‹ La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions égyptienne, juive et chrétienne. Tome premierChapitre 12 sur 38 · ii · texte numérisé non relu

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Pendant leur esclavage , les Israélites furent employés â la construction des monumens égyptiens ; après de tels faits y il faut admettre que les Israélites devaient avoir la langue et récriture de leurs maîtres les Egyptiens, d'autant plus que Moïse avait été admis aux mystières des prétreç , et devait en connaître les hiéroglypl^es et récriture sacrée.

Une de^ fortes r^ison^ qui portent plusic^urs auteurs à croire que la Bijile qy'on at|;ribue à Mpï§e ne fut écrite qu'après 1^ sortie des Juif? d,e Babylone, c'est ^'elle patrie dea» bons et mauvais A^ges, des phérubin^^ et d'jautrcs hiérarcbies célestes , qui n'étaient aucunement adoptées dans les niyçtères égyptiens , et qui laisaient partie des emblèqiea religieux ^^s Assyriens.

Ainsi, les Ange9 ne purent être honorée chez le peuple Juif, cfi^'aprèsf qu'il eut communiqué ayec les Chaldéens et pendant sa captivité. Ce ne fat que par la suite que Maimonide et les Rabbins dpnnèrent aux hiérarcbie^ d'Anges la plus grande extension; ïi^, qxi prirent les modules même cbez les lettrés çbiAois , qui , sous l'expression de bons et mauvais esprits, entendent les causes générale^ de la^iuature avec leurs effets. Lçs Ji^ifs donnèrent aux Anges tous les attributs de Dieu, et en même temps tous. les penchans des hommes.

bas. Cette punition devait être accablante pour un être pensant; eUe donna aux Grecs , qui puisèrent leur mor^e et leur doctrine en* Egypte, l'idée d'une pareille punition aux enfers pour les hommes vils et cruels.

De Sacy^ sur l'autorité des ddétews de TEglise, veut qu'Esdras ait corrigé tes erreurs qui s'étaient giis^ées4atis les livres saints, par la négligéHee des prêtres et ensuite I>ar les fautes des copistes. Reitiarquons bien que De Sac y prétMd qu'Esdras même changea les caractères de la première Bible , qui étaient samaritains ; il y substitua les ehakiéens, cc^Comie mieux adaptés aux Juifs qui B^étaiélit fomliarisés pendant leur esclavage avec cette IWgtie. Il pet^é que ce changement eut aussi lieu i>Otir que léë Jtiifs n'eussent pas même le langage commun ai^M les Samaritains, lequel tenait beaucoup de celui des Egyptiens. Esdras regtfrdaît les Samaritains comme des sciismatiqûes et des idolâtres. Les Samaritains de nos jours suivent le Péntàtéaque ^ il^ ont même les quatre filtes juives et scnut circoncis : on peut les appeler les Réformés Juifs. Theodôret assure que, dans la version d'Aqiiila^ le premier et le second livres ihs Hôis n*en font qu'un , et que l'auteur de ces livies est bien po&té^ riébr an temps dont il écrivit l'histoire. Le même TUeodoret croit que lés KVfes deé Rois ont été Compilés jMir un auiêtér , mprès la edptivUé iê BahjfhwB ^ enfin, sui^ vatnt l'opîàion de bi«i dès docteurs die l'Eglise , difTérens IvfltêB de Iff Bible fateat modifiés! au gré des comment ttfte«rs el de letnrs copistes , ce qui {Mît» mÂnx^Svlàe , Joif , à entreprendre la réforme connue sotte' le' rtoiii de ÏW/mud$ il regardEÂI/ la Bible comm^ un IhTé'déconftisîon.

Leà ptus modéré» dëé èritfiqUëS* SOM d'avis qU^ lè%

Livres , la Loi et le Pentateuque , ne faren| pas écrits par Moïse. J^oici ce que dit S^ Qément , SomeL a^ $5t*y et Stramat. 3 , { 4^ : «Car votre Genèse en particulier ne fut jamais l'ouvrage de Moïse. )»

Volney , dans ses Ruiru^ de JPalmfre y à la note 38, croit que la Bible contient des preuves qu'elle ne fut écrite qu'après le retour de la captivité de Babylone; maUieureusement les critiques n'envisagent cet ouvrage uni au Nouveau-Testament , que d'après les hérésies qui eu découlèrent; ils le regardent comme la boite de Pan:dore y d'où s'échappèrent tous les maux qui , en l'ouvrant) se sont répandus dans l'Universt

Nous nous permettrons d'ajouter quelques réflexicms i celles de saint Augustin, de saint Qément et des autres auteurs que nous avons cités , sur l'identité des œuvres attribuées à Moïse / n'entendant aucunement disputer à ces Saints-Pères , le. mérite d'avoir été Jes premiers â faire ces observations.

