‹ La magie assyrienneChapitre 21 sur 201 · II K 62 n° 1 col. III, 9 : $<2ru sa lilt · texte numérisé non relu

II K 62 n° 1 col. III, 9 : $<2ru sa lilt

maux du désert y rencontreront les chacals, et les sa'ir s'appelleront les uns les autres; là seulement Lilit fera sa demeure et trouvera son lieu de repos » \ Les Juifs d'aujourd'hui croient encore au pouvoir malfaisant de la Lilit1 et écrivent sur le lit de l'accouchée et sur les quatre murs de la chambre : robib yin mn dtn : « Adam, Eve, dehors la Lilit ! » Lilit est nommée dans les exorcismes syriaques publiés par Gollencz et dans les inscriptions des coupes magiques du British Muséum et du Louvre*.

Le namtdru et Yasakku sont, plus spécialement que tous les autres démons, les maladies qui frappent l'homme. Ils sont presque toujours nommés ensemble, et, après eux, la maladie funeste [mursu la tdbu), ou la maladie nerveuse4. Ils sont qualifiés de douloureux, d'incurables : mursu sa amêla la umassaru*. Le nom sumérien du namtdru (namtar) signifie celui qui tranche la vie; c'est peut-être la peste. Uasa/cku (azag) est celui qui affaiblit. Dans la descente d'Istar aux enfers, nous voyons Namtar, messager d'AUat, frapper, sur Tordre de sa maîtresse, la déesse qui a osé pénétrer dans l'empire des morts « la terre d'où Ton ne revient pas », pour retrouver et ramener à la vie Tammuz son amant : « Va Namtar... lance sur Istar soixante maladies, le mal d'yeux sur ses [yeux], le mal des flancs sur ses [flancs], le mal des pieds sur ses [pieds], le mal de cœur sur son [cœur], le mal de tête sur sa [tête] » \ Quelques démons, qui ne font pas partie du groupe que nous venons d'étudier, sont encore mentionnés, mais très rarement, dans les textes assyriens. C'est d'abord le frallulâi1

t. Isaïe, xxxtv, 14. Sa'ir, bouc, démon à forme de bouc.

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