IV H 3o* a
io. IV R 1* 6 i5.
L'ilu mauvais est très probablement le dieu mauvais : son Dom est bieh la traduction du sumérien dingir qui signifie dieu. Ce dieu malfaisant serait alors le pendant du dieu gardien de chaque homme dont nous avons parlé plus haut. Nous ne savons rien de plus sur lui.
Le nom du rabisu signifie celui qui guette, qui épie, ou simplement qui surveille. C'est le nom des gouverneurs dans les lettres d'El-Àmarna1. Sir est le rabisu de l'Esarra1, Esum celui des dieux*. Comme démon malfaisant, nous voyons, dans une incantation, le rabisu s'attaquer au cuir chevelu *, sans qu'on puisse rien conclure de ce texte au sujet de ses attributions spéciales. Il était craint des sorcières ellesmêmes, et Ton pensait les effrayer en les menaçant de le lancer sur elles".
Des trois démons femelles que nous connaissons jusqu'à présent, la labartu est celle sur laquelle nous possédons le plus de renseignements. Elle est tout spécialement la fille d'Ânu; celte épilhète est presque inséparable de son nom9 et souvent suffit à la désigner. La voracité est le trait le plus saillant de son caractère. Elle est celle qui dévore7. «Elle boit le sang dont se nourrit le corps de l'homme, la chair qu'on ne mange pas, les os qu'on ne ronge pas8. » Sa tète est une tète de lion, ses dents sont des dents d'âne, elle rugit comme un lion9.
Nous ne connaissons guère du labaçu que le nom, peut-
i. Winckler : Die Thontafeln von Tell-el-Amama, à l'index.