Diodore de Sicile, Uv. 1 , ch, 5o, et plus particuliè-^ rement au eh» 81 , dit que les prêtres égyptiens tenaient une suite non-interrompué d'observations astronomi'»* ques, faites depuis les âges les plus reculés, sur les éclipses de la lune, les tremblemens de terre , les dé-^ luges, et les ai^paritions des étoiles , que nous nommons planètes et comètes.

Les Hebraïsans , qui veulent trouver l'origine de toutes les sciences dans la Bible et même de l'Astro-

nomie^ voient la tradition du Déluge juif consigné dans l'Arche de Deucalion , dans l'Autel de Thémis , dftns la Colombe et dans la constellation du G)rbeau; mais', à dire vrai ^ il faut être visionnaire pour trouver toutes ceis choses dans la Bible, et pour supposer que les Egyptiens et les Grecs les lui aient (i) empruntées.

Ce qu'il y a de certain, c'est que la Bible nous dit que Moïse était versé dans les sciences égyptiennes^ nous Favons-vii élevé et instruit par les prêtres dlsis : or, il devait cônndtre l'Astronomie; s'il a laissé des notions astronomiques aux prêtres qu'il a établis, elles doivent se rapporter aux connaissances qu'il pouvait avoir acquises par son éducation et initiation. Or, aucune trace de cette science ne se trouve dans la Bible; alors il tant croire que les vrais ouvrages de Moïse se sont égarés dans les déportations auxquelles les Israélite ftirent condamnés , d'autant plus que les déposâtaires de ces ouvrages sacrés devaient les cacher au peuple, toujours enclin à l'idolâtrie : il importait de ne pas lui faire connutre la théorie du cours des astres et leurs signes^ de i)eur qu'il ne retombât dans les erreurs du sabéiinne dont étaient imbues toutes les autres nations vobinès, qui honoraient l'agriculture.

Il est impossible d'accorder la science qu'on donne

(i) Tel est Touvrage d'un Apostolique , imprimé à Liège en 1826 , le FoUe leué. H prétend que les Grecs furent instruits par des Juifs, ainsi que Pharaon par Abraham.

i Moïse avec sa Genèse ^ qui défigure toute idée astronomique 9 où il est dit) par exemple^ que le soleil et la lune dcouinent toutes les étoiles , que la lune est la plus grande des étoiles , que le firmament est solide , que les étoiles y sont fixées y que ce firraametit soutient les eaux supérieures ^ que les nues sont àea canaux par où les eaux sorties des réservoirs du firmament se répandent sur la terre; que le troisième ciel où réaide la Divinité est au-dessus du firmament et sur Tabime des eaux. Ce n'est pas dans TAstronomie égyptienne que Moïse a puisé ces rêves ridicules avec lesquels les prêtres de Rome ont cru convaincre d'erreur Bruno ^ Galilée et Copernic. Mais revenons à notre sujet.

lies historiens^ tant anciens que modernes, conviennent que la théocratie fut le premier gouvememient des premières sociétéaciviles^et soyouabién persuadésque, de nos jours même 9 une grande partie de la terre lui est soumise.

lies Lévitea,. par leurs traditidns^y savaient que les prêtres égyptiens avaient gouverné TEgjrptej» et.que, malgré l'établissemeaalt des Roâs, les prêtres avaient conservé une domination sur l'esparit public , qui les rendait en bien des choses supérieurs même aux Rois.

Le corps des prêtres égyptiens était dépositaire des lois et des sci^^ces^ Tisterprète des Dieux', le* surveillant et le juge des Rois , auxquels il faisait un procès siévère après leur mort, en mettant en évidence leurs vertus et leurs faiblesses.

Ces mêmes prêtres^ pour soutenir leur eippine , ^uBeignaient qu'il valait mieux obéir à Dieu qpi'aii^ Jiommes. Ces doctriues malheureusement passèrent qhes les pre^ très jui^ ; et d^ cei|X-ci chez les prêtres dç IU>fl9i$; U ^^ bien aisé aujourd'hui de se convaincre que Ojdtt^ 9:Teiijgjl# obéisssance pr^jchée aux Dieux respectif^ par 1^ plus anciens p^e);^es ^ n'était qu'une obéi^M^ajaoQ Aveugl^ à çux*mémes , qui ay^ent su, ^ faire passer pQur les ipt^^rprétes et les organes de la volonté divine. Si on lit gvep quolh qu'attention la £ible^ elle prêche à toutes les pages Tobéissance aux prophètes , à l'autorité des prêtres et des patriarches ^ qui est toujours comparée à l'autorité paternelle et à la divine.

Nous avons vu placer la Verge d'Aaron dans TArche avec les Tables de la Loi. Les prêtres juifs surent , libres ou esclaves^ profiter de ce privilège tout-puissant. De nos temps, la domination des prêtres de Rome balance en bien des pays Tautorité souveraine (5); ils veulent être comjne les prêtres juifs, les conservateurs de ,^pute science et les interprète^ de la volonté divine ; ils nous démontrent par -là que les prêtres ont toujours cherché et quelquefois trouvé la solutioin du f^pfieux p^blème d'A^* chimède, en s'emparant d'un point idéal dans le ciel, au moyen duquel ils remuent à léiir profit leurs sectateurs et le mpndç entier.

