‹ La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions égyptienne, juive et chrétienne. Tome premierChapitre 4 sur 38 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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Opinion des différens écrivains sur l'origine de la Maçonnerie. Le plus grand nombre est d'opinion qu'elle dérive des Égyptiens. — L'Egypte , berceau des sciences et des arts. — Origine des initiations chez les difFérens peuples. De celles des Égyptiens , comparées avec la maçonnique. L'initiation n'était pas accordée indistinctement chez les premiers Chrétiens et chez les Grecs. L'initiation refusée à Néron et à Constantin. — Les doctrines communiquées aux anciens initiés en Egypte sont conservées dans les initiations maçonniques.

Oi un grand nombre d'écrivains ont donné des Mé^ioires sur l'origine de la Maçonnerie , plusieurs ont extra- 'vagué dans leurs narrations; M.' de S.*-Martin prétend que cette institution et sa science ont été créées avec l'Univers.

Smitz yeut qu'Adam ait été le dépositaire de la science

maçonnique , et qu'à sa création il ait reçu de Dieu même ses institutions , c'est-à-^dire la Loi naturelle.

D'autres veulent que la Maçonnerie ait été fondée par Romulus , à Rome ; quelqu'un prétend même qu'elle fut seulement établie dans cette ville du temps de Jules-César , tandis que d'autres ont cru qu'Auguste se fit initier à Athènes, après la bataille d'Actium. Warburston et Bartholi ont cru voir une allusion à l'initiation maçonnique dans la descente d'Énée (i) aux enfers, et bien des commentateurs de l'Enéide trouvent à chaque pas Auguste sous les traits d'Énée. Il y a même des auteurs qui établissent cette légende ainsi qu'il suit : « Que cet empereur ayant remarqué les erreurs du calendrier romain , voulut les réformer; que pour parvenir à son but, il fut obligé d'appeler des savans d'Alexandrie, lesquels n'étaient que des prêtres Coptes qui avaient conservé leur ancien culte, leurs mystères et sciences, entr'autres^ l'astronomie  laquelle ils s'étaient toujours adonnés , malgré les désastres des guerres d'invasion et la soif de l'or de leurs conquérans, qui , en détruisant le temple du Soleil à Hé-> liopoUs, avaient fait disparaître les observations astronomiques que ces prêtres avaient recueillies depuis plus de mille ans. On prétendit même que ces savans , appelés par Auguste à Rome pour rectifier le calendrier, y apportèrent avec l'astronomie les mystères égyptiens qui renferment ceux de la Maçonnerie.

(i) L'auteur du poème la Maçonnerie^ a fait une savante application du même système.

Des auteurs ont cru que les rites maçonniques pro^ venaient des cérémonies et anciens mystères qui , de FÉgypte et de la Phénicie , passèrent directement en Europe ; d'autres supposent que la Maçonnerie a pris naissance dans les écoles de Pythagore et de -Platon ; quelques-uns ont cru voir dans la principale allégorie Torig^ne des mystères institués par Salomon.

Quelques autres ont prétendu que l'initiation maçonnique était très-moderne, et ont très - légèrement écrit que toutes ces histoires n'étaient que de simples suppositions inventées pour donner â la Maçonnerie de rimportance et du lustre.

n y en a qui regardent la Maçonnerie comme une institution religieuse et chrétienne ; ils appuyent leur opinion sur le respect que les Maçoxis ont pour la Bible , sur le grand cas qu'ils font de TÉvangile et de l'Apocalypse de S.*-Jean; ce qui induit à le croire , c'est l'usage immodéré qu'en font les Frères anglais et ceux de l'Amérique du pord ; ces auteurs croient même le prouver par la vénération que tous les Frères portent à Salomon qui, indépendamment qu'il construisit le Temple Saint , écrivit plusieurs ouvrages dévots dont on se sert encore dans plusieurs grades et rites.

