‹ La magie assyrienneChapitre 25 sur 201 · Maïlû I, 5o-5i · texte numérisé non relu

Maïlû I, 5o-5i

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n'avons aucune raison de croire que les peuples qui entouraient l'Assyro-Chaldée, de TElam à la Mélitène, se soient particulièrement livrés à la sorcellerie. Il est plus vraisemblable que c'était là une de ces accusations qu'on se renvoyait de peuple à peuple, et que, si nous possédions la littérature kutéenne ou lullubienne, nous la retrouverions retournée contre les Assyriens et les Babyloniens.

Les sorciers et les sorcières sont des humains, mais la superstition populaire leur attribue des mœurs particulières, et ceux qui prétendent avoir commerce avec les esprits, et commander à la matière doivent rechercher tout ce qui peut frapper l'imagination de leurs contemporains, et, en ajoutant au mystère de leur existence, grandir l'idée qu'on se fait de leur pouvoir. En outre, ceux qui, plus ou moins volontairement, se sont acquis la réputation de sorciers, sont devenus un objet de haine autant que de terreur pour leurs concitoyens ; rendus responsables de maux innombrables, ils ne savent jamais lequel de ces deux sentiments l'emportera dans l'âme de leurs prétendues victimes. Bien plus , une sorcière dont le nom est connu est une sorcière perdue, car alors les charmes ont prise sur elle. Les incantations demandent souvent : « Qui es-tu, sorcière qui me poursuis » *, ou bien « Qui es-tu, fils de qui; qui es-tu, et fille de qui?»*. Et celui qui sait à qui il a affaire s'empresse de le proclamer : « Je vous connais, j'ai pleine confiance : » \ Le premier soin de la sor-

i. Maklù II, 188.

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