(i) Voyez ce que la junte apostolique «< o6^ eft Espagne, ea i8:(S, «t ce que sont les coDgr^atioDS' à» lémê ea Frmice.

Uaviâité des anciens prêtres et des Lévites était poussée si loin, que les Juifs, ne pouvant plus supporter le poids des impositions sur les terres et sur les animaux , s'adonnèrent au commerce , les produits de l'agriculture

étant absorbés (i) par le sacerdoce.

Dans Joseph , Aniiq. , Uv,5yC.S^on voit que les fonctions des prêtres juifs étaient le service du temple , Tins truction du peuple , le jugement des affaires , des causes de divorce, des eauof de jalousie (s) , la bénédiction du pmple , le droit de sonner les trompettes sacrées (3) *, que leurs émolumens consistaient dans la dîme de tout ce que la terre produisait , et des animaux qui pais-

(i) Si on lit le Deutif (morne et le LéuUique , on sera convaincu de cette assertion. On ne pouvait se présenter devant les prêtres les mains vides. Dulaure , dans son Histoire de Parti , rapporte des ordonnances des premiers évéques de la Gaule , qui établissaient les mêmes droits sur tous les Chrétiens.

(a) La cérémonie des eaux de jalousie se pratiquait de la ma* nière suivante, Nombres ^ ch, 5 : (c Lorsqu'une femme sera tombée en faute, et que , méprisant son mari , elle se sera approchée d'un autre homme, le mari la mènera devant le prêtre avec une of-^ frande de la dixième partie d'une mesure de fiirine d'orge; le prêtre la présentera au Seigneur , après il prendra de l'eau sainte dans un vase, il y mettra un peu de la terre du pavé du Tabernacle , il découvrira la tête de la femme et il mettra sur ses mains le sacrifice destiné pour renouveler le souvenir de son crimç : le prêtre tiendra dans se^ mains les eaux très-amères sur lesquelles il a prononcé des malédictions avec exécration , il donnera les eaux à boire à la femme : si son ventre n'enfle pas , ^ si elle n'en meurt pas^ elle est innocente. »

(5) Les prêtres chrétiens changèrent cet usage en celui des cloches.

saient sous la Verge du pasteur. Les prêtres avaient roffrande des premiers arbres et les premierà animaux ^ ainsi que les premiers nés des animaux domestiques et des hommes. Les parens rachetaient leurs premiers nés , moyennant la somme de cinq êieUs. Le sicle , dit Calmet, valait i livre 16 s. s d. de France. Ainsi les parens payaient , pour leurs premiers nés , 7 liv. x s. 8 d. de France. Outre cela, les Israélites devaient émnêr une capitation au Temple , et ce tribut annuel était d'un demi-sicle. Déjà les prêtres avaient obtenu de Moïse i5 villes et les Lévites 35 en toute propriété.

Les offirandes faites au Temple étaient pour les prêtres qui avaient persuadé au ])euple hébreu qu'il devait trois fois Tannée se présenter devant le Seigneur , et n'y paraître jamais les mains vides.

Ils recevaient aussi la peau , Pépaule et la poitrine des victimes ; outre tous ces avantages , en temps de guerre , on prélevait un cinquantième sur tout le butin, dont une moitié était allouée aux prêtres, et l'autre aux Lévites.

Nous avons dit que les Israélites étaient exposés à la lèpre. Les prêtres étaient chargés de la distinction des diflRérentes sortes de lèpres du corps, des meubles et immeubles; ils étaient chargés de sa purification, dont voici la cérémonie cabalistique, et les profits^ qu'ils en tiraient.

Après que les prêtres avaient déclaré un lépreux guéri y il devait retourner à eux avec deux oiseaux, qui

ôidiiiairemmt étaient des tourtef elles ou des colombes. L'un était ûmnolé , «t son sang était reçvi dans un yase d'ai^te plein d'eau de source.

Le pfdtfo purificateur attachait à l'oiseau lisant deux petites branches , une de cèdi^, l'autre d'hjssope , liées enscBible par un! rîibati de laine c^fcânoisi. Il plongeait cet oiseau dans le vasif (^ntenont l'eau dans laquelle oii avait reçu lé sang^ du premier ; ensuite il eh aspergeait le lépreux , ptis laiifisait ei^tolêr foisèau.