Quelques auteurs ont fait de la Maçonnerie une invention des Jésuites , entr'autres Bode , homme de lettres allemand , qui prétendit que Hiéram , tué par deux compagnons rebelles, n'était que l'allégorie de la hié-

rarchie romaine , détruite par Luther et Calvin ; qu'on devait venger ce crime , et que la feuille de la branche d'acacia , si chère aux Frères Maçons , ressemblait exactement au signe épiscopal de Rome.

M. de Launay donne ainsi son opinion sur l'origine et l'ancienneté de l'Ordre , dans son Essai sur la Maçonnerie y édition de Paris, 1820 , chez Hubert, page 4 :

« Quels que soient les doutes élevés par plusieurs » écrivains sur l'ancienneté de la Franc-Maç.\ , nous » ne persistons pas moins â croire qu'elle a son berceau » dans les mystères égyptiens. Les trois grades connus » sous le titre de Maçonnerie Bleue ^ justifient notre » opinion; mêmes épreuves, même enseignement^ mêmes )) résultats , tout y est semblable , à la différence cepen- » dant des machines qu'avaient à leur disposition les » prêtres initians de l'antiquité, du temps qu'ils em— » ployaient pour la préparation du néophyte , et de celui » qui lui était nécessaire pour l'étude des sciences , dont » on se borne dans l'initiation Mac.*, à donner la no~ » menclature. »

Des écrivains font naître la Maçonnerie de la tour de Babel ; ils se fondent sur la légende de l'ordre des iVoa** chites et sur les instructions du rite de la Royale-Arche.

Grandidier, et bien d'autres, prétendent qu'elle prit son origine lors de la construction de la cathédrale de Strasbourg : c^est dans l'année 101 5 que ce monument fut commencé par l'évêque Wernher, et terminé en

1275. Deux ans après, en 1277 , Ervin de Steinbach commença la flèche , qui fut finie en liSg , et qu'on voit élevée à 436 pieds. (Voyez la planche II, n.** îJ). L'on prétend que toutes les confréries de Maçons allemands qui se formèrent depuis, durent leur institution à celle de Strasbourg , ce qu'on expliquera ultérieurement.

Preston, Anderson et Lawrie ont laissé des ouvrages raisonnes sur la Maçonnerie , et on doit leur en savoir gré , quoiqu'une grande partie des Maçons ne partagent point leur avis concernant l'introduction de cette religion en Angleterre : ceux-ci ne peuvent pas admettre que saint Albain, en 289 de l'ère vulgaire , ait été le premier grand-maître de l'Ordre en Angleterre, tel qu'il est de nos jours , ni que saint Augustin en ait été le second en 557. Ils ajoutent qu'il leur est impossible de placer ces saints i la tête des Frères Maçons ; car leurs doctrines devaient se trouver en opposition avec la théosophie des Egyptiens, des Persans, de Zoroastre et de Mythra, de laquelle on est obligé de croire que notre religion tire son origine , modifiée par Moïse et confirmée par les doctrines de notre divin Maître Jésus-Christ.

Quelques Anglais font naître l'institution maçonnique de l'édification de l'église de saint Paul de Londres ; mais ces derniers n'ont écrit que l'histoire de quelques corporations , composées d'ouvriers qui bâtissaient des temples , des tours , des châteaux ; ils ne se sont pas occupés de chercher si le nom de l'Ordre n'était pas

plutôt une allégorie empruntée par une ancienne société secrète Touée à des mystères et à des sciences occultes autant qu'à Tarchitecture. Us ont cru que la Mac.*, était primitiyement composée de coteries semblables à celles des charpentiers, tailleurs de pierres et d'habits, qui étaient dans l'usage de recevoir mystérieusement ceux qui avaient fini leur apprentissage ; et ce qui les engageait à le croire , c'est que beaucoup de ces corporations avaient des emblèmes qui portaient le caractère et la devise des Francs^Maçons., comme il a paru , entr'autres , par un sceau qu^on indique , décrit parmi ceux du moyen âge, lequel, d'après son travail, date du xrv.« siècle, et présente des instrumens maçonniques, avec la légende A^. ar^fV Muratotum Pœtrajolorum ( sceau des maçons et tailleurs de pierres).

