l'homme ? ? ? couche-le dessus
36 sur la chair de son corps fais une purification;
37 récite l'incantation d'Eridu;
39 en face du soleil couchant place sa face;
41 le namtar méchant qui l'enchaîne, au loin qu'il se tienne .
42 Exorcisme image du corps ? ?
#6l72 = Craig. Religions Texts, II pi. V
1 Des maléfices ont-ils été faits contre un homme,
2 tu examineras [ces maléfices qui apparaissent en lui ;
les cieux et la terre, face au soleil, [tu les invoqueras].
3 La maladie de ton cœur, à Sam as tu la diras.
4 Face au soleil, contre ces charmes tu immoleras un
cochon.
5 Ces charmes, dans le corps du cochon tu les enfer-
meras.
6 Face au soleil, l'homme contre qui on a fait des ma-
léfices, conformément au rituel tu le placeras.
''" èamad sa v\ tar-ru-da epu-éa êu-u ai i-mu-ra
anaku lu-mu-ra làittisanilu anapân ''" Samsi tu-éak-ba-su u-me-sam
mu-ru-us libbi-su ana samê . . .
-pi-si èu-nu-ti sa libbi zumri éafyi . . . i tar-ru-da su-u ana na bi . . . zi-tar-ru-da ....
jr. 6172 461
7 « èamaà, celui qui a fait des maléfices, celui-là qu'il
.ne voie pas, et que moi je voie! »,
8 sept fois, face au soleil, tu lui feras dire (ces paroles).
Chaque jour, la maladie de son cœur, vers les cieux
9 Ces charmes qui, dans le corps du cochon .... 10 Ce maléfice
11 maléfice
Les chiffres insérés dans la transcription renvoient à mon Syllabaire cunéiforme, pour les signes dont la valeur phonétique n'est pas encore connue.
II R 17-18 col. I, 5. Le sumérien ne contient pas de négation, et le la de l'assyrien est donné comme douteux par Haupt; mais la comparaison des passages analogues me parait justifier ma traduction : Cf. IV R S b 65, là adirûtisunu.
— 6. La, traduction de Delitzsch, H W. 456 a : Haut des KôrperSj die der bôse Utukku weggenommen hat, peut-être plus naturelle au point de vue de la syntaxe, me parait trop peu en harmonie avec le contexte. J'aime mieux croire à une construction un peu dure, résultant de l'effort pour suivre de près le tour sumérien, qu'à une imprécation à « la peau qu'a enlevée Y utukku ». Cf. d'ailleurs un passage analogue V R 50 a 52.
— 14. Au lieu de tum, on pourrait peut-être lire gub = w«zâzu ; les vers signifierait alors : « qui ne reposes pas dans un tombeau ni en aucun lieu », et ferait allusion à l'ombre des morts laissés sans sépulture et aux revenants.
— 15. nu-un-da- ri-a peut signifier « qui n'éloigne pas »; ri z= nisû, Brûnnow2567.
— 61. narufçu le sens de « lien » ressort naturellement de ce passage et de ceux que cite Delitzsch, H W. 482 a qui traduit pourtant « Behdltniss ».
— 62. gulibat et likit rendent tous les deux le sumérien ak-a. Ils sont donc synonymes. Delilzsch rattache le premier, qu'il ne traduit pas, au verbe galâbu couper, raser, et traduit likit supri par Krallengriff. En acceptant l'étymologie de Delitzsch,il faudrait traduire gulibat par « tranchées »; mais alors on ne trouverait pas pour likit 5?/prz une traduction respectant la synonymie signalée plus haut entre gulibat et likit. D'autre
le contexte montre bien qu'il n'est pas question de mas, mais de choses qui ont été en contact avec le corps h u- , et qui sont réputées impures ou capables d'ensorceler. i parait donc impossible de ne pas tenir compte de l'aï-P-4- « peau d'une plaie qui guérit». — /tAiï.au lieu de uer l'action de saisir, devient ce qu'on enlève, le déla rognure; cf. l'arabe %$i « tout ce qu'on ramasse erre ». Sur l'enchantement partes ongles, les cheveux, ïf. Frazer, Golden Bough, I, 375. Sur malû « étoffe de » et non « tumeur » (Delitzsch, H W, 7 b), cf. Jensen, en und Epsen, pp. 400-1.
kuppuru signifiant « purifier » (Zimmern, BKRR, ;), H se rattache tout naturellement à la racine rutS, ùller >i, comme lu'ûtu,« souillure »; akalalt est donc la riture, le remède contre l'impureté. Cf. plus loin IV R 38 et 27 b 54. (Contre Delilzsch, H W 374 a b.) nasâdu signifie peser sur, pousser; la postposition su- ;nne ta = têtu, ina, hors de, montre qu'il ne s'agit pas » aliment qui pèse sur le corps de l'homme » (Delitzscb, , 429 a), mais qui en a été rejeté, i = epiru se lit sahar.
tbu ; je ne connais pas d'autre exempte du verbe têbû le sens actif, qui me parait s'imposer ici.
II, 16-19, noms de démons.
8, lisez : « Avec des cordes... qui par une main pure té apportées, à droite lie-le » ; et dans le texte, 1. 46 et i lieu de du-a, tum-a ; au lieu de ib-ba-la et il-bal-la, ih-
9, lisez : « avec des toisons... lie-le ».
III, 14. Iiusurrâ. Jensen, '/A, XI, 303, propose au lien èurra,K clôture »,ziàurra,« bouillie de farine ».Cesens, ourrait passer dans d'autres textes (IV R 21 b 9), est eplable ici a cause du parallélisme évident de baba et tsurrâ, et, IV R 16 a 28, à cause du parallélisme kttéurtttrtv. Notez en outre la locution kuéurra sa gassi. Enfin 86 o 27 : une fois la statue enterrée, il ne peut plus juestion de l'entourer de bouillie.