Au bout de sôpt joursr, le lépreux , «près s'éfae lavé et coupé tout lé poil du corps , dèy*if se présenter au Tabernacle , avec deux ajgnèam et une j^ne brebis , une mesure de' farine arrosée d*huilè^ et un pot d^uile pure. Le prêtre purificateur recevait tout clela, immolait un agneau pour le péché , Paiutre poiir rhèlôcaùste y et la brebis pour le délit. Af^és ce sacrifice , lé prêtre prenait du sang de Thostié pour le délit , en mettait sur l'oreille droite , sur lé pouce du pied et de la main droite du lépreux ; ensuite le même purificateur versait dans sa main droite de Thuile offisrte y en faisant sept aspersions avec les doigts vers le Tabernacle, et oignait l'oreille , les pouces de la main et du pied droit du lépreux qui, au moyen des présens qu'il faisait au prêtre et des momeries magnétiques de celui-ci, se trouvait purifié.

Les prêtres et Lévites, quoiqu'esclaves dans Babylone, se rappelaient leurs richesiM et leurs droita'; ils

étaient aussi convaincue que c'était par les sciences acquises en Egypte (et qu'ils avaient professée^dlbpuis Moïse) , qu'ils s'étaient attiré la: vâiévation des autres tribus d'Israël^ et a'étaiaat rendus-- aussi* puissans ; de senil]ial)les souhaits dirigèrent tes Lévites dans leurs premiére& institutions secrètes, en établissant des Oràr^i dans le sacerdoce , comme ii parait par le mot thubal^ kain^ qui se trouve souvent dans leurs livres sacrés^ : ce mot est conservé dans la première parole de passe , et d'admission;dans le premier degré dn rite Ec.Ref.'.; il se trouve aussi dans la maîtrise du rite An.*, et Ac.*., et autrement placé encore dans d'autres rites.

Le mot tkubalhain veut^ dire possession du monde , but que bien des ordres religieux en E^agne et en France se sont proposé ^ mais plus que tous y l'Ordre appelé par Voltaire , les gardes du corps du Pape , les Jésuites, qui , par des sociétés secrètes (i) et des missions, cherchent à envahir la surface de la terre.

On i^dmettait les candidats Lévites: au sacerdoce , par des préparations usitées indistinctement dans tous les mystères, ce qui est expliqué par la première parole sacrée Jàkmy que nous conservons* et qui veut dire aussi

(i) Dans le Tombeau de Jacques Màldy-y 2"». édit: de Paris , libelle dirigé et contre les Frères Maçons et contre les Jésuites-, on litqupces religieux avaient adopté des formules entièrement Mft^n.'. n rappelle à ce sujet l'ouvrage du capitaine Smith , où Von v<qit que dàn« leurs grad^ , les initiales- et les mots de passe sont les mêmes. Il fait connaître les crimes nombreux de celte société

préparation (i). U est bon d'observer que la langue cbaldéenne , quoique très-expressiTe ^ est pauvre , et que le même mot a plusieurs significations^ selon le sens et la phrase où il se trouve employé.

La Maçonnerie de Salomon avait , comme on Ta dit , consacré les symboles de mort répandus dans tous les mystères orientaux. Nous le répétons, les Egyptiens pleur raient Osiris mort j pour le Soleil arrivé à la fin de sa course au solstice d'hiver ; les Ethiopiens Menmon j les Perses Mythras, les Grecs Bacchus, d'autres AtySy les Babyloniens Adonis ; tous ces peuples différens ont établi la passion , la mort , la résurrection de leur respective divinité, qui n'était, dans le fait, que le Soleil.

Chez les Juifs , on devait appliquer cette légende à Hiram, constructeur du Temple de Salomon, qui jouait un si grand rôle dans la Mystagogie juive.

en analysant le^ décrets que tous les Rois de la terre ont rendus contre eux , nonUi^e leurs ouvrages qui prêchent les doctrines qui ont enfante ces criiùes , et compte les révoltes , les conspirations et les guerres civiles qui leur sont dues. Ce fut en 1600 qu'ils se rendirent les apologistes du régicide , et peu d'années après l'assassinat du prince d'Orange. En 1 586 , après la prise d'Anvers par le duc de Parme , les Jésuites recueiUireql précieusement les corps des scélérats qui avaient commis le crime, et les exposèrent à la vénération des fidèles. (Voyez la petite Histoire de la BelffquOj par M.' GolUn ; Bruxelles , 1826.

(1) Toutes les institutions religieuses eurent dans l'antiquité leur préparation aux initiations. Les prêtres catholiques ont les jeûnes, etc. , et les jésuites des préparations prises des prêtres é^ff^ tiens.