Ces coteries subirent bien des péripéties sous différens gouvernemens , à cause de leurs cérémonies clandestines ; elles furent persécutées par l'église romaine , parce que leurs mystères et leurs initiations étaient une imitation du baptême, de la consécration des prêtres, et de l'histoire de Jésus. La conformité des cérémonies et des mystères de l'Ordre maçonnique , avec les cérémonies et mystères modernes de l'église de Rome, occasionna la même persécution , et cette cour s'est efforcée constamment de répandre et de faire croire que , si les Frères Maçons recommandaient à leurs adeptes bien des vertus, ils ne se servaient d'un tel moyen que pour

miner le fondement de la religion catholique , par la célébration de mystères et de cérémonies chrétiennes, et qu'ainsi ils introduisaient dans leur secte un esprit d'indifiërence sur les mystères et les doctrines les plus saintes de Téglise de Rome ^ tâchant par-là d'inculquer la religion naturelle , sous la forme de celle de Jésus- Christ.

Toutes les conjectures et les systèmes qu'on en a tirés ne sont propres qu'à éloigner de la vérité j nous semblet-il y parce que les écrivains qui les ont formés n'ont pas recherché l'histoire maçonnique dans ses grades , dans ses mystères, dans ses difiérens rites ; ils n'ont pas voulu voir que tout , dans cette histoire , tire son origine des mystères égyptiens , des mosaïques , de la Bible , de Jésus-Christ, du Nouveau-Testament, des différentes sectes philosophiques chrétiennes, des chevaliers croisés^ des chevaliers templiers , et d'autres novateurs ou protecteurs de cet Ordre. C'est avec de telles données seulement qu'on peut se guider dans les ténèbres de l'antiquité et dans le dédale des écrits qui ont vu le jour dans les premiers siècles du christianisme et jusqu'aujourd'hui.

Tous les historiens anciens et modernes sont d'avis que l'Egypte fut jadis le berceau des sciences et des arts , et que les peuples contemporains y puisèrent leurs principes religieux et politiques , comme l'a démontré le savant Du puis. Semblable à un arbre aussi ancien

que le globe , TEgypte a élevé sa tête majestueuse dans le chaos de réternité , et a enrichi de ses produits toutes (i) les parties de la terre; elle a poussé ses racines vers la postérité , sous différentes formes , défigurées et hétérogènes en apparence , mais constantes dans l'essence , faisant parvenir jusqu'à nous sa religion , sa morale et ses sciences.

Les mages de la Perse , les philosophes grecs, les prêtres juifs ou les douze Patriarches qui précédèrent Moïse , pendant la captivité en Egypte^ apprirent des prêtres égyptiens leurs dogmes , leurs mystères et leurs sciences avec Fart de gouverner les peuples, selon leurs dispositions morales, leur civilisation et la nature de leur climat.

Ces mystères et ces sciences étaient sévèrement gardés et enseignés par les prêtres qui étaient exclusivement chargés de leur pratique; et pour empêcher que des hommes sans caractère, sans fermeté ni science, ne pussent jamais parvenir à y être admis , ils établirent que les initiés seraient tenus de se soumettre aux épreuves des quatre élémens, épreuves si épouvantables qu'on n'y croirait pas de nos jours , si Ton n'en trouvait des descriptions détaillées chez différens écrivains anciens et modernes. Ces épreuves avaient pour but de s'assurer du courage , de la moralité et de la science du néophyte ,

(i) On a trouvé la conformité de la religion égyptienne en Ame'rique et en particulier au Mexique. (Voyez Carli, LetL Amè, t. I, pag. 490).

et de repousser les Ilotes et la lie du peuple; ce qui a fait dire à Horace :

Odi profanum vulgus et arceo.

