‹ La magie assyrienneChapitre 15 sur 201 · IV A 2 a · texte numérisé non relu

IV A 2 a

solitudes inhabitées, soit dans les profondeurs de l'Océan1, soit sur la montagne du levant '. Ils habitent dans le désert, dans les trous de la terre, et sortent des bas-fonds de la terre*. Aussi ne sont-ils connus de personne, ni dans les cieux ni sur la terre4; les étoiles elles-mêmes, qui président aux trois veilles ou divisions de la nuit» ne les connaissent pas b et les dieux, malgré leur sagesse, ignorent leur nom'qu'Ea seul peut révéler à Marduk1.

Ces traits se complètent par ceux que nous pouvons emprunter aux monuments figurés. Gomme dans les textes, nous voyons les démons représentés par des êtres horribles plus voisins delà bête que de l'homme. Voici d'abord une statuette de bronze qui appartient au musée du Louvre. « Une inscription gravée le long des reins nous apprend que c'est là le démon du vent du sud-ouest, vent qui, pour la Mésopotamie, était brûlant et malfaisant entre tous. On ne saurait rien voir de plus affreux que cette tête humaine toute grimaçante, qui a quelque chose de celle du squelette; ses gros yeux d'oiseau et les cornes de chèvre dont elle est surmontée ajoutent à sa difformité. Maigre et décharné, avec quelques indications de poils sur le flanc droit, le corps tient plus de celui de la chauvesouris que de celui de l'homme. Au bout des bras, les mains larges et plates, avec leurs doigts courts, ont l'air de griffes; quant aux pieds, ils sont franchement remplacés par des serres d'oiseau de proie*». — Une plaque de bronze», ciselée

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