On doit regarder le Mythe d'Adon-Hir&m , comme Tûne des formes les plus anciennes de la personnification solaire introduite dans les Temples maçonniques, qui ont conservé ce mystère, comme dans son institution primitiTe. On est surpris de trouver le même Mythç dans la passion et le supplice de Jésus-Christ : c'est le sa«> crifice de son corps j de son sang; c'est sa mort , le nœud essentiel qui unit les Chrétiens, et que ceux-ci rap-^ pellent par une cérémonie commémorative , celle de la communion ; elle existe dans les mystères des anciennes religions 9 et, pour un cas semblable, Tallégorie de la fiiture rédemption figure dans les mystères maçon.*., comme on le voit par la mort mystique d'Hiram , Grand- Architecte, assassiné par trois compagnons qui voulaient lui ravir cette parole sacrée , tant vénérée par les Juifs , et qui avait occasionné la fête et la commémoration du 10 Thischri. Il est â supposer que les Lévites durent attacher à la parole perdue ^ par cet assassinat, une se-^ conde allégorie, la rapportant à la liberté , aux biens , k Tautorité perdue à la suite de leurs derniers Rois.

Qu'il nous soit permis de répéter que cette parole de Jéhovah, que le Grand-^Prétre des Juifs ne pouvait pro** uoucer qu'une seule fois par année , était en si grande vénération près des Lévites, que la peine de mort fut ordonnée sous l'empire de la Loi mosaïque contre les blasphémateurs de cette parole; les Israélites se servaient d'autres mots, qui se rapportaient à celui-ci, pour expri-

mer Dieu; néanmoins ils les respectaient tous^ ils cherchaient même à les sanctifier de toute manière , ils les prononçaient avec une grande vénération , ne s'en servant (i) que dans de grands périls ^ ou pour un usage particulier de dévotion. Cette parole Jdhovahy dans les mystères juifs, s' étant perdue comme on a vu parla fête et cérémonie du i o Thischri , les prêtres et Lévites firent un devoir aux initiés de la chercher, de la trouver , et de mettre tout en œuvre pour venger Tassassinat supposé. Il est constaté que nous conservons ces pratiques , la première dans le Chevalier Ecossais, et la seconde dans les Elus.

Ainsi qu'on vient de le dire, toutes les religions de l'antiquité avaient puisé leurs principes chez les Egyptiens, où se trouvait la commémoration par nous expliquée de la mort d'Osiris^ et l'allégorie mystérieuse de sa vengeance sur ses meurtriers. Les prêtres juifs n'ont fait que substituer Hiram à Osiris; quelques rites, en place d'Hiram , ont Âdon-Hiràm, qui était le héros des Babyloniens.

La commémoration de ces vengeances n'était point instituée chez les Egyptiens, ni chez les autres peuj^les, ni dans nos mystères, i>our des fins sanglantes, comme quelques détracteurs se sont plu à le répandre faussement,

' (i) Tous ces noms ont servi aux rêveries des Maçons cabalistes et des Rose^Groix alchimistes.

et comme on le verra par la suite (i); elle se rapporte aux simples opérations de la nature, qui n'offre que guerres continuelles entre le principe gSnératettr et le principe deHrueteur, doctrines invariables que les prêt'^^ égyptiens enseignèrent toujours à leurs néophytes.

Ainsi les anciens instituteurs des mystères , dans Tapplicatibn particulière de leurs vengeances simulées, faisaient allusion à telle histoire ou à telle légende : ce que nous avons adopté après eux dans nos différens degrés et rites : de là , des visionnaires mal instruits et malicieux ont essayé de persuader que nous voulions réellement les exécuter, et que le néophyte devait venger ces assassinat sallégoriques sur leurs auteurs , soit figurativementy soit implicitement , ou sur ceux qui les représentent.

Qu^on se désabuse ; ces vengeances ne sont que les allégories des effets de la nature, ou du conflit perpétuel de la Génération avec la Destruction de Tœuvre qui produit la Régénération ou Réparation des êtres , ce qu'on a si souvent répété ; vérités incontestables enseignées par les prêtres égyptiens, principes fondamentaux de tous leurs mystères et de tous leurs dogmes comme du nôtre.

Les Lévites durent se servir de la branche sacrée de TAcacia pour figurer l'assassinat d'Hiram : nos instituteurs choisirent cette branche d'arbre, car elle était commune à tous les mystères anciens.

(i) Nous avons été surpris de trouver cette assertion dans le luileur de iEcr, , par M. Delaunay^ dans sa réimpression de 1821 , à sa nouvelle conclusion, page 253.

Ou verra que les Sabéens et les Chrétiens de S^ Jean honoraient cet arbre , et se servaient d'une de ses branches dans les initiations. Les Sabéens appelaient cet arbre Houzza\ ce nom se trouve littéralement être celui de Facclamation et du vivat des Maçons Ecossais Houzi^ qu'on écrit i7u2'2'a. La Maçonnerie d'Ecosse^ d'Angleterre^ de France , d'Italie y d'Allemagne ^ a emprunté son cri de joie au rameau des initiés, et le place en tête de ses chartes et capitulaires.

Ce symbole 9 au commencement de nos mystères^ est un objet de tristesse, mais l'alégresse lé suit de prés: or, à la manifestation d'Hiram, les Juifs durent y unir l'allégorie du bois qui donne le salut, et l'Acacia était regardé pour le Lignum salutis. On prétend que la croix de Jésus était de cet arbre (i).