Nous conservons dans les épreuves maçonniques d*aujourd'hui encore les noms anciens des voyages auxquels le récipiendaire était soumis , lors de son initiation aux mystères; et nous conservons également Tinscription égyptienne qu'on lit sur le sarcophage d'Hiram dans le souterrain ^ lors de l'admission au sublime degré d'inquisiteur, grand élu Ch. Kadosk : « Quiconque aura fait )) ces voyages seul et sans crainte, sera purifié par le » feu , Teau et Tair, et ayant pu vaincre la frayeur de » la mort^ ayant son ame préparée à recevoir la lumière , » il aura droit de sortir du sein de la terre et d'être ad- » mis à la révélation des grands mystères (i). »

Les prêtres d'Héliopolis, lorsqu'ils sacrifiaient au Soleil, devaient déposer leurs bagues et ornemens d'or^ ou de métal quelconque; ils scellaient la victime avec un sceau qui était analogue à leur initiation. La Loi punissait de mort celui qui aurait immolé une victime qui n'aurait point été marquée du sceau sacerdotal. Ce sceau représentait un homme à genoux , les mains liées derrière le

(i) C'était la même inscription que Tinîtië aux grands mystères de la déesse Isis trouvait à la fin de ses courses. (Voyez Setos, iiv. m f pag. 24o). Apulejus dit que rinitiation est la résurrection à une nouvelle vie.

dos , ayaut â la gorge la pointe d'un glaive pour montrer la punition à laquelle serait soumis celui qui aurait dévoilé les mystères de Tinitiation.

Remarquons que l'initié était nu y ayant un tablier (i) sur le devant. Il était nu pour expliquer qu'il devait laisser voir sans détour ses secrètes pensées; il était dépouillé de tout ornement profane, comme de tout métal, et cette privation devait faire comprendre au néophyte que son nouvel état réclamait de lui la pratique de la vertu; que l'or et les choses précieuses sont presque toujours les instrumens de la corruption humaine, comme le fer l'est de sa vengeance. Nous ne nous occuperons pas i faire des rapprochemens minutieux avec les initiations maçonniques ; tout Frère y trouvera notre type. Nous espérons même qu^après toutes ces considérations, il conviendra que l'objet de nos réunions doit être tout autre que des repas somptueux, mais avoir pour objet tin but utile et élevé aussi moral que théosophique.

Le néophyte, après avoir surmonté les premiers obstacles , après être descendu dans le puits mystérieux (2) , après avoir parcouru la voûte sacrée , était encore mai-* tre de revenir sur ses pas ; mais il n'en était pas ainsi

(1) Planche II, n.» 4.

(2) Il eidsie encore de ces puits dans des anciens bâtimens de la Thébaïde , occupés par des prêtres Coptes. (Voyez les f^oyages de Paul Lucas,) Un tel puits était entièrement configuré dans le modèle de la pyramide découverte par le Frère Belzoni , et qu'on voyait à Londres en 1820.

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lorsqu'il avait passe la porte défendue par les trois gardes , qui étaient des prêtres couverts d'armes et ayant des casques représentant des têtes , symboles des mystères qu'on y célébrait : ces casques étaient ou la tête d'un coq ou f^Ue d'un serpent ; si ces mystères représentaient Osiris ou le Soleil ; celle d'un bœuf , si les (i) mystères étaient relatifs au dieu Apis, et enfin celle d'un chien (2) , si les cérémonies avaient rapport au dieu Anubis.

Le néophyte, après avoir franchi cette«porte. s'engageait à ne plus reculer. Si la fermeté lui manquait dans les épreuves qu'il devait subir, il passait le reste de sa vie dans les appartemens attachés au temple , où il pouvait cependant, par son zèle, monter encore au rang d'officier subalterne.

Dans les épreuves maçonniques, qui sont une imita* tion fidèle de l'initiation égyptienne , il y a un instant où l'on offre au néophyte le choix de se retirer ou d'aller plus avant.

