Avec des enroulements fermés multiples on procède de même pour chacun des enroulements individuellement. On peut cependant appliquer aussi le procédé dont il est parlé plus loin, § 92.
La liaison des bobines avec le collecteur peut déterminer entre deux lames de celui-ci un court circuit occasionné parla soudure. Pour vérifier s'il n'en existe pas, il suffira de mesurer la résistance entre lames du collecteur. Un court circuit ou un isolement défectueux entre bobines individuelles se manifestera par un écart notable entre la résistance correspondant aux deux lames considérées et celle afl\3rente aux autres.
31. Épreuve du collecteur. — Avant de relier le collecteur à l'enroulement, il faut vérifier son isolement à la masse et celui des lames entre elles. La tension d'épreuve doit être ici supérieure de 500 à 1 000 volts à celle précédemment indiquée pour Tenroulement.
Pour l'épreuve à la masse on met, à l'aide d'un fil métallique, toutes les lames en court circuit et on leur fait supporter ensemble la différence de potentiel d'épreuve par rapport à la masse.
Il suffit toujours d'une tension de 2S0 volts pour l'essai d'isolement entre lames.
32. Vernissage, séchage, garnissage et équilibrage de l'armature. — Une fois enroulées complètement les armatures sont ou immergées tout entières dans un bain de vernis isolant ou enduites d'une couche de vernis séchant à l'air. Le premier procédé s'applique particulièrement aux petites armatures enroulées pour tensions élevées.
Il est indispensable, avant de l'immerger dans le vernis, de sécher à fond l'armature, soit dans un séchoir, soit dans une étuve
113 CHAPITRE HUITIKME
à vide (système Passburg, par exemple). Ce séchage a pour but, non seulement de chasser Thumidité, mais encore de faciliter l'application du vernis qu'absorbent mieux les surfaces sfeches. L'armature (sans ses frettes) doit rester dans le vernis jusqu'à ce qu'il ne s en dégage plus une bulle d'air. On emploie souvent pour premier vernissage le vernis Japon A ou l'armalack très fluides, et comme second bain d'immersion le vernis Sterling ou Excelsior.
L'armature doit, après chaque bain, être séchée de six à douze heures sous une température de 80 à 90* C. Les vernis donnent à l'enroulement une grande solidité mécanique.
Quand il ne s'agit que d'un enduit de vernis, un séchage comme les précédents n'est pas absolument indispensable ; il est cependant le plus souvent pratiqué. Comme vernis ainsi appliqué, on emploie les vernis Japon C, Sterling, Excelsior, Copal et Gommelaque séchant à l'air. En ce qui concerne ce dernier il faut bien prendre garde à ce qu'il contient souvent de l'eau.
Dans bien des cas, comme, par exemple, pour les moteurs de traction dont l'enroulement doit être sérieusement protégé contre Tintroduction de la poussière et de l'humidité, ou bien quand on veut empêcher la pénétration de poussière de cuivre venant du côté du collecteur, on revêt encore l'armature d'un garnissage ou habillage spécial.
Les extrémités libres (dites « têtes ») des bobines, c'est-à-dire les parties qui dépassent le fer d'armature, sont recouvertes d'une toile trempée dans l'huile de hn, puis enduite encore d'une couche de vernis. Cette toile est fixée au moyen de frettes à la périphérie de l'armature et du collecteur.
Équilibrage de t armature. — Les armatures de dynamos qui fonctionnent la plupart du temps à grandes vitesses linéaires et pour lesquelles une marche régulière est de la plus haute importance au point de vue de l'absence d'étincelles aux balais doivent être soigneusement équilibrées.
Le corps même ou noyau de l'armature doit tout d'abord être équilibré avant enroulement, et vérifié ensuite de nouveau après achèvement. La vérification de l'équilibrage ne s'effectue la plu-
VERNISSAGE ET SECHAGE DEIL'ARMATURE ii'S'
part Ju temps qu'au point de vue statique : l'armature avec son arbre est montée entre deux couteaux horizontaux et sollicitée à la main, de manière à permettre de constater s'il existe un excës de masse d'un côté et dans une position quelconques. Le cas échéant, on compense alors cette irrégularité par addition ou suppression de matière.
A cet effet il est pratique de prévoir, dans le corps de l'armature, des poches k plomb, comme le montre la figure 50.
E. Arhold. — La machine dynamo à courant continu, t. II.
CHAPlTiRE IX
33. — fialais et porlc<baIais. — 34. Supports de porle-balais et prises
de courant.
33. Balais et porte-balais. — Balais métalliques. — Les balais métalliques sont formés de feuilles de cuivre ou de laiton, ou bien de toile de cuivre ou de laiton. Parmi les balais feuilletés les plus connus figurent les balais Boudreaux. Ils consistent en feuilles de métal finement laminées, de 0,02 à 0,03 mm d'épaisseur, pliées sur elles-mêmes et comprimées sous une pression élevée. Le métal employé, qui est essentiellement du cuivre, est très souple et convient mieux aux collecteurs que les balais de clinquant de laiton dur. Ces balais Boudreaux sont au nombre des meilleurs balais métalliques.
Très analogues aux précédents sont les balais réalisés par le pliage et la compression de feuilles de cuivre très minces obtenues par voie électrolytique. On emploie beaucoup aussi des balais en lames minces de cuivre ou de laiton superposées en une seule masse et soudées ensemble à une de leurs extrémités. Ils ont l'avantage de mieux se tailler et se comporter que ceux en feuilles minces ou en toile métalliques dans les machines qui ont tendance à produire des étincelles aux pointes des balais.
Il existe dans Tindustrie de nombreux modes de composition et d'assemblage de balais en toile métallique diversement appréciés. Ceux qu'on rencontre le plus souvent sont en toile métallique de cuivre chimiquement pur pliée et comprimée ; on en trouve cependant aussi en alliages de cuivre et en toile de laiton, ainsi qu'en toile métallique de cuivre et en clinquant avec interposition de graphite.