Les Parsis, peuple de l'Orient, conservaient encore, dans certaines fêtes , l'emploi d'un rameau mystérieux , quelquefoisvégétal, le plus souvent métallique : c'est un signe qu'on retrouve partout où il y a trace d'initiation.

Nous le trouvons dans le gui des Druides et dans la fête des Rameaux des Chrétiens de Rome, laquelle précède de cinq jours la commémoration de la mort de Jésus sur le Bois de salut.

(i) Plasieurs momies ont la tête ceinte de guirlandes de feuilles d'Acacia ou du Sount ; les initiés égyptiens , après leur mort , en étaient couronnés. Ainsi Ton retrouve toujours des analogies avec les Juifs et les Chrétiens.

Quelques critiques ont aVancé que les prêtres de Rome conservent remblème de TAcacia , qu'eux aussi sont initiés (i), qu'ils ont des signes allégoriques ^ mais qu'ils ne les comprennent pas; ces mêmes critiques disent encore que l'usage de ces objets sacrés ne sert qu'à alimenter leur puissance , se borne chez eux à des cérémonies insignifiantes y et qu'ils ne pratiquent pas généralement les vertus que leurs emblèmes et leurs cérémonies sont destinés à leur retracer.

Un grand nombre de médailles et d'abraxas^ qui portent l'initiation, sont accompagnés d'un rameau. (Voyez Montfatieon et ses plancher des i.®' et 3.* vol.)

Les Parsis se servaient aussi dans leurs mystères de branchés sacrées de hom, elles n'étaient propres au service religieux qu'après qu'elles étaient restées trempées pendant un an dans l'eau bénite {f^oyage auaf Indes y par Kleucher et Zendavesta, m, 6). Les rameaux des Chrétiens romains doivent être également bénis et aspergés avec de l'eau bénite par un prêtre; alors les crédules leur attribuent des pouvoirs miraculeux ^ même celui d'écarter la foudre.

On lit dans Herden {Pkiloêophie de V Histoire, tam. Iil^ $ 29) y que les habitans des bords du Gange s'y baignent pour l'expiation de leurs péchés; mais il faut qu'ils tien-

(1) On trouvera à la suite, qu'une infinité de Saints Evéques furent Grands-Maitres des Maçons.

nent à la main des brins de paille bénis par un Brama , sans quoi Timmersion est nulle.

Cette mort mystérieuse et cette branche qui la manifeste j se trouve aussi dans les mystères des anciens Romains ; nous ne faisons que rapporter ce qu'un mo* derne savant, l'auteur du Poème de la Maçonnerie , observe très -judicieusement (ce qui avait été dit par f Encyclopédie Maçonnique)^ qu'il y a une analogie frappante entre l'initiation romaine et celle des Egyptiens , qui est la même que celle des Maçons d'aujourd'hui.

Les cérémonies maçonniques ont un rapport mar^é avec plusieurs passages de Virgile , qui, non^seulement les expliquent, mais même seraient inintelligibles sans lui* Ainsi , par exemple , dans son 6.™** livre de V Enéide , Enée descend aux Enfers, cherche la branche fatale et mystérieuse (qu'on a comparée au gui dont se servaient les Druides dans leurs mystères ) : là, il découvre le corps de Misène , tué par un Dieu jaloux. Virgile, après avoir décrit le mystère de la putréfaction et de la chair qui se détache du corps, nous dépeint son héros frappant de sou épée des monstres terribles qui s'opposi^nt à son passage , et triomphant enfin de tous les obstacles , même des quatre élémens qui se trouvent précisés dans ses vers.

L'incertitude qui a régné long-temps sur l'affinité des anciens mystères avec ceux des Maçons, a disparu par la comparaison et par le récit des épreuves des anciens ;

Ton voit clairement qu'en elles tout est emblématique , qu'on y représentait aux initiés Favantage des sociétés, la nécessité des lois qui en découlaient ; on y prouvait que l'initiation était un secours de plus pour parvenir à l'exercice de ses devoirs , et qu'il fallait la pureté du cœur et l'habitude des vertus pour l'obtenir. On peut se persuader et on peut dire qu'il est démontré clairement que, par l'initiation, on parvenait à la connaissance des secrets de la nature , et â la vérité ; que cette dernière toute nue ne convenait pas pour tous les yeux; aussi pour participer à cette coimaissance , exigeait-on des épreuves, des grades de mérite, en un mot, il fallait s'en rendre digne.