Tout homme pouvait se présenter pour la réception égyptienne , néanmoins tous n'étaient pas indistincte-

(i) On ne saurait autrement expliquer les têtes dont les quatre Évangëlistessont armés dans le plafond , peint par le bienheureux Angelico de Fiessole , et qu'on voit dans la galeiîe de Florence. Planche IV, n." 1.

(3) C'est d'après cette représentation que les Grecs établirent leur enfer , gardé par le Cerbère à trois têtes de chien.

ment admis ; règle qui fut adoptée par les Grecs , par les premiers Chrétiens et par les Maçons , quoiqu'il y eût de temps à autre des exceptions après la corruption sacerdotale.

On trouve que Néron , dans son voyage en Grèce, visita le temple d'Eleusis, et voulut participer aux mystères ; mais la voix du crieur lui défendit de passer outre : il respecta l'ordre et se retira. — Ce même Néron passant ensuite par Delphes, voulut interroger l'Oracle. La Pythie Taccabla de reproches , le mit au rang d'Alm^on et d^Oreste , meurtriers de leur mère. Néron , transporté de colère, voulant que l'Oracle cessât à l'instant, fit couler le sang de plusieurs hommes égorgés à l'embouchure du souterrain sacré ; après quoi il le fit combler.

Constantin qui cherchait tous les moyens pour faire taire les remords de sa conscience , demanda l'initiation à Eleusis ; mais il ne la put obtenir. Est-ce là une des causes de la persécution qu'il fit éprouver aux anciens adorateurs de Jupiter et de Sérapis ? c'est ce que l'on développera dans, le cours de cet ouvrage.

Le Hiérophante des mystères égyptiens représentait le Créateur ; il portait en sautoir une plaque sur laquelle étaient gravés ces mots : f^érité. Sagesse ^ Science, Sa veste était de pourpre brodée ; un diadème éclatant de pierreries qui formaient des caractères expliquant la puissance de Dieu , ornait son front. Une robe de lin blanche, fermée par une ceinture de différentes couleurs , composait le vêtement dont il se servait dans ces cérémonies.

Lorsqu'un initié admis aux grands mystères était devenu prêtre , toute illusion cessait : les instructions consistaient à lui faire connaître la faiblesse humaine , « les » opérations savantes de la nature , le cours des astres , » et l'ordre de r Univers.» Tontes ces connaissances portaient le candidat nécessairement à reconnaître le Grand- Architecte de rUnivers.Les prestiges des cérémonies mystérieuses cessaient d'abord ; Vacolyte n'était plus soumis qu'à l'explication des vérités sures et générales, basées sur la philosophie la plus épurée. Un simple autel dans un jardin enrichi par les dons de la nature , environné d'arbres dont les cimes se perdaient dans les cieux , était le nouveau temple où l'initié était introduit. Les prêtres, habillés d'un simple surplis , faisant un demi-cercle autour du candidat , semblaient , par leur simplicité , rougir de leur orgueil et des prestiges qu'ils venaient d'employer à son égard ; le néophyte concevait alors que les prêtres étaient obligés de se conduire ainsi , pour exercer leur empire sur un peuple ignorant, auquel la saine politique , suivant eux , défendait de faire connaître la vérité j c'était par cette raison qu'il fallait le tromper par des prestiges , des oracles et des divinations.

Dans tous les rites de la Maçonnerie , et particulièrement dans l'Ecossisme et les grades qui en dérivent, on a conservé les formalités des épreuves des mystères égyptiens ; l'enseignement est le même , le résultat

auquel on prétend est le même , avec cette différence que les anciens prêtres initians faisaient partie du gou- Ternement , en étaient même le ressort et Tame , et possédaient des emplacemens très-yastes^ annexés à leurs temples, où le peuple n'avait point le droit d'entrer. Les prêtres , à l'aide de leur puissance et des sciences physiques qu'ils exerçaient, pouvaient , de toute manière , s'assurer du caractère des néophytes ; car l'initiation était la base des religions anciennes , comme elle l'est de la Maçonnerie.

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