BALAIS ET POHTE-BALAIS
construction de porte-balais. Le charbon mobile est monté dans un sabot métallique et relié électriquement à la chape fixe.
Fig. 4ii2. Fig. 153.
Société Électricité et Hydraulique, Charleroi. Siemens et Halske A.-G., Vienne.
La figure 154 donne une image du dernier porte-balai de TE.-A.-G., précédemment Lahmojer et C®. La gaine à balai pro-
Fig. 154.
E.-A.-G. (anciennement Lahmeyer et C»), Francfort-sur-le-Mein.
preroent dite se compose de deux pièces : celle d'avant qui enserre le charbon et est fixée au moyen d'une vis a sur celle d'arrière, assurant ainsi un très bon contact avec le charbon, et celle d'arrière qui est fixée par une vis entre des flasques latéraux sur lesquels elle est mobile et qui embrassent la tige de balai, ce qui
120 CïTAPITKE NEUVIÈME
permet de modifier légèrement la distance entre le eharboa et
f ^ M 'iT 'i' 'l'i'fekr
Fig. 155.
Â.-E.-G., Berlin.
daxe d'oscillation. Un ressort spécial en laiton assure une bonne
— liaison électrique entre lacapsule
porte-charbon et la pièce d'articulation. Un double ressort en acier, fixé à l'étrier b qui termine la partie fixe, appuie le charbon sur le collecteur. Le balai peut, à volonté et à tout instant, être séparé du collecteur au moyen du boulon c et de la tige d et maintenu suspendu à Tétrier b.
Le porte-balai de l'A.-E.-G., Berlin (fig. 155) permet le soulèvement rapide et facile de chacun des balais dont la position de relevage est indiquée en pointillé sur la figure. Il est maintenu dans cette position par une goupille S qui, se déplaçant dans le sens de la flèche, est reliée au ressort en boudin.
L'E.-G. Union emploie depuis plusieurs années le porte-balai
représenté par la figure 156, dont la grande lame élastique permet
un réglage très précis de la pression du^balai*
Fig. 156.
Union E.-G., Berlin.
BALAIS ET PORTEBALAIS 121
Au lieu de monter plusieurs balais l'un à côt<^. de l'autre sur un même axe d'oscillation, on peut disposer plusieurs charbons dans
Fig. 157.
Westinghouse El. and Mfg Company, Pittsburg.
une gaine commune. C'est ce que montre la figure 157 dans un genre de construction adopté par la Westinghouse C pour les génératrices de traction (Voir aussi fig. 170).
Balais métal et charbon combinés. — Quand le débit d'une machine est élevé par rapport à sa puissance, il est tout indiqué
Fig. 458.
E.-A.-G., anciennement Schuckert et C*, Nuremberg.
de chercher à réunir les qualités des balais métalliques et des balais en charbon, les premiers donnant de moindres pertes au contact et admettant de plus grandes densités de courant, d'où réduction possible des dimensions du collecteur, et les seconds assurant une meilleure commutation, en môme temps qu'une meilleure conservation du collecteur. Mais les balais combinés rendent encore des services dans certains cas où les balais métal-
liques seuls ne permettent pas une captaiion du courant sans étincelles.
On voit un balai combiné de TE.-A.-G., anciennement Schuckert et C*, sur la figure 158. Le charbon K forme la pointe postérieure du balai et se place immédiatement en arrière du balai en toile métallique. Le porte-charbon est construit de façon à pouvoir s'appliquer directement et sans aucun intermédiaire à tout portebalai métallique de môme largeur. Le support tout entier est fixé sur une plaque G qui se substitue à la cale de sorrage du balai métallique dans le porte-balai et est ici parfaitement rigide. Pour mieux assurer encore le maintien du charbon, la plaque en question est rabattue sous forme d'oreilles G latéralement au balai métallique. Le charbon est lui-même appliqué sur le collecteur par un ressort en boudin F.
34* Supports de porte-balaiB et prises de courant. — Dans tous les moteurs susceptibles de marcher dans les deux sens, notamment dans les moteurs de traction, les balais doivent occuper une position fixe dans la zone géométriquement neutre. Par contre, si Ton n'a afi'aire qu'à un même sens de rotation, ce qui est particulièrement le cas des grandes machines, les balais doivent être mobiles autour du collecteur de manière à permettre d'en chercher la meilleure position possible au double point de vue des étincelles et des pertes au contact. Si, en effet, cette position se détermine d'avance approximativement, on ne peut aisément la calculer avec toute l'exactitude voulue.
