IV R 56 6 39-4o. Cf. IV R
être dérivé d'une racine yib signifiant abattre, jeter par terre. Le sens du mot afyfyazu est plus sur, c'est le démon qui prend,
qui saisit.
Le lilû, la Mît et Xardat lilîy un mâle et deux femelles, forment une trinité de démons que les textes ne séparent guère. Ils personnifient les forces perturbatrices de l'atmosphère; le nom sumérien du lilû,lilla,& pour équivalents en assyrien sâru et zakiku, le vent, la tempête, et Xardat lilî s'appelle, également en sumérien, kiel udda karray la femme du ravisseur de la lumière. Il serait peut-être plus exact de traduire le ravisseur femelle de la lumière, car en réalité Xardat lilî n'a pas d'époux et le Mû n'a pas de femme \ Les textes insistent sur l'impuissance et la stérilité de ces démons. Voici comment ils décrivent Xardat lilî. « La femme de la maison de la tempête s'élance contre la femme dans la maison ; Xardat lilî, qui est dans la maison se jette contre l'homme ; Xardat lilî dont aucun homme ne s'est approché comme d'une femme; Xardat lilî qui, à l'étreinte de son mari n'a pas présenté ses charmes ; Xardat lilt qui dans l'étreinte de son mari n'a pas retiré ses vêtements ; Xardat lilt dont aucun amant n'a brisé l'hymen (?) ; Xardat lilî dont la mamelle n'a pas de lait... »\ Pourtant elle poursuit spécialement les hommes ', et un document lexicographique nous apprend que bâru, choisir, épouser, se disait proprement du lilû qui ressentait sans doute pour les femmes les mêmes désirs impuissants \
La lilît est le seul démon assyrien que l'on retrouve avec certitude chez les autres peuples sémitiques, mais son souvenir s'est perpétué chez eux jusqu'à notre époque. Isaïe décrivant les malheurs qui fondront sur Edom disait : « Les ani-
i. ASKTn* ii col. II, 3o.