Ces obstacles préliminaires , que nous lisons dans Setos et dans Virgile > constituaient, à proprement parler, l'initiation ; nos sages instituteurs ont voulu , en les rendant difficiles à surmonter, ne pas rendre trop générale la connaissance des vérités , qui auraient été nuisibles aux hommes i^on destinés â connaître la nature dans sa pureté native : voilà pourquoi , dans les Tem- {des égyptiens , la nature , qui ne représentait que la vérité, était voilée. Mais revenant au poème de Virgile, la Descente d*Enée aua Enfers^ réunit sur l'initiation tout ce qu'on ne trouve qu'avec peine dahs une mul-^ titude d'auteurs; on y voit les épreuves et les cérémonies des mystères; on y trouve les mêmes doctrines : <car si l'on examine les discours de la Sybille ,

dans le langage qu'elle tient, nous trouvons celui des préparateurs égyptiens et juifis, qui étaient chargés d'instruire et de conduire Tinitié dans les épreuves , et le discours d'Anchise nous dévoile le Hiérophante égyptien, juif et grec, qui instruit Tinitié après les épreuves; il roule tout entier sur l'Etre Suprême, sur l'immortalité de Tame , sur les récompenses et punitions futures.

D'après ce que nous venons d'exposer, on peut ai-^ sèment conclure que les Juifs , fondateurs de ces nou-« veaux mystères, indépendamment de ce qu'ils choisirent pour l'Etre allégorique un personnage illustre , réelle-' ment figuré dans la construction du Temple de Salo-^ mon, cherchèrent encore qu'il donnât par quelque rap-»port une idée du sens mystérieux , de l'objet et du fond de l'allégorie cachée : ainsi , ils choisirent Hiram , parce que la Bible ^ liv, m des Roù^ chap, 7, v. i3, le cite comme le fondeur, le ciseleur, le sculpteur de Salomon, ce qui se trouve, confirmé par Joseph ; ils le choisirent par une analogie très-remarquable, car il était le fils de £/r, et. ce mot chez les Juifs se prend pour h feu j qui est le principal des quatre élémens , cause de toute génération chez les Perses et chez les Egyptiens.

Il est à remarquer de plus, que chez toutes les nations qui avaient admis dans leur religion et leurs mystères , le culte du Soleil , les Hiérophantes cachaient l'objet de leur véi^ération par la substitution d'un des héros de leur pays; le? uns établirent la légende de Phthas, le$

autres d'Osiris, de Bacchus, d'Hercule , de Mithras^ d'Ammon, etc. hes Lévites ont dà choisir Hiram, d'après Texercice de son art, 'et diaprés le nom de son père, pour l'être allégorique qui représente le Grand-Architecte du Temple de Salomon; ces Lévites, lors de leur esclavage à Babylone , durent regarder cette liturgie comme Tallégorie de leurs pouvoirs, biens et liberté perdus par leurs Bx)is. Nous avons souvent occasion de reproduire de pareils faits , et la nature de notre sujet nous y force.

Cette allégorie et cette légende d'Hiram varient dans nos Temples ; il en est de même de celle de ses trois assaish sins. Elle est Tallégorie de Jéêtu-ChriH dans la Maçonnerie couronnée, et est suivie par les JBons^Cousiné.

Jésus-Christ , vomme le Soleil, termine sa carrière ^ apostrophé par le mauvais principe ou par le mauvais larron. Le bon principe suit le Christ dans sa gloire : on a même voulu faire ressortir davantage TaU^iorie dans le tremblement de terre, dans les ténèbres, dans le bouleversement de la nature, qui suivent la mort du Divin Mattre, de même que si réellement le Soleil s'é^ tait anéanti. Hiram , dans la Maçonnerie ancienne et acceptée dans un de nos Ordres , est Temblème de Jésus- Christ, du Grand-Architecte , de son Eglise; dans un autre, il représente F ordre parfait qvii se iTOuye dans la nature. Hiram, dans les Kadosch de tous les rites (remarquons que cet Ordre n'est pas, selon les plus sa vans

Maçons , celui des Juifs et de Fantiquité) ^ est cru Tallégorie du martyre de Jacques Molajr et de la destruction des Templiers; opinion adoptée par le régime de la Stricte- Observance , par les rites écossais des Templiers, et même par celui qui s'est dernièrement reproduit sur l'horizon sous la dénomination de l'Ordre du Temjde.

La légende des trois assassins d'Hiram yarie de la même manière; chez les uns, ce fut Judas, Caïphei Pilate; chez d'autres, Luther, Calvin, Zuingler, ou^Ulûram, Romvel, Grevelot, ou Giblon, Giblas, Giblos, ou Juhela, Jubehêfn , Jubelos (i) ; tandis que le Kadosch , la Stricte-Observance et TOrdre du Temple ont Scpiin deFlorian, NefiTodei et Tinconnu dans un point; et dans un autre , on leur suppose avoir Philippe-le-Bel , Bertrand de Gotte et l'inconnu, ou le Grand-Maître de Malte , qui firent périr les Templiers.

Les Rose-Croix de Kilwinning nomment les trois a»^ sassins Caïn , Haken et Heni ; ^tandis que les AdonrHiramites les appellent Hobben ^ Austersfuth, Schterke.

Chez les nations où un pouvoir absolu ou illégitime tient lieu de gouvernement paterniel et représentatif, souvent l'allégorie d'Hiram et de ses assassins s'est prêtée à la commémoration, peut-être irréguliére, de l'assassinat de la liberté civile, occasionné par l'avarice, la siiperstition, le despotisme.

Les Ordres des Maîtres Elus, Kadosch, Templiers,

(i) C'est toujours Philippe-le-Bel qui figure sous ce nom.

etc. etc. j envisagés par quelques cabinets comme dangeoreux , par suite de préyentions mal fondées , furent accusés de vouloir , par leur allégorie j venger la destruction des Chevaliers Templiers dans leurs assassins ; mçds que tous les politiques se désabusent , TOrdre maçon-* nique est bien plus ancien que ces Chevaliers , qui n*y furent admis qu'au iS.™'' siècle^ et desquels on adopta seulement quelques systèmes dans quelque Ordre dont Finstitution est moderne. Par tout ce qu'on vient de dire précédemment , les allégories du Maître, de VElu, du Kadosch, quoi qu'en disent les légendes , ne tienr* nenty par les cahiers qu'on peut examiner ^ qu'à des faits physiques et moraux, liés â d'anciennes institutions ; elles ne se rapportent aucunement à ces jioints historiques et politiques. Mais quand cela serait, que tous ces visionnaires se rassurent; car, dis-je, quand même l'allégorie d'Hiram se rapporterait à la politiq[ue, il est évident qu'alors elle serait bien plus favorable que nuisible à l'autorité royale , même despotique et absolue ; car elle commande la vengeance du meurtre d'un héros égorgé par trois rebelles ; et dans le rite moderne français, elle le commande au nom du plus juste des Rois juifs.

Quant aux Lévites, outre les allégories personnelleis que présentaient leurs mystères, ils en avaient aussi de matérielles-, ce que nous conservons dans tous les rites, comme la pierre cubique, sous laquelle est caché le pré*cieux Delta, qui porte gravé le nom du grand innomi- . nable Jihovah.

Les fiices de cette pierre cubique nous serrent ^ comme les anciennes pierres monumentales ^ i nous rappeler les paroles sacrées de nos mystères et de nos Ordres. Nous en donnons une ici (PUYII) qui sert pour le rite Éc. • . A. • . et Ac,\ en 33 degrés; on y trouve Tessence de bien des rites. Les mots sacrés de pas^e sont , autant que x>ossible , rectifiés d'après les meilleurs indices de M. Delaunajr.

Outre l'allégorie de la pierre cubique , les Lévites avaient aussi celle de la pierre angulaire , placée à Tangle du Temple mystique de Salomon , qui devait servir de modèle à tout parfait ouvrier , et qui , mystiquement dans nos travaux, est composée à'afnour fraternel, de secours, de vérité, vertus nécessaires d tout initié qui veut i>arvenir aux degrés de perfection.

De pareilles allégories appartiennent aussi à d'autres ^ dogmes et religions. Les Musulmans ont la pierre angulaire placée à l'angle du Temple de Caaba, appelée Barktan, objet de leur profonde vénération. Des pierres mystiques sont encore en vénération, de nos jours, dans Jérusalem, sur le Moria, sur le Golgotha, revêtues de titres très-augustes par la légende sacrée des Chrétiens.

A Padoue, on baise avec vénération une pierre noire dans la chapelle de Saint-Antoine (i) ; une pareille se

(i) Cette chapelle, d'une architecture très - élégante , ornée d'exceUens bas-reliefs des plus célèbres artistes du i6."*« siècle , comme Sansovino et autres , porte sui* le fironton une inscription tout-à-fait maçonniq[ue : elle contient les doctrines des premiers Ghi*étiens, Esséniens, Gnosticiens : QucsrUe et inpenietU^ petite et accipieti9f pulsate et aperietur vobh.

trouve à Venise , dans. Téglise de saint Marc ; à Rome , dans celle de saint Pierre , ainsi que dans différentes villes , les chrétiens baisent des colonnes ou des pierres incrustées dans les murailles ; ils imitent en cela les Musulmans y qui croiraient n'avoir pas satisfait au pèlerinage de la Mecque^ s'ils n'avaient pas baisé plusieurs fois la même pierre angulaire.

D'après Suidas , les anciens Arabes adoraient, par des sacrifices y des libations , des fêtes , une pierre noire , haute de six pieds , large de deux , qui était sur une base dorée y l'idole de ThtMaré. Les Indiens y qui donnèrent à l'Asie une grande partie de leurs opinions religieuses y adorent des pierres qui ne deviennent sacrées et ne sont réputées être le siège deBrama y de Wichnou y de Schivan, qu'après les prières et cérémonies des Brames. (Voyez Calmet , tom. xxix y pag. 4oo.}

L'allégorie de la pierre angulaire, et celle de la pierre de Pierre , sont les deux allégories les plus usitées par les orateurs de Rome moderne.

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