‹ La magie assyrienneChapitre 18 sur 201 · IV fi 29 n · texte numérisé non relu

IV fi 29 n

; ASKT u- 11 col. III, 46-57.

ida Laiiû. NE, XII, col. VI, 9.

LBS DÉMONS 35

de libations1. Lf ekimmu habitait ordinairement sous la terre1 comme le cadavre dont il était l'âme, et celui qui consultait les morts, le nécromancien s'appelait mu se lu sa ekimmit, celui qui fait remonter les morts. Ekimmu a pour synonyme éulû, celui qui monte1. Dans certains cas, et sans doute lorsque le cadavre n'avait pas reçu de sépulture A, ou que les descendants du mort avaient négligé sa tombe, Y ekimmu sortait des profondeurs de la terre pour venir tourmenter les vivants. Les Assyriens se le figuraient probablement ailé, comme les morts dont parle le poème de la descente d'Istar aux enfers (1. 40). Il est toujours qualifié de malfaisant1; c'est surtout la nuit et dans la campagne qu'il tend ses pièges6. On attribuait aussi une action malfaisante à l'esprit des gens morts de mort violente/ de faim ou de soif7; mais nous ne saurions décider si ces esprits avaient un nom spécial, ou s'ils rentraient dans la catégorie des ekimmu.

S'il ne fallait pas craindre de prendre trop au pied de la lettre une opposition qui n'est peut-être qu'une antithèse purement littéraire, on pourrait dire qu'à la différence de X ekimmu, le gallû habite la ville8. En tout cas on ne le voit guère ailleurs0. C'est là qu'il erre tristement, la nuit, comme an renard. Une incantation le compare aussi à un bœuf impétueux ".

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