‹ La magie assyrienneChapitre 22 sur 201 · Descente d'Utar · texte numérisé non relu

Descente d'Utar

dont le nom est tiré d'une racine SSn, qui signifie se cacher dans les trous, et désigne aussi une espèce de mouche : fyallulai est encore le nom du dieu Sulpaea. En même temps que lui est nommé le démon qui envoie les rêves, ilu sa sutti.

Le nakmu et la nakimtu, dont on ne trouve le nom qu'une seule fois dans les textes magiques ft, paraissent personnifier quelque maladie.

Enfin le se du, que nous avons vu appelé à occuper le corps du malade, n'est pas uniquement un démon bienfaisant. Il y a aussi un sêdu limnu ou sedu malfaisant, qui ravage ciel et terre, qui opprime les pays1. En certains cas sêdu est peut-être, comme utukku, un terme générique pour démon, plutôt que le nom d'une catégorie spéciale d'esprits.

La liste des démons que nous venons d'étudier n'épuise pas évidemment celle que l'imagination des Âssyro-Babyloniens avait inventée. Mais, outre qu'il serait peu intéressant de la grossir de quelques douzaines de noms qui resteraient dépourvus de sens et auxquels nous ne pourrions même pas ajouter une épithète, l'impossibilité où nous sommes de distinguer sûrement les dieux assyriens des simples démons nous condamne à être incomplet, si nous ne voulons pas risquer de ranger parmi les démons des êtres que les Assyriens regardaient peut-être comme de véritables dieux. En principe nous avons bien pour nous guider dans notre classification lé déterminatif *-»J- qui signifie dieu, et ne doit précéder que les noms de dieux. Mais l'usage qu'en font les scribes n'est pas assez rigoureusement limité pour que nous puissions considérer la présence ou l'absence de ce signe comme un critérium suffisant. Ainsi le gallû\ \a.labartuky \elabasu*y lenam-

i. IV R 28* no 3, 11.

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