Dans la plupart des cas il est spécifié que les balais restent, sous toutes les charges, sans étincelles nuisibles, dans la position qui leur a été fixée une fois pour toutes.
Les porte-balais des figures 144 à 156 peuvent se déplacer sur l'axe d'oscillation des balais parallèlement à Taxe du collecteur. Ces axes d'oscillations sont fixés sur des supports spéciaux dont ils sont isolés; les figures 159 à 162 montrent quelques modes d'isolation ici employés.
Pour les hautes tensions il faut veiller à une bonne isolation superficielle en faisant largement déborder les rondelles isolantes sur le support en fonte et emboîtant les unes dans les autres les
SUPPORTS DE POHTE-BALAIS KT PRISES DE COURANT 123 douilles Isolantes, comme dans les figures 160 et 161. L'épais-
j22 Fig. 159. Fi«. 160. Fig. 161.
seur de ces douilles et rondelles isolantes varie de 3 à IS !p[\tn.
Comme matière isolante on emploie à cet effet le papier comprimé, le bois, la fibre, la stabilité, lamégohmite, etc.
Fig. 163.
Société pour l'Industrie électrique,
Karlsruhe.
Plg. 164.
E.-A.-G, anciennement Kolben et G», Prague.
Dans les petites machines le support de porte-balais est ordinairement monté de manière à tourner autour de la joue du
palier, comme on le voit sur la figure 163. Cette disposition a Tinconvénient de ne permettre de démonter - le chapeau du palier, si celui-ci est en deux parties, qu'après enlèvement préalable du porte- balai. Cet inconvénient disparaît avec les montages indiqués par les figures 164 à 166. Sur la figure 164, le support de porte-balais se meut dans un guidage faisant partie du corps du palier, et, dans les figures 165 et 166 autour d'un guidage cylindrique vissé sur le corps du palier.
Tandis que, suivant les figures 163 et 164, le déplacement des balais s'effectue directement à la main, et leur fixation au moyen d'une poignée H manœuvrant une vis, on emploie pour le même objet, d'après la figure 163, un pignon R qui attaque un segment denté.
Pour la captation du courant, tous les axes de balais, positifs, d'une part, et négatifs, de l'autre, sont respectivement reliés à des anneaux collec-
Fig. 165.
E.-G. Alioth, BàJe.
Fig. 166.
Fig. 167.
A.-E.-G., Berlin.
teurs représentés en S sur les figures. De là des conducteurs souples conduisent le courant à des bornes fixes isolées, montées soit sur la machine même, soit sur son socle.
SUPPORTS DE PORTE-BALAIS ET PRISES DE COURANT 125 Alors que, dans la figure 166, les anneaux collecteurs, ainsi
Fig. 168.
Ateliers d'OErlikon.
que les attaches de balais, sont disposés dans un logement spécial en forme de boîte ménagé dans le support de porte-balais, les anneaux collecteurs delà figure 167 sont, d'après un mode de construction adopté par TA.-E.-G. de Berlin, munis d'une protection particulière. La première disposition offre l'avantage de mettre en môme temps à l'abri les connexions entre les axes de balais et les anneaux collecteurs.
Au lieu d'isoler individuellement chacun des axes de balais, on peut encore, suivant une disposition des Ateliers d'OErlikon, relier, sans isolation spéciale pour chacun, tous les axes de balais positifs à un même anneau commun S et faire de môme pour tous les axes négatifs, ainsi qu'on le voit sur la figure 168. Ces anneaux servent en môme temps de bagues de captation du courant et sont isolés d'un troisième . ^*^* *^^*
. Hclios E.-A.-G., Cologne.
anneau T qui forme moyeu et peut
tourner sur une douille fixe. Ce dispositif convient particulièrement aux machines à basse tension et grand débit. Dans ce cas
126 CIIAPITRKINEUVIKME
Fi^. 170.
Westingliousc Klectric and Mfg C», PilLsburg.
les anneaux collecteurs se font en bronze ; ils peuvent cependant s'établir en fonte.
Les diverses dispositions précédentes pour supports de portebalais peuvent, surtout avec un grand nombre d'axes de balais,