I V, 27. «un signifie bien târu, retourner ; mais le sens ppuru me parait ici préférable. Cf. plus haut, col. I, la note.
— 29 et suiv. Il faut couper autrement et traduire : « Hors de son corps qu'ils se tiennent, le mal de tête, etc. ». Le sumérien ta signifie « hors de ».
— 58 til signifie bunnu et non pas kummu (erreur de Brûnnow, 3795), qui est l'équivalent de za-a. Les pronoms possessifs sumériens de la première et de la seconde personne, mu et zu nous indiquent la vraie prononciation des pronoms personnels ma-r (et non pas ga-e, comme lit encore Zimmern BKBR 26, 33), za-e.
II R 51 b 14 et suiv. Cf. BKBR 34, 173-186.
II R 58, n° 6, 45. mu-ir-in-ra que porte le texte, est certainement une faute pour mu-ni-in-ra.
FV Ri a 1. Une glose des textes astrologiques publiés par Thompson {The reports of the magicians and astrologers of Ninevehand Babylon. n* 62, 1. 7) fixe définitivement le sens de surubbû ; on lit en effet surubbû kusçu.
— 6. Sur la lecture EreSkigal, pourNiNKiGAL,cf. Jensen,Mythen undEpen,p. 82, n. 1. 'EpeoxiyaX: Wessely, Ephesia grammata, n° 245, 12, 8, etc.
— 35. Au lieu de izitku, lisez izikku.
— 66 et suivantes. Noms de démons. Cf. II R 17, col. II, 16-
— b 30. littéralement : « que le vaisseau qui l'enchante ». Cette périphrase signifie que Sin ne peut pas être ensorcelé. Sur le rôle des vaisseaux dans les rites de l'ensorcellement, cf. pp. 79-80.
— 42. Pabilsag. Le texte porte is-bil-sag.
— 56. ri = alâlu, Brunnow, 2556 ; z\ = namâru% ib.% 2320.
— 61. ri =ramtî, Brunnow 2573 ; pa = sabarratu, ib., 5588. IV R 1* a 2. amerûti ne peut venir que de amâru et doit
avoir pour régime ûmu sa limuttim imbullu, comme alik mabri à la ligne suivante. Amâru, qui proprement signifie c< voir » a aussi le sens d' « obéir, servir ». La même filiation de sens s'observe dans le mot dagâlu. — 37-38. Nous avons ici l'amorce du texte que Ton trouve complet à la page 1 b 55-63. C'est pourquoi je supplée dans la traduction : « le purifiera, le fera resplendir », qui traduisent BARANTAR1NNAS et BARANTAZIGGAENNAS (1 Ô, 56) Supprimés ici, mais sans lesquels enna resterait inexplicable.
— 68. KI-SU-LU-KU-GAR-RA Se Ht UMMAN.
- * 2. tâbu peut signifier a fort, puissant ». Avec le sens de ». hienfaisant », il serait une allusion h l'orage qui amène la 5 ce ss aire à la végétation.
». muttasrabitàti. L'équivalent sumérien est kas-kas, Mile rl-ru, HDL-niiL dans Reissner, Bytnnen, 18-34. ramme bu-bu n'a qu'une valeur commune avec l'idéoe bol-bul, celle de nuiiu, ébranler ; sarbatu est doue ement un synonyme de nttëêu. Eu tout cas le sens uer, ébranler, convient dans notre texte et dans le i de Reissner cité plus haut.
unâti ina éamè a pour équivalent sumérien : se-ir = i, obéir; Ki, bouche, ordre; ana, ciel ; dug-ga, ordre; nt l'ordre est obéi dans le ciel. Cf. l'arabe ^j, obéir. utukku méchant qui s'est emparé de lui (kamusu). i. Le teste porte it-ta-na-la-lfu.
rkassu, « lien », dans le sens de « charme, ou de charme » (?).
sez : IMI B1-A-D1M.
icz : kîma ëadi-e.
ristu; ma traduction est fondée sur le sumérien mud,
a être plein.
pistu désigne proprement l'Ame, et par suite la per-
peul-être aussi n'est-ce qu'un euphémisme pour >r le membre viril, en sumérien zi-pa-giri, vie-bâtonent.
ri[fji êubat\kuti. Ma restitution est faite d'après le su- , a tak baL'E-ne : « l'eau qui rompt les enchantements »,
ge le signe ti, d'ailleurs douteux, entre ri et ko.
ux larges oreilles », c'est-à-dire intelligent.
6. innassaij. ne peut pas être un passif mais une 'aphe incorrecte pour massais.
n vantes. Il y a ici une espèce d'anacoluthe, mais lesens ; clair : « Avec le beurre et le lait, après avoir récité ;ation, touche l'homme ». C'est par contact avec ces ices particulièrement pures que l'homme est purifié. ri.
miv. Ce morceau, tout en sumérien, sans traduction nne, présente de sérieuses difficultés. Je ne me pique les avoir toutes résolues. Je crois du moins avoir
sens général et marqué les grandes divisions. L. 50-
55, les effets de la maladie sont décrits. — 56. Abrégé de la scène connue entre Marduk et Ea (cf. p. 123-4). — 57 et suivantes, recette pour guérir la maladie. 50. je ne crois pas qu'il faille lire hur-ôag-ga, montagne.
— 51. dim — alâku, Brunnow, 9111.