IV A 2 6 2-12. Cf. ASKT n<> 11 col
choisi une partie du corps : « l'ekimmu méchant sur sa taille s'est précipité, le galiù méchant sur ses mains s'est précipité, l'itu méchant sur ses pieds s'est précipité ' », et nous savons par un texte analogue* que l'aéakku s'attaque à la tête, le namtdru à l'Ame, Vutukku à ta nuque et Valu à ta poitrine. Les objets inanimés eux-mêmes sont sujets à la possession : il est des démons qui se nient contre la maison et attaquent les murs, s'enferment dans la porte, se cachent dans le verrou*.
Nous ne savons rien de particulier sur Valu, sinon que son nom est la traduction d'un mot sumérien galtu qui signifie aussi lempète et spécialement tempête causée par le veut du sud. Âlû est le nom du taureau céleste créé par Anu pour venger Istar sa fille, et qui est tué par Gilgames et Eabani; or nous savons que le taureau est ta personnification ordinaire de la tempête. Cela confirme ce que nous disions plus haut du caractère primitif des démons. Les Assyriens paraissent lui avoir attribué pour demeure spéciale les ruines : « Alû méchant sors au loin : ta demeure est un lieu isolé, ta résidence est une maison tombée, une ruine »*.
La nature de l'ekimmu est mieux définie. Son nom est tiré de la racine aw, qui signifie enlever, et désigne les mânes de ceux que la mort a ravi, l'esprit qui conserve encore une ombre de vie, lorsque le corps a péri. Cet esprit a besoin du secours des vivants pour soutenir sa misérable existence : on parle avec pitié de celui dont personne ne soigne les mânes, l'ekimmu*, et un Asurbanipal croyait infliger la plus terrible punition aux Elamites en emportant vers l'Assyrie les ossements de leurs rois et en privant leurs mânes de prières et
i.IV R i8n- 4, 3-7.