‹ La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions égyptienne, juive et chrétienne. Tome premierChapitre 21 sur 38 · DES ESSÉNIENS · texte numérisé non relu

DES ESSÉNIENS

On est fondé à croire que les Esséniens datent de l'esclavage de Babylone; car Ton cite Zorobabel pour un des chefs de cette société religieuse ^ qm existait du temps de Jésus , et on y admit Joseph d'Arimanthée.

Quelques critiques ont cru que les premiers Chrétiens professaient exclusiv«nent leur doctrine; Calmet observe avec beaucoup de sagacité , que ni Jésus ^ ni les Evangélistes , ni les autres Saints-Péres qui ont écrit au commencement de la religion chrétienne^ le Nouveau- Testament y n'ont jamais prononcé une seule fois le nom de cette société si célèbre parmi les Juifs et qui leur faisait le plus grand honneur. Ce silence parait un indice que les premiers Chrétiens en étaient ou une branche ou qu'ils étaient Esséniens dans le fait.

Le langage de Jésus, des Esséniens et des initiés est le même :

« Demandez et vous recevrez ».

« Frappez et Ton vous ouvrira ».

« Cherchez et vous trouverez ».

Nous avons lu cette inscription à Padoue. La «rdyance des Esséniens était l'unité de Dieu^ l'immortalité de l'ame et une vie future : ils avaient puisé cette opinion chez les philosophes grecs^ car les anciens hébreux ne se sont jamaiç doutés de l'immortalité de Tame ; ils croyaient simplement que l'ame n'était que la vita-

litë des corps, ils la plaçaient dans le sang ; c'est par cette raison qu'il était défendu de manger ce qui avait été étouffé 9 par la persuasion où ils étaient, que l'ame restait dans le corps avec le sang. Les premiers Chrétiens ne s'occupaient pas davantage de Famé. S.* Paul, pour se conformer à la loi mosaïque, recommande aux Chrétiens de s'abstenir de chaàr suffoquée et de toute viande sacrifiée aux divinités payennes ; ajoutant qu'en se conformant à cette défense , ils faisaient bien.

Le Législateur des Juife ne parle point d'ame immovr tdle , ni des récompenses ou des peines de la vie fîiturr. Il est vrai que quelques psaumes contiennent l'i^^ abstraite de l'immortalité de l'ame; mais tous ces passages sont susceptibles d'une double interprétation , et cette question parait tranchée par des textes irrévocables et clairs qui prouvent que les Hébreux ne croyaient pas à l'immortalité de l'ame , ni à une vie future.

Voilà comme s'explique le Roi Salomon dans YEecUêioêtey eh, ni, t?. 19 : «Car l'accident qui arrive aux » honmies et l'accident qui arrive aux bétes, est un )> même accident , telle est la mort de l'un , telle est » la mort de l'autre, et ils ont tous le même êouffle , » et l'homme n'a point d'avantage sur la béte, car tout yv est vanité ».

V. 20 : — « Tout va en même lieu , tout a été fait de la » poudre et tout retournera en